Militaire

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Militaire

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:31

:sl: Militaire :sl:




Afin de faciliter l'utilisation de ce rayon, il vous est possible de retourner au sommaire ci-dessous en cliquant sur les titres des sujets que vous avez consulté.
Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, qu'il y a une imperfection ou qu'un besoin de mise à jour est nécessaire, veuillez suivre la démarche dictée dans le chapitre "À lire!" à cet endroit.

Bonne lecture!

Sommaire

Informations

Chants

Sun Tzu



Dernière édition par Pouyss le Dim 6 Juil - 21:31, édité 19 fois
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Armes et armures

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:35

1. Armes et armures





Les armes offensives utilisées durant le Moyen-Âge jusqu'à l'invention de la poudre sont toutes plus ou moins dérivées d'armes connues depuis l'Antiquité. On peut, à la rigueur, mentionner deux exceptions : l'arbalète et l'hallebarde. Ceci peut être attribué au fait que la fabrication de telles armes étaient relativement simple et d'un coût peu élevé. A l'opposé, la création d'armes défensives de qualité était beaucoup plus coûteuse et demandait une technologie pointue du travail du fer. Les bonnes armures étaient donc réservées à une élite et leur fabrication fit de gros progrès au Moyen-Âge.
Ces quelques pages vont vous permettre, je l'espère, de mieux connaître les armes et armures employées par les chevaliers et hommes d'armes du Moyen-Âge.





Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.


Dernière édition par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:45, édité 1 fois
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Les armes de jet

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:37

Les armes de jet



L'Arc


Archer Anglais du XIVème siècle équipé d'un grand arc et d'une épée


Cette arme de jet, dont le concept est très simple était déjà connue des chasseurs du Néolithique. C'est à l'origine un simple bâton de bois, légèrement courbé, avec une corde attachée à ses deux extrémités. Une première amélioration a été l'introduction de contre-courbes qui augmentaient l'amplitude pour une même longueur d'arc. Ensuite, vinrent les arcs composites renforcés par de la corne et des nerfs. Cet arc acceptait une courbure plus importante et dégageait beaucoup de puissance, mais était plus difficile à bander. L'efficacité d'un arc dépendait grandement de la qualité des flèches utilisées. Elles devaient être aérodynamiques et assurer une trajectoire stable. De plus, étant produites en grande quantité, elles devaient être relativement peu coûteuses à fabriquer. La longueur de la flèche était calculée en fonction de l'arc. Les arcs très durs à bander tiraient des flèches courtes alors qu'un arc souple comme le grand arc anglais pouvait envoyer des flèches d'un mètre de long.

L'archer au Moyen-Âge

L'arc était certainement l'arme la plus facile à fabriquer, mais il exigeait une longue pratique. C'est pourquoi les archers faisaient partie de corps spéciaux aux seins des armées. L'archer était généralement vêtu légèrement pour se déplacer rapidement à pied. Outre son arc, il possédait un carquois pour loger ses flèches et une arme auxiliaire (épée, couteau) utilisée au corps à corps. Lors d'une bataille rangée, les archers envoyaient leurs flèches en l'air ce qui leur donnait une trajectoire parabolique avant de retomber verticalement sur les troupes ennemis. Les seigneurs français du Moyen-Âge n'étaient pas favorables à l'établissement de compagnies d'archers alors que celles-ci se développèrent en Angleterre et ailleurs. Les Anglais utilisaient le grand arc (jusqu'à deux mètres de long) qui nécessitait plusieurs années d'entraînement et de pratique. Cette tactique fut payante et, pendant la guerre de cent ans (1337-1453), les archers anglais décimèrent la cavalerie française lors de plusieurs batailles.

L'arbalète


Arbalétrier bandant son arme à l'aide de l'étrier et de la boucle attachée à sa ceinture


Arme de jet dérivée de l'arc utilisée dès le Xème siècle. Elle est composée d'un arc de corne ou de métal, d'une pièce en bois permettant de fixer l'arc (arbrier) et d'un mécanisme permettant de maintenir la corde tendue (noix), de lâcher la flèche (détente) et de bander l'arc. Les flèches courtes tirées par l'arbalète s'appellent des carreaux. Très puissante et précise, c'était une arme très meurtrière, elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 (entre Chrétiens, mais permise contre les infidèles). Sa portée pouvait aller jusqu'à 150 mètres. Ses défauts étaient son poids et sa cadence de tir (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Mais l'arbalète était plus facile à manier que l'arc et nécessitait moins de temps pour la formation des tireurs.
Les différents types d'arbalètes se caractérisent par le mécanisme utilisé pour bander l'arc : à la main, à pied de biche, à tour ou à cry. Des mécanismes plus sophistiqués permettaient une plus grande puissance, mais alourdissaient l'arme. Les premières arbalètes se bandaient à la main à l'aide d'un étrier et d'un crochet attaché à la ceinture. Les arbalètes à pied de biche étaient plutôt utilisées par des cavaliers. Elles étaient plus légères et plus facile à bander.

Cette arme fut remise en cause pendant la guerre de cent ans après les batailles de Crécy (1346) et d'Azincourt (1415) où les archers anglais surpassèrent les arbalétriers français. Il est vrai que par son poids et son temps de rechargement assez long, elle était mieux adaptée à la défense d'une place forte plutôt qu'à une bataille rangée. Elle fut toutefois utilisée jusqu'au XVIème siècle.


Différents mécanismes pour bander l'arbalète (de gauche a droite : à tour, à pied de biche, à cry)






Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

L'épée

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:38

L'épée




Chevalier avec épée courte tenue à deux mains


C'est l'arme par excellence du chevalier et de l'homme d'arme. L'origine de l'épée remonte à la plus haute Antiquité et même sans doute à l'Âge du bronze. Les Grecs et les Romains utilisaient des épées plutôt courtes (60 centimètres environ) d'abord en bronze, puis en fer. Toutefois, leur qualité n'était pas excellente. L'usage de l'épée longue semble débuter à l'époque Franque et plus spécialement Carolingienne. À partir de cette période, l'épée devint l'arme la plus noble et portait même souvent un nom (la plus célèbre est Durandal, l'épée de Roland) et son pommeau renfermait parfois des reliques. Elle mesurait environ 90 centimètres.
Jusqu'au XIIème siècle, l'épée, qui possédait deux tranchants se terminait par un bout plutôt arrondi. Cela indique certainement que c'était une arme utilisée pour la taille et non pour les coups d'estoc. À la fin du XIIème siècle, la poignée devient assez longue pour permettre de se servir de l'arme à deux mains. Ensuite, la forme de l'épée ne se modifie guère jusque vers le milieu du XIIIème siècle. À cette époque, on distingue deux types d'épées : les épées à lame légère, utilisées de taille et d'autres à l'armes lourdes, plus courtes et destinées à des coups d'estoc. Les chevaliers en possédaient souvent une de chaque, la première utilisée à cheval et la seconde pour le combat à pied. Au XVème siècle, les armées donnant un rôle important à l'infanterie, comme les Suisses par exemple, équipèrent leur fantassins de grandes épées à deux mains pouvant atteindre jusqu'à 1m65. Elles étaient utilisées pour faire des ravages contre les escadrons de cavalerie.

La poignée



Différents types de poignées


Épée du XIIème siècle


Épée à 2 mains du XIVème siècle à quillon recourbé


Épée du XVème siècle


Épée du XVème siècle à quillon chevauché






Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

La lance

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:39

La lance




Chevalier du XIVème siècle tenant sa lance sous l'aisselle


La lance sous sa forme la plus simple (long bâton de bois pointu et durci au feu) fut employée depuis la Préhistoire, alors même qu'on ne faisait pas la distinction entre armes de chasse et de guerre. Des pointes en pierre, en bronze et enfin en fer furent peu a peu ajoutées. Les premières lances de l'Antiquité étaient plutôt courtes (1m60 environ) et maniées d'une seule main. Des armes beaucoup plus longues furent ensuite utilisées par les Hoplites (soldats Grecs) et surtout les Macédoniens (jusqu'à 6 mètres de long).

La lance comme arme de cavalier apparut au XIème siècle. Elle ne dépassait guère 3 mètres et était utilisée comme une arme d'hast pour charger. Elle était souvent ornée d'une bannière. Vers la fin du XIIIème siècle, une garde d'acier fut ajoutée pour protéger la main du chevalier. La façon de tenir la lance à changer au XIVème siècle grâce à l'emploi d'un crochet fixé sur l'armure et destiné à maintenir la lance sous l'aisselle du cavalier. Avant cela, cette arme était tenue horizontalement au niveau de la hanche. Cette nouvelle technique permit l'utilisation de lances de plus en plus lourdes et longues (jusqu'à 5 mètres). Les lanciers formaient alors un corps d'élite, car l'apprentissage n'était pas facile et les chevaliers Français étaient certainement les meilleurs à cet exercice, ce qui n'a pas empêcher la défaite à la bataille d'Azincourt (25 octobre 1415). La lance fut abandonnée au combat au XVIème siècle remplacée par les armes a feu.





Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

La hache

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:40

La hache




Soldat du XIVème siècle possédant une hache à pointe derrière le tranchant


La hache en tant qu'outil est connue depuis la Préhistoire. Les soldats Romains en utilisaient, mais uniquement pour couper le bois. Les peuplades germaniques semblent être les premières à avoir utiliser la hache au combat.
Les Francs se servaient d'une hache courte au fer lourd, appelée francisque. Elle pouvait être lancée à 3 ou 4 mètres de distance. À l'époque carolingienne, la hache dite "danoise" est utilisée au combat. Elle est assez longue (environ 1m50) et tenue à deux mains. Elle sera utilisée jusqu'au XIIème siècle (les Anglais en possédaient à la bataille d'Hastings, en 1066). La chevalerie française adopta la hache vers la fin du XIIème siècle à la suite des premières croisades. Au XIIIème siècle, les fantassins portaient également des haches plus ou moins longues. À partir du XIVème siècle, des haches nouvelles apparurent : elles étaient forgées de façon à pouvoir frapper de taille et d'estoc. Une pointe aigue était ajoutée derrière la partie tranchante. Les haches des fantassins avaient aussi une pointe au bout du manche, genre baïonnette. Le manche s'allongea également et cette hache prends le nom de hallebarde au XVème siècle.


Francisque


Hache danoise


Carolingien tenant une hache à deux mains






Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Le fléau

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:41

Le fléau




Homme d'arme muni d'un fléau (début du XVème siècle)


Arme composée d'un manche de bois muni d'une chaîne métallique à laquelle est accrochée une masse de fer. Le fléau était surtout employé en Allemagne et en Suisse à partir du XIIème siècle, mais beaucoup moins en France.
Cette arme était terriblement destructive pour les hauberts, mais pouvait également blesser celui qui la maniait. Les fléaux des fantassins avaient un manche plus long afin de pouvoir atteindre les cavaliers.
La masse suspendue à la chaîne était généralement sphérique et munie de pointes plus ou moins longues, mais elle pouvait aussi n'être qu'un lingot de fer rectangulaire.


Goupillon (début du XVème siècle)


Le Goupillon était une sorte de fléau équipé de plusieurs chaînes terminées par des boules garnies de pointes acérées. Il fut très populaire en Angleterre et dans les Flandres, mais demandait une grande dextérité pour être manié.
Le fléau fut utilisé jusqu'au XVIème siècle.





Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

La masse

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:41

La masse




Morning star


C'est une arme offensive composée d'un manche et d'une partie contondante à une extrémité. La simple massue est certainement l'arme la plus anciennement connue. À l'origine, ce n'était qu'un bâton de bois sur lequel était resté la souche.
Au Moyen-Âge, la masse est admise dans les combats vers la fin du XIIème siècle. La partie contondante est faite de métal (bronze, plomb ou fer) et de forme cylindrique ou sphérique. Les Anglais utilisaient beaucoup la "morning star", terminée par une boule munie de pointes.


Masse a manche de bois du XIIème siècle


Masse a manche de fer du XVème siècle


Les coups portés par une masse pouvaient très bien briser le crâne ou casser un membre à travers une cotte de maille. Au XVème siècle, les progrès du travail du fer permirent de fabriquer des masses, dont l'extrémité était formée d'une série de lames et le manche devint également en fer pour éviter qu'il se brise.





Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

L'armure

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:43

L'armure





L'homme d'arme comprit très vite que se défendre lors du combat était au moins aussi important que de porter un coup à l'ennemi. Aussi, parallèlement au développement d'armes offensives, se développèrent des armes défensives, dont le bouclier est sans doute la première. Ensuite, il apparut logique de protéger la partie la plus vulnérable (la tête), puis d'étendre cette protection aux autres parties du corps.
Le terme armure apparaît en réalité au XVème siècle pour désigner l'ensemble des protections de fer ou d'acier portées à la guerre ou pour les joutes. Avant cela, on parlait de harnois ou d'adoubement. L'armure est ici employée pour désigner l'habillement militaire en général.

Antiquité

Des vêtements rembourrés et sans doute des armures de cuir furent les premières protections du corps du soldat. L'étape suivante fut d'ajouter des petites pièces de métal cousues sur le vêtement... Des armures faites d'écailles de bronze furent ainsi utilisées en Mésopotamie et dans l'Égypte ancienne, mais étaient probablement réservées à une élite.
Les Grecs et les Romains portaient des cuirasses de bronze ainsi que des protections pour le bas des jambes et parfois les avant-bras. Bien que le fer soit connu, le bronze était couramment utilisé, car il permettait de fabriquer facilement des cuirasses d'une seule pièce. C'est pour cela que les premières protections en fer se composaient de plusieurs lames articulées (cuirasses romaines). Le développement de l'armure s'arrête pratiquement avec la chute de l'Empire romain. Les tribus barbares ne portaient généralement qu'un bouclier et un casque comme protection.



Haut Moyen-Âge (VIIIème, XIème siècle)

L'armure fait sa réapparition à l'époque carolingienne reprenant à quelques modifications près, l'équipement de la fin de l'Empire romain. Ainsi, la plupart de armures sont faites de pièces de métal (fer ou bronze) cousues sur une étoffe épaisse, parfois renforcée de cuir. Ces pièces peuvent avoir différentes formes : écailles, rectangulaires ou anneaux. Ces derniers composent ce que l'on appelle la broigne. Elle fut utilisée par les Carolingiens (dès le VIIIème siècle) et les Normands (XIème siècle) et continua à être portée parallèlement à la cotte de maille. La broigne descendait au-dessous du genou et se revêtait par dessus une tunique légère.


Soldat carolingien avec un corselet recouvert de métal, un casque et sous celui-ci une coiffe


XIIème et XIIIème siècle

Ce n'est sans doute que vers le milieu du XIIème siècle que la cotte de maille fut largement adoptée. Composée de mailles de fer entrelacées, véritable tissu de métal, elle est aussi appelée haubert. Le haubert se portait sur un vêtement rembourré, le gambison. Un capuchon de mailles et des gants de peaux complétaient parfois l'équipement. Certains hauberts descendaient presque jusqu'à la cheville.
Durant le XIIIème siècle, des gantelets et des chausses de mailles complétèrent la cotte de mailles et une tunique d'étoffe (surcot) se portait par dessus. Le haubert résistait assez bien aux flèches, coups de lance et d'épée, mais était beaucoup plus vulnérable aux armes de choc (masse, marteau, fléau). Des pièces de fer furent peu à peu ajoutées dès la fin du XIIIème siècle.


XIIème siècle - Haubert de mailles long et casque conique à nasal


XIIIème siècle - Cotte de mailles complétée de chausses et de gantelets, surcot et heaume cylindrique


XIVème et XVème siècle

Des protections de fer supplémentaires furent donc fabriquées, afin de mieux protéger les différentes parties du corps : bras, torse, coudes, genoux, jambes et pieds. Les hommes d'armes ne les portaient pas forcement toutes et le début du XIVème siècle marque une période de transition entre la cotte de mailles et l'armure de plates complètes. Au début du XVème siècle, l'armure de fer est définitivement adoptée par les chevaliers. Cette équipement est souvent nommé "harnois blanc" à cause du fer poli et brillant, dont il est fait. Les fabriques d'armures les plus renommées étaient italiennes (Milan) ou allemandes (Nuremberg). Des armures magnifiques continuèrent à être utilisées au XVIème siècle, mais plus par tradition que par réelle nécessité, l'introduction des armes à feu dans les combat les rendant dépassées.


XIVème siècle - Gambison, haubert, surcot, cubitières, genouillères et grèves


XVème siècle - Armure de plates complète, gorgerette de mailles et bassinet






Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Les deux images en couleur proviennent respectivement des sites Saint Gervasy et Antiquité tardive et Moyen-Âge. Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Le heaume

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:43

Le heaume





Le terme heaume n'apparaît qu'au XIIème siècle pour désigner une armure de tête. Toutefois, le casque était utilisé depuis l'Antiquité. Les Grecs portaient déjà un casque rappelant par sa forme le heaume du Moyen-Âge. Le casque romain enveloppait exactement le crâne et possédait deux jugulaires, mais laissait le visage découvert. Il était parfois surmonté d'un cimier. Les améliorations successives du casque consistèrent à couvrir de plus en plus le visage rendant difficile l'identification de son propriétaire. On pense que c'est cela qui a donné naissance à l'Héraldique, science des blasons. On peut voir, sur la tapisserie de Bayeux, Guillaume de Normandie obligé de relever son casque pour montrer à ses hommes qu'il est toujours en vie. Vers le Xème siècle, on utilisait le casque conique à protection nasale, dont l'origine est certainement normande. Il fut encore utilisé en certains endroits jusqu'au début du XIIIème siècle.


XIème siècle - Casque conique avec protection nasale


XIIème siècle - Heaume cylindrique à dessus plat


XIIème siècle - Heaume à bassinet


À partir du XIIème siècle, le besoin de mieux protéger le visage amena la création du heaume cylindrique enveloppant la tête entière avec des fentes pour les yeux. Ils avaient le dessus aplati, ce qui était une régression, car ils étaient plus vulnérables aux coups portés sur le dessus de la tête. Ces heaumes étaient lourds et rendaient la respiration difficile, ce qui explique qu'ils étaient uniquement portés pendant le combat. L'amélioration des techniques de travail du fer permit de revenir à une forme conique sur le dessus du heaume tout en gardant la protection totale du visage (milieu du XIIème). Le bassinet, qui apparut vers le début du XIVème siècle améliora considérablement le confort du chevalier. Il était moins lourd que le heaume du XIIème et équipé d'une visière pouvant être relevée ce qui facilitait la respiration. Sa forme était étudiée pour dévier les coups de lance, mais également pour mieux résister aux coups de tailles portés par les épées et masses d'armes.

Vers la fin du XIVème siècle, en plus du bassinet, un nouveau heaume apparaît : le heaume à "tête de crapaud". Ses surfaces fuyantes permettaient de dévier les coups et il fut très utilisé dans les tournois et joutes. Le heaume disparaît complètement à la fin du XVème siècle remplacé par l'armet et la salade. L'armet, plus léger que le heaume et le bassinet, pouvait être porté sans fatigue pendant longtemps. La salade était une sorte de chapeau de fer allongé à l'arrière du cou, possédant ou non une visière, mais sans protection au niveau du menton. Sa forme fait parfois penser aux casques allemands de la première guerre mondiale, sans qu'on sache si ces derniers s'en sont inspirés.


XIVème siècle - Heaume à "tête de crapaud"


XVème siècle - Salade






Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Le bouclier

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:44

Le bouclier




Bouclier rond carolingien avec l'umbo en son centre


C'est la plus basique et ancienne arme de défense utilisée par les guerriers. Instinctivement, les hommes utilisèrent des planches de bois pour se protéger des premières armes offensives (haches...). Ensuite, les attaches furent ajoutées, ce qui permettaient de mieux tenir le bouclier et d'avoir une main libre pour tenir la hache. Une sangle était parfois utilisée pour porter le bouclier sur le dos lors des déplacements et probablement pour libérer la seconde main lors du maniement d'armes lourdes. Les premiers boucliers étaient ronds et ne protégeaient qu'une partie du corps. Ceci était efficace pour les combats au corps à corps, mais l'était moins contre les armes de jets qui pouvaient atteindre les parties non protégées. Les Romains le comprirent et leurs boucliers à bords droits leur permettaient de former des "tortues" pour avancer tout en étant à l'abri des tirs de projectiles. Les boucliers gaulois étaient en osier et peaux renforcés de métal, dont l'attache saillante s'appelait l'umbo. Cette attache était parfois si saillante, qu'elle fut quelquefois confondue avec un casque.

Durant le Haut Moyen-Âge, les Francs et les Vikings utilisèrent plutôt des boucliers ronds. Ils étaient souvent recouverts de cuir pour améliorer la rigidité. Le bouclier du Moyen-Âge est connu sous le nom d'écu qui vient du romain Scutum et désignait un bouclier long. Ce sont les Normands qui répandirent l'utilisation du bouclier long à partir du XIème siècle. Il était toujours arrondi sur le dessus, mais allongé, afin de protéger la jambe. Il possédait toujours l'umbo, avait une bordure métallique et mesurait environ 1m30 de haut.


Bouclier normand du XIème siècle


L'amélioration des armures et l'utilisation du cheval dans les combats amenèrent à utiliser des boucliers plus petits. L'umbo ne fut plus utilisé et le dessus arrondi disparu également (peut-être pour améliorer le champ de vision) et cette forme en V du bouclier est le plus souvent utilisée pour représenter les blasons. En effet, à partir du XIIIème siècle, l'écu porte régulièrement les armoiries de son propriétaire ce qui permet de l'identifier. Au XIVème siècle, une nouvelle forme de bouclier apparut : le bouclier de tournoi. Il était plutôt petit et possédait une encoche sur le dessus pour supporter la lance. Ce siècle vit également l'apparition du Pavois, grand bouclier ovale ou quadrangulaire utilisé par les fantassins et les arbalétriers. Il se plantait dans le sol et permettait de protéger les arbalétriers spécialement exposés pendant le rechargement de leurs armes.


Arbalétrier se protégeant derrière son pavois






Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Châteaux et fortifications

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:50

2. Châteaux et fortifications




Voici ce qu'est le château fort dans l'imaginaire collectif


Mais comment en est-on arrivé là? Et qu'elles ont été les évolutions au cours du temps?
Voici un petit historique de la fortification du Xème au XVème siècle en 3 périodes :
    -la défense passive;
    -la défense active;
    -l'avènement de l'artillerie.
LA DÉFENSE PASSIVE

Xème siècle : la motte

Avec la constitution du système féodal, la motte devient un symbole de puissance et le siège du pouvoir. La main d'œuvre est gratuite car le seigneur se sert de son droit de ban pour imposer la corvée.

La motte, souvent artificielle, mesure de 10 à 30m de haut et est entourée d'un fossé qui peut être en eau, il s'agit alors de douves. La motte est couronnée d'une palissade qui enferme quelques bâtiments dont une tour en bois ou en pierre. Un escalier ou une rampe permet de descendre dans la basse-cour. Cette dernière, également ceinturée d'une palissade, renferme les habitations. Le tout est cerclé d'un fossé.

La défense ici consiste en une suite d'obstacles : Fossés, haute butte et palissades. Ceci peut paraitre rudimentaire mais à cette époque les armées sont très petites.



Pour les assaillants le feu est la plus grande arme, mais le blocus est quasiment impossible. La sape, technique qui consiste à pratiquer un trou au bas d'un mur pour en provoquer l'éboulement, est tout de même possible; c'est pourquoi les hourds font leur apparition. Il s'agit de cages en bois qui permettent le flanquement vertical et donc la protection du bas des murs qui en sont pourvus.


Hourds protégeant la sape au château de Tournoël


Hourds protégeant la porte du château de Murol


Mi-XIème : la tour maitresse

Elle est d'abord un symbole monétaire car cette fois le seigneur doit payer des charpentiers et des maçons spécialisés. Construite en bois ou en pierre, on l'appelle le Donjon. La grande majorité des tours maîtresses ont une vocation mi-défensive, mi-résidentielle. En ce qui concerne leur forme, il n'y a pas de règle. Plus les seigneurs sont fortunés, plus les formes sont évoluées : carrée, rectangulaire, circulaire, en trèfle, parfois flanquée de tourelles.


Tour ronde à Ribeaupierre


Tour carrée à Opme


LA DÉFENSE ACTIVE

Henri Plantagenêt, roi d'Angleterre depuis 1154, remplace le service militaire obligatoire de 40 jours par un impôt en 1157. Avec cet argent il recrute des mercenaires pour créer une armée permanente. Trois ans plus tard, Philippe Auguste monte sur le trône du royaume de France et impose le même système. Avec l'avènement de ces nouvelles armées le siège et la prise des châteaux deviennent possibles. La défense doit donc évoluer et devenir active.

Philippe Auguste fait construire le Louvre à la fin du XIIème siècle et c'est ce modèle qui va se répandre. Le donjon est circulaire et a une vocation purement militaire. Des murs - ou courtines - en pierre, d'une épaisseur de 2m minimum et souvent crènelés, entourent complètement le château. La forme de cette enceinte, carrée au Louvre, dépend souvent du terrain. Ces courtines sont régulièrement flanquées de tours, principalement circulaires et semi-circulaires en France. Le nombre de ces tours de flanquement est un symbole de puissance.

Pour éviter les angles morts une échauguette peut être placée en encorbellement sur un mur ou une tour. Il s'agit d'une petite guérite qui ne laisse généralement la place qu'à un seul homme.


Voici un exemple à Château-Queyras


Pour que la défense devienne active il faut pouvoir tirer sur l'assaillant, d'où l'apparition de mâchicoulis et d'archères et la généralisation des hourds.

Les mâchicoulis sont des avancées de pierre, aménagées en haut des tours ou des murs, avec une ouverture vers la bas qui permet de jeter sur l'ennemi toute sorte de projectiles.

Les archères sont des percées verticales faites dans les tours, parfois à plusieurs étages, destinées au tir d'armes à cordes : arcs et arbalètes. Les archères peuvent être munies d'un étrier pour permettre le tir vers le bas, ou d'une croix à mi-hauteur pour faciliter la visée. Parfois les archères atteignent des hauteurs supérieures à 4m, elles sont alors seulement dissuasives. Leur nombre aussi avait un certain pouvoir de dissuasion, car elles pouvaient laisser croire à une grande capacité militaire même si elles n'étaient pas toutes pourvues de tireurs.


Sur cette photo prise à Vendôme, on voit bien la complémentarité entre les mâchicoulis et les archères


On retrouve mâchicoulis et hourds au dessus des portes des châteaux, car il est évident qu'il s'agit d'un point fragile. La défense est augmentée par la présence d'assommoirs et/ou de herses et parfois même d'un sas entre deux portes.
En Angleterre les portes sont souvent des tour-portes, en France la mode est plus au châtelet. La porte est alors située entre deux tours jumelles, comme sur l'exemple ci-contre à Sedan.



AVÈNEMENT DE L'ARTILLERIE

Dans la première moitié du XIVème siècle l'artillerie commence à voir le jour. Au début, les bombardes ne tirent que des boulets en pierre assez peu efficaces contre les châteaux. Mais à partir du XVème siècle les progrès sont importants, avec notamment l'apparition de boulets en bronze, puis la généralisation des boulets métalliques. Les châteaux doivent une fois de plus évoluer pour répondre au canon. En ce qui concerne la défense, des tours canon sont construites, parfois en enchappant d'anciennes tours de flanquement. Elles ont une épaisseur dépassant les 5m et sont rondes pour résister au tir. L'épaisseur des murs doit également être revue, il s'agit du remparement. Cette technique consiste à construire un deuxième mur en avant du premier et de combler l'intervalle avec de la terre et de la pierre.


Archères-canonnières de Miolans


Pour ce qui est de l'offensive, les archères se voient transformées en archères-canonnières par l'élargissement de l'étrier. Ceci permet, pendant le temps de refroidissement de l'arme à feu, de tirer avec des armes à cordes.

Des canonnières sont également construites, elles sont destinées uniquement au canon et ont une forme plutôt horizontale.

Vers la fin du XVème siècle, apparaissent les premiers évents, qui permettent l'évacuation des fumées. Parfois sont également aménagés des renforcements de protection pour l'artilleur. En effet à cette époque le matériel n'est pas toujours très fiable et menace d'exploser.


C'est le cas sur cet exemple, toujours à Miolans






Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à cet endroit. Il est tiré en presque totalité de la Bibliothèque du Château de Rouen.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Déroulement des futures batailles dans les Royaumes Renaissants, selon Compiègne

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 22:59

3. Déroulement des futures batailles dans les Royaumes Renaissants, selon Compiègne (erroné)



Voici une chronique très intéressante, car celle-ci traitant de la première grande bataille des Royaumes Renaissants (celle de Compiègne), en alpha test, pour avoir une idée de ce que sera une guerre.

1°Les règles

I. Déplacement, actions et armements des armées

Les personnes qui choisiront de s'enrôler seront averties qu'elles pourront être amenées à être tuées, blessées, et à se déplacer (important).

Le connétable ou capitaine décidera du salaire pour chacun des soldats.

Il serait bien, mais facultatif, que l'on indique un nom de commandant pour chacune des armées constitués. Vous pouvez avoir deux armées sur le même nœud, sans problème. Le fait d'avoir ou non un chef ne fera aucune différence pour le combat.

Chaque jour, avant minuit, chaque personnes choisies indiquera quel mouvement effectue chacune de vos armées. Les mouvements possibles sont :
    -rester sur place;
    -avancer vers tel nœud (le déplacement est de deux nœuds max);
    -rentrer dans la ville (si la ville est sous contrôle);
    -sort de la ville;
    -assiéger la ville.
Pour chaque armée, on devra indiquer un nœud de retrait pour chaque armée (nœud sous votre contrôle, vers lequel battront en retraite les armées vaincues) OU BIEN on indiquera "pas de retraite" - et alors l'armée résistera pied à pied en cas d'attaque, sans retraite, jusqu'à dislocation complète (mais les pertes seront plus élevées).

Pour armer un soldat d'une épée, il faut :
    -10 kilos de fer brut;
    -ou bien 5 kilos de minerai de fer;
    -ou bien 6 haches ou lame (que l'on fera fondre);
    -ou bien 9 couteaux.
Pour armer un soldat d'un bouclier, il faut une quantité équivalente.

Le 26/09/05 LES ARMES N'EXISTENT PAS ENCORE

II. Combats

Les combats auront entre groupes armés sur le même nœud, ou rejoignant le même nœud, ou passant par le même nœud, exactement comme pour le brigandage.

SEULS LES JOUEURS DE NIVEAU 1 OU PLUS peuvent combattre.
J'effectuerai des contrôles sur les multicomptes. En cas de tricherie, un paquet de gens sera éradiqué.

>>Les armées immobiles auront un bonus de +50% au combat.
>>Les armées immobiles à l'intérieur d'une ville auront un bonus de +100% au combat (voir ce qui suit).

Ce qui compte pour le combats : les coefficients de force (comme pour le brigandage).

Je ne peux pas encore vous donner la table des combats, elle n'est pas faite. Globalement, vous pouvez voir ça comme ça :
    -ratio 1:1 : blessures des deux côtés, et peut-être des morts (dépend des forces engagées);
    -ratio 2:1 : blessures des deux côtés ; du côté "1", il y aura également une retraite (ou bien des pertes à la place, si cette armée a choisi de défendre pied à pied son terrain);
    -ratio 3:1 : déroute du perdant.
Arrondis effectués en faveur de la défense.

Au cas où plusieurs armées attaquent le même nœud, il faudra préciser qu'elles le font en même temps, afin que Levan résolve les combats ensemble.

Après chaque combat, il y aura des pertes :
    -blessures; simulées par une baisse d'état, et des points en moins en force, charisme et intelligence;
    -la mort; baisse de points en force, charisme et intelligence; impossibilité de se battre avant un mois;
    -brises d'armes simulés par des pertes de fer;
    -les combats en ville pourront entrainer des détériorations.
III. Villages

Sur les villages, la situation est un peu différente. Une armée sur le nœud du village peut choisir de se déplacer (ou d'effectuer une retraite) vers le village lui-même, si son Comté/Duché en a le contrôle. Elle bénéficiera alors d'un bonus de x2.

Pour changer le contrôle d'un village, il faut pénétrer dans la ville.
Les éventuels rebelles de Compiègne ne sont pas armés. Ils sont traités comme des rebelles normaux.

Pour assiéger une ville, il faut posséder le nœud où elle se trouve, sans être entré dedans. La ville est alors coupée de l'extérieur, personne ne peut en sortir sans combattre; il est impossible d'utiliser la police pour y mater une rébellion (seule une éventuelle armée présente dans la ville peut le faire); le maire n'a plus accès au marché du Comté; le Comte ne peut plus ni lui fournir d'armes, ni lui ôter les armes dont elle dispose pour son armée.

Construire des remparts rudimentaires coûte 500 quintaux de pierre et dure une semaine; leur entretien coûte 50 quintaux de pierre par jour. Ces remparts ne changent pas le bonus de x2, mais entraînent que tout assaut d'un assaillant ne peut se faire qu'avec un maximum de 30 soldats. La défense ne s'effectuera alors qu'avec un nombre de soldats équivalent, et il n'y aura pas de perte de la ville, sauf si :
1°/ Les soldats impliqués sont défaits.
2°/ Les soldats impliqués représentaient la totalité de la garnison.

J'ai cru entendre que l'Artois avait déjà commencé à construire des remparts autour de Compiègne, mais je n'en suis pas sûr...

Quoiqu'il en soit, une ville assiégée peut toujours utiliser tout ou une partie de sa garnison pour attaquer les assiégeants. Mais alors ces attaquants ne bénéficient d'aucun bonus.

Notons tout de même qu'un groupe assiégeant attaqué ne bénéficie pas du bonus de +50% pour les armées immobiles, en raison de la grande longueur de leurs lignes (même si on n'est pas au XVIIème siècle, ça compte).

Les différents Duchés peuvent construire des catapultes avec du bois, du fer et des pierres (comme munitions). Ces catapultes coûtent :
    -100 stères de bois;
    -30 kilos de fer brut.
Et il faut 10 quintaux de pierre par journée d'utilisation; leur entretien coûte 2 stères de bois par jour. Il faut 1 semaine pour les construire; on ne peut lancer que deux constructions simultanées.
Ces catapultes permettent, en cas de siège, de frapper les remparts, les armées, les civils ou certaines infrastructures.

Levan a écrit:Bonsoir

Bon, j'ai assez envie d'aller me coucher, donc je ne serai pas long pour ce premier post.

Ce qu'il s'est passé à Compiègne correspondait à un choix des joueurs; même si j'avoue ne pas avoir suivis le début, il m'a semblé que
1°/ l'Artois ne souhaitait pas d'un traité de paix avec la Champagne (arrêtez moi si je me trompe)
2°/ la Champagne voulait aussi la guerre, et voulait prendre Compiègne.

De mon côté, je voulais bien avancer sur ce sujet épineux, et j'ai donc proposé un premier jeu de règles qui a un peu évolué au fil des jours.

La guerre était gérée "à la main", c'est donc moi qui jetait les dés, tripatouillait la base, etc... Je vous raconte pas le b*rdel. Certains pourraient vous le raconter mieux que moi d'ailleurs, tels les habitants des communes environnantes qui ont été déplacés à Compiègne pendant 10 minutes, suite à une mauvaise manip'.

La guerre était gérée à la main, mais l'enrôlement des soldats, l'affichage de leurs évènements et divers autres petits trucs étaient faits par un ordinateur.

La mobilisation a commencée le dimanche 18 septembre, il y a une semaine. Les soldats pouvaient s'engager dans les villes d'Artois et de Champagne que Luzifer et Caedes (respectivement) avaient choisis.

Il a fallu armer ce petit monde (les règles suivront), en simulant les armes, car il était trop tard pour fabriquer des épées. La ressource "fer" a servi à cela.

Un soldat blessé devait rester de 1 à 10 jours sans combattre, et perdait des points de caractéristique. Un individu mort ne pouvait plus participer à une guerre pendant 1 mois, et perdait 10 points à chaque caractéristique.

Idées directrices du combat (de mon point de vue) :
  • Les combats doivent être assez lents, pas de guerre-éclair (on rappelle que RR est un jeu qui se joue à un tour par jour)
  • Avantage à la défense
  • Importance de l'économie (les épées coûtent cher, de même que les fortifications et autres)
  • Importance de la logistique, ravitaillement




Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à l'Université du Royaume. Il est tiré en presque totalité de la Blibliothèque du Château de Rouen.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

L'armée au Moyen-Âge

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:03

4. L'armée au Moyen-Âge



Petites explications

En théorie, on évite de se battre l'hiver et pendant les périodes de paix imposées par l'Église (paix de Dieu, trêve de Dieu). La guerre médiévale est plutôt une succession de sièges que de grandes batailles rangées; elle apporte des dévastations dans les campagnes et les villes.

Chapitre I : comment devenir un soldat?

Le vassal doit envers son seigneur, faire son service militaire (Ost). En temps de guerre, le service est limité à 40 jours. Le vassal doit l'aide militaire à son seigneur : lorsque celui-ci est attaqué, le vassal doit venir avec ses armes pour le défendre et reste évidemment aux côtés de son seigneur, si le conflit dépasse 40 jours. Il sera dédommagé en argent au-delà de ces 40 jours de combat. Les dépenses du vassal sont donc considérables : il doit acheter et entretenir un cheval et des armes.



Chapitre II : les classes de soldats et les différentes armes

-> Les fantassins équipés d'armes de poing sont la troisième composante essentielle des armées médiévales, avec la cavalerie et les troupes équipées d'armes de jet. L'infanterie, qui combat au corps à corps, a un rôle important à jouer, tant lors des batailles rangées que pendant les sièges. L'infanterie se compose de paysans, de soldats du rang et de chevaliers ayant perdu leur monture

-> Les Francs du Moyen-Âge ont comme arme une hache appelée la francisque qui a donné son nom à ce peuple. Leurs voisins saxons se servent pour leur part d'un grand couteau appelé scramasaxe dont, là encore, ils tirent leur nom.



-> la cavalerie lourde a donné naissance au glaive, utilisé aussi dans le combat au corps à corps à pied. Il existe divers types d'épées, notamment des épées à deux mains dont l'utilisation exige beaucoup de place. Les hommes d'armes ont recours à une grande variété d'armes lorsqu'ils combattent à terre, dont des haches (à une ou à deux mains), des massues, des fléaux d'armes et des marteaux. Il existe aussi une massue d'un type particulier composé d'une boule hérissée de pointes et reliée à un manche par une chaîne. En réponse au perfectionnement constant des armures pour parer les coups portés par les épées, les armes pratiquant l'écrasement ou le perçage se développèrent.





Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
Il est tiré en presque totalité de la Bibliothèque du Château de Rouen.


Dernière édition par Pouyss le Ven 9 Mai - 23:30, édité 2 fois
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

La construction des châteaux forts

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:18

5. La construction des châteaux forts



Matériaux utilisés

Dans la continuité des forts Romains, les premiers châteaux forts du Xème au XIème siècles étaient généralement en bois ou une combinaison de bois et de pierres. Le matériel utilisé dépendait aussi de la disponibilité aux alentours du lieu de construction. Ainsi, les châteaux Anglais du XIème et XIIème siècles étaient le plus souvent en bois alors qu'en Anjou, les tours étaient en pierre à partir du Xème siècle. La pierre, plus résistante, remplaça le bois un peu partout. Si elle n'était pas disponible sur place, elle pouvait être importée. Par exemple, la Tour de Londres fut construite avec des pierres provenant de Caen.


Château de bois avec motte et douves


La forme

Les premiers châteaux étaient construits sur une motte naturelle ou artificielle. Ils dominaient parfois une partie en contrebas contenant des habitations (la basse-cour). Les tours étaient de forme quadrangulaires et l'enceinte circulaire.
Les premiers donjons en pierre gardèrent la forme rectangulaire des donjons de bois. Leur entrée était située en hauteur et il fallait une échelle pour y accéder. Les premières tours rondes datent du XIIème siècle. Elles rendaient plus difficile l'utilisation du bélier et résistaient mieux au tir des assaillants. À partir du XIIIème siècle, les châteaux ont commencé à avoir deux lignes de défense sur deux enceintes concentriques et les mâchicoulis de pierre commencent à remplacer les hourds en bois.


Donjon carré avec échelle pour accéder à l'entrée


Durée de construction

La durée de construction d'un château pouvait être très variable selon la taille de l'édifice et les moyens mis en œuvre. Château-Gaillard, construit par Richard Cœur de Lion aurait été édifié en deux ou trois ans. Les Normands auraient même emmené sur le sol Anglais des châteaux préfabriqués en bois pouvant être assemblés dans la journée!


Château avec tours circulaires






Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à cet endroit. Il est tiré en presque totalité de la Blibliothèque du Château de Rouen.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Protection des villes

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:22

6. Protection des villes



Comment empêcher la prise d'une mairie?

1° De la protection

Il faut tout d'abord savoir que la prise d'une mairie obéit à l'équation suivante où Y est le nombre d'attaquants nécessaire pour faire tomber la maire et X le nombre de défenseur (maire + miliciens + maréchaux du Comté/Duché).

Y = 2X + 1

Pour les non-matheux, ça veut dire qu'il faut deux fois plus d'attaquants que de défenseur plus un.

On vois donc l'importance pour un maire d'embaucher des miliciens et pour le Prévôt d'assigner des gardes aux mairies.

L'idéal est d'avoir un total de 12 gardes. Ce qui force l'ennemi à attaquer à 25 et élimine déjà la plupart des organisations mafieuses et les révoltes.

Pour cela le meilleur compromis est : le maire, deux miliciens et 9 gardes.

Il faut bien sûr, se tenir au courant des mouvements possibles de troupes ennemies et quand une est annoncé sur votre ville il faut immédiatement demander au prévôt et au maire d'augmenter la garde. Si possible, dites lui le nombre exact d'attaquants et la date de l'attaque avec les noms des pillards. Et bien sûr, prévenez l'ordre qu'on puisse dépêcher quelques hommes si nécessaire.

La meilleure équation pour une mairie en état d'alerte est à mon sens le maire, 4 miliciens et 15 gardes, soit, dans ce cas là, il nécessite pour les attaquants d'être 41, ce qui est quasiment impossible.

2° Du rachat automatique (RA)

La plupart des pillards ont pour habitude de se servir des rachats automatiques pour couler les mairies (ils n'ont plus qu'à le réactiver). Pour cela ils les montes au maximum, vendent des produits en rachat auto (à relativiser, car i lest limité à 10 denrées par personne par jour), produits que la mairie revendra un 1.00 écu à ses complices qu'ils revendront à leur tour à la mairie en faisant ainsi plusieurs cycles avant de partir avec les produits et laisser une mairie très endettée. De plus, les dettes s'accroitront, car le rachat automatique est bloqué pour une semaine après toutes modifications.

La solution à ce problème est pourtant simple. il suffit que le maire modifie chaque semaine le rachat automatique en variant entre le minimum et la somme juste au dessus.

Exemple :
  • En semaine 1, le rachat auto du produit X sera à 14.00 écus pièce.
  • En semaine 2, le même rachat auto sera à 14.05 écus pièce.
  • En semaine 3, à 14.00 écus pièce.
  • etc...
Cette simple manipulation peut sauver une ville et des habitants. Il est déplorable que si peu de maires la mettent en pratique.





Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
Il est tiré en presque totalité de la Blibliothèque du Château de Rouen, mais a été écrit par Bralic, capitaine des armées de Franche-Comté à l'époque de l'écriture.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Siège d'un château fort

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:25

7. Siège d'un château fort



Comme on peut s'en douter, un château fort n'était pas facile à prendre par la force. Un petit nombre de défenseurs pouvaient résister à beaucoup d'assaillants pendant longtemps. C'est pourquoi, il n'était pas rare d'utiliser la ruse ou d'essayer de soudoyer la garnison d'un château pour le prendre plus facilement.

La méthode la plus utilisée était le siège : le château était encerclé et les approvisionnements étaient coupés. Il n'y avait plus qu'à attendre l'épuisement des ressources en eau et en nourriture des assiégés, qui finissaient par se rendre. Si le château avait le temps de se préparer à subir un siège, toutes les ressources des environs étaient récupérées et stockées à l'intérieur. Un siège pouvait donc durer très longtemps. Cette situation n'était pas facile à vivre pour les deux camps et les risques de maladie et de démoralisation étaient importants.
Pour accélérer la prise de la place forte, il fallait donc passer à l'attaque proprement dite du château. Différentes tactiques et armes pouvaient être mises en œuvre pour parvenir à l'intérieur du château.

Les tours de sièges

Un moyen de s'emparer d'un château sans le détruire était de passer par dessus ses murs d'enceinte. Les fossés entourant la fortification étaient remplis de broussailles et de terre ou bien vidés par drainage. Ensuite, l'escalade des murs pouvait commencer. Les plus habiles pouvaient simplement grimper à main nue ou bien à l'aide de cordes en les arrimant aux créneaux. Les échelles permettaient d'atteindre plus rapidement le sommet du mur. Toutes ces méthodes avaient le gros défaut d'exposer les attaquants à la riposte des défenseurs du château qui pouvaient facilement les arroser de projectiles divers. La tour de siège, appelée beffroi, permettait d'approcher à couvert. Cet engin était déjà utilisé pendant l'Antiquité. C'était une tour de bois montée sur roue et recouverte de peaux mouillées pour la rendre inflammable. Sa hauteur était calculée pour dominer le sommet des murailles attaquées. Elle avait souvent plusieurs étages permettant d'acheminer un grand nombre d'attaquants. Son sommet était équipé d'un pont mobile servant de protection pendant le déplacement et qui, une fois rabattu, permettait de prendre pied sur le mur des fortifications. Les défenseurs utilisaient des perches de bois pour tenter de repousser les tours. Ils pouvaient également se servir d'armes de jet (trébuchet par exemple) pour essayer de détruire le beffroi. Les plus hardis effectuaient parfois des sorties la nuit pour mettre le feu à ces tours.
Une autre tactique était d'essayer de provoquer des brèches dans les fortifications, afin de pénétrer à l'intérieur. À cet effet, plusieurs méthodes pouvaient être utilisées. Nous allons essayer de les décrire.


Tour de siège recouverte de peaux


Le bélier

Une des méthodes les plus anciennes, pratiquée dés l'Antiquité, était d'utiliser un bélier pour casser un mur ou bien défoncer la porte du château. Le bélier était constitué d'une grosse poutre de bois terminée par une tête de métal. Il était suspendu à une armature en bois, afin de lui donner un mouvement pendulaire pour frapper le mur avec plus de force. Il était muni d'un toit, afin d'abriter les hommes le maniant et, tout comme le beffroi, recouvert de peaux humides pour éviter de prendre feu. La meilleure défense contre le bélier était de construire des murs très épais.

La sape

Cette technique, très efficace, consistait à creuser une galerie sous le mur d'enceinte en étayant au fur et à mesure avec des poutres de bois. Ensuite, les mineurs mettaient le feu aux poutres ce qui provoquait l'écroulement d'une partie du mur. Afin de pouvoir s'approcher des fortifications, les mineurs s'abritaient sous une chatte, galerie de bois recouverte de peaux. Pour se protéger de ce type d'attaque, il fallait construire sur une base solide (rocher) ou bien faire des murs très larges du bas. Il était aussi possible de construire une contre-mine, afin de repousser les mineurs adverses avant de combler le tunnel. Malheureusement, cela pouvait également accélérer l'effondrement du mur et ouvrait un passage vers l'intérieur du château.

L'artillerie mécanique

L'utilisation d'engins mécaniques capables de lancer de gros projectiles date de l'Antiquité et plus particulièrement de l'époque romaine. La terminologie utilisée pour décrire ces engins est loin d'être claire. La catapulte, du grec "Kata" (transpercer) et "pelte" (bouclier), est un terme générique pour décrire ces engins mais désigne également un type précis de machine. Les engins des Romains utilisaient la force de tension ou de torsion pour propulser leurs projectiles. Un nouveau type d'appareil apparut au Moyen-Âge, utilisant des contre-poids. Décrivons maintenant quelques-uns de ces engins.

La baliste

On emploi généralement ce terme pour désigner une sorte de grosse arbalète montée sur un pied pouvant être munie de roues. La baliste était capable de lancer des flèches géantes de plusieurs mètres ou des barres de fer rougies au feu. Son mécanisme style arbalète la rendait très précise et facile à manier.



La pierrière

Cet engin était destiné à lancer de grosses pierres et fonctionnait grâce à la tension de cordes et de ressorts. La pierrière est l'image type de la catapulte telle qu'on se la représente généralement. La pièce essentielle est un bras se déplaçant dans un plan vertical, par des ressorts de bois entourés de corde. Ce bras était monté sur un charriot de bois et se terminait par une cuiller recevant le projectile. On armait ce bras au moyen d'un treuil, afin de l'amener en position horizontale. Lorsque ce bras était relâché, il était violemment ramené à la position verticale et arrêté par une forte traverse. La pierre contenu dans la cuiller était ainsi projetée avec force.



Le trébuchet

Apparu durant le XIIème siècle, cet engin à contre-poids est la seule arme inventée au Moyen-Âge. Le trébuchet aurait déjà été utilisé en Chine, avant d'être introduit en Occident, probablement par les Maures. Il remplaça le plus souvent les engins à torsion durant le XIIème siècle. Le trébuchet ressemble à une énorme balance suspendu à un cadre de bois. Un contre-poids était attaché au bras du côté le plus proche de l'axe de rotation. De l'autre côté pendait une grosse poche en cuir contenant les projectiles. Le bras était abaissé à l'aide de treuils et de poulies, puis relâché pour arriver à la verticale et projeter la charge contenue dans la poche. On pense maintenant qu'un gros trébuchet pouvait lancer environ 150 Kg de pierres à une distance de 300 mètres pour un contre-poids de 10 tonnes.







Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document est Les Châteaux médiévaux.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Chansons de gestes : la libération du Duché de Normandie

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:27

8. Chansons de gestes : la libération du Duché de Normandie



Le 13 mai 1451 : la traîtrise et le Serment de Rouen

Raoul d’Andresy et Charles-Maurice de Talleyrand
S’emparèrent du château, les maudits mécréants!
Venus du Comté d’Artois de leur seule volonté
Ils tuèrent notre Duc Phooka, le bien aimé!

«Maudits soient-ils jusqu’à leur dernière heure»
Ont hurlé d’un cri tous les Normands, en malheur
En apprenant la bien triste nouvelle de la mort
Du bon Seigneur, tué en traître à l’aurore…

Pour les mécréants, l’honneur d’Artois était blanchi
De l’affront de Bertincourt de l’odieuse Normandie!
Ce fut le discours de l’usurpateur, l’assassin qui
Prit le nom pour tous de Duc Félon, futur banni!

Très vite en Normandie, les habitants prirent les armes,
Grondant, fleuve énorme, sur les joues des larmes
Amères emplies de vengeance, huant le drame,
De ce matin rouge qui a blessé toutes les âmes…

Certains alors s’élevèrent, et bien fort prononcèrent
Ce qui devint le «Serment de Rouen», vœu si fier :

«Je jure sur notre Sainte-Mère l’Église
De ne pas lâcher les armes
Tant que la Normandie
Ne sera pas gouvernée par les Normands!
Je jure également
De ne pas utiliser cette trahison
Pour porter les armes en Artois!
Par ce serment je deviens
Chevalier protecteur de la Normandie,
Et engage tous les Normands à faire de même…»

Et les révoltes commencèrent
Pour reprendre le château d’hier…





Ce document a été réalisé par Kaioh.
Il est quasi entièrement tiré de la Bibliothèque du Royaume.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

14 mai au 17 mai 1451 : contre la sorcellerie et le château

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:29

14 mai au 17 mai 1451 : contre la sorcellerie et le château



Les villes normandes les unes après les autres tombèrent
Aux mains ensanglantées des traîtres de l'Enfer!
Les Normands combattirent et s’opposèrent
De longues journées et des nuits entières…

Mais cette prise des mairies était sorcellerie (multicompte)
Et elles revinrent vite aux combattants bénis,
Ceux qui levaient le poing pour cette vie,
Cette liberté que tous avaient choisi!!

Il restait le Château occupé par le Duc Félon!
La résistance s’organisa contre cette trahison,
Préparant la bataille finale, l’ultime dévotion,
Visant à reprendre le fief sans effusion…





Ce document a été réalisé par Kaioh.
Il est quasi entièrement tiré de la Bibliothèque du Royaume.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

18 mai 1451 : la Grande Révolte et l'arrivée du Roy Lévan III

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:30

18 mai 1451 : la Grande Révolte et l’arrivée du Roy Lévan III



En un mouvement massif, les troupes vinrent de loin :
Tous les villages de Normandie étaient sur les chemins!
Les armées se regroupaient, avançaient main dans la main
Pour écraser le mal incarné et sauver les lendemains…

De Bayeux, la milice était conduite par Elgrande et Triala;
Les troupes bayeusaines par Sieur de Normandie; les villageois
Par Miki54 et bien d’autres âmes vaillantes encore étaient là;
De Bayeux à Rouen, criant, jurant, hurlant «À bas!»…

Pour Honfleur, Akxos dirigeait les troupes et Amoulesolo
Guidait la garde tandis que les villageois en un écho
Marchaient avec Kalagane; Hellbrother chantait haut,
De Honfleur à Rouen, criant, jurant, hurlant «Mort au fléau!»…

À Fécamp, un nom puissant réuni derrière lui
Les troupes, les villageois, les gardiens, tous unis;
Suivant Elric, les armes aux poings contre l’ennemi!
De Fécamp à Rouen, criant, jurant, hurlant «Soyez maudits!»…

Depuis Lisieux, une longue colonne marcha, guerrière
Robuste, toute vêtue d’armures, ainsi qu’Hubert
En tête de file, suivi de Wanou35 et bien d’autres militaires…
De Lisieux à Rouen, criant, jurant, hurlant «Brûlez en Enfer!»…

Enfin d'Avranches, le Bijou de la Manche, vinrent les feux
Les plus résistants, guidés par Thamior, Enox, Italo, et ceux
Qui ne vivaient que pour la liberté perdue, contre les belliqueux…
D’Avranches à Rouen, criant, jurant, hurlant «Honneur scandaleux!»…

Une marée humaine affronta en un moment, en un assaut
Les murailles puissantes, défendues ardemment, du château
Pour tuer les usurpateurs… Mais si l’espoir était beau,
Les gardes félons repoussèrent les rebelles en un flot…

La rage flottait dans l’air, «Nous ne pouvons échouer»
Entendait-on dans les troupes qui ne voulaient pas rater
Cette dernière rebellions… Ici des larmes d’échec coulaient
Et là les cœurs étaient serrés, implorant Dame Liberté!

Quand soudain au loin un cor sonna : qui arrivait?
Le Roy Lévan III et toutes ses troupes de Chevaliers
S’avançaient vers les remparts, venus pour libérer
La Normandie, la rendre à ses Normands si attachés…

En quelques heures seulement, tout fut fini :
Les troupes royales avaient tout conquis,
Capturé le Duc Félon et ses soldats soumis…
La joie régnait, en ce jour de libération choisi!





Ce document a été réalisé par Kaioh.
Il est quasi entièrement tiré de la Bibliothèque du Royaume.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

22 mai 1451 : dernier hommage à feu le Duc Phooka, aux soldats morts

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:31

22 mai 1451 : dernier hommage à feu le Duc Phooka, aux soldats morts



La Duchesse Titecarcajou, future mère, portait le noir
Du deuil pour son mari que tous pleuraient ce soir…

«Est-ce que la Liberté de la Normandie vaut la vie
D’un homme de bien? Nous l’avons crus autrefois,
Il faut le croire à nouveau! Il était Duc de Normandie,
Il s’est battu pour Elle, il est mort pour sa Liberté,
Honorez-le».

Et les pensées émues allèrent aussi aux soldats morts
Dont Kalagane fut l’emblème, lui qui était si fort…
Dernière prière à tous les soldats morts
«Merci d’avoir donné vos vies, permis le réconfort…»

Et sur toutes les joues l’eau coulait, en silence,
Les processions de joie mêlée à la souffrance…
La Normandie était libérée, mais blessée à outrance
Dans son âme, dans son cœur, par la violence…

Les louanges chantaient la Libération, la trahison,
La bravoure, le courage des soldats, la rébellion,
La tristesse, la vaillance, l’honneur, l’émotion,
Le dévouement des Normands, leur passion…





Ce document a été réalisé par Kaioh.
Il est quasi entièrement tiré de la Bibliothèque du Royaume.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

24 mai 1451 : l'élection d'un conseil ducal provisoire

Message par Pouyss le Sam 12 Avr - 23:32

24 mai 1451 : la nomination d’un conseil ducal provisoire



Avant que les 13 jours donnés avant les prochaines élections
Ne s’écoulent, le Roy forma en ce jour un nouveau bastion
Provisoire, formé des combattants de la libération
Et présidé par lui-même en gardien de raison…

En procureur : le Roy Lévan III, le Comte fut Thamior d’Avranches;
Y prirent part aussi Helric pour Fécamp, Hubert de Lisieux,
Hellbrother pour Honfleur et Sieur de la ville de Bayeux…
Une union soudée de toutes les villes de la Manche…

La liberté retrouvée si chère aux Normands
Montre ainsi aux autres Duchés que le temps
N'est rien! Seul le cœur et le courage de chacun
Permettent la victoire, permettent l'espoir, permettent un "demain"!

Merci aux nobles cœurs de Normandie
Merci à ceux qui ont donné leur vie
Merci aux combattants, ceux qui glorifient
Chaque jour la Paix, la Liberté, l'Amour aussi...

Merci!





Ce document a été réalisé par Kaioh.
Il est quasi entièrement tiré de la Bibliothèque du Royaume.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

L'art de la guerre selon Sun Tzu

Message par Pouyss le Ven 9 Mai - 21:54

9. L'art de la guerre selon Sun Tzu



Note: Vous pouvez consulter cet ouvrage en .pdf à cet endroit.

Article I : de l'évaluation

La guerre est d'une importance vitale pour l'État. C'est le domaine de la vie et de la mort : la conservation ou la perte de l'empire en dépendent; il est impérieux de le bien régler. Ne pas faire de sérieuses réflexions sur ce qui le concerne, c'est faire preuve d'une coupable indifférence pour la conservation ou pour la perte de ce qu'on a de plus cher, et c'est ce qu'on ne doit pas trouver parmi nous.

Cinq choses principales doivent faire l'objet de nos continuelles méditations et de tous nos soins, comme le font ces grands artistes qui, lorsqu'ils entreprennent quelque chef-d'œuvre, ont toujours présent à l'esprit le but qu'ils se proposent, mettent à profit tout ce qu'ils voient, tout ce qu'ils entendent, ne négligent rien pour acquérir de nouvelles connaissances et tous les secours qui peuvent les conduire heureusement à leur fin.

Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous ne devons jamais perdre de vue : la doctrine, le temps, l'espace, le commandement, la discipline.

La doctrine fait naître l'unité de penser; elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort.

Si nous connaissons bien le temps, nous n'ignorerons point ces deux grands principes Yin et Yang par lesquels toutes les choses naturelles sont formées et par lesquels les éléments reçoivent leurs différentes modifications ; nous saurons le temps de leur union et de leur mutuel concours pour la production du froid, du chaud, de la sérénité ou de l'intempérie de l'air.

L'espace n'est pas moins digne de notre attention que le temps; étudions le bien, et nous aurons la connaissance du haut et du bas, du loin comme du près, du large et de l'étroit, de ce qui demeure et de ce qui ne fait que passer.

J'entends par commandement, l'équité, l'amour pour ceux en particulier qui nous sont soumis et pour tous les hommes en général; la science des ressources, le courage et la valeur, la rigueur, telles sont les qualités qui doivent caractériser celui qui est revêtu de la dignité de général; vertus nécessaires pour l'acquisition desquelles nous ne devons rien négliger : seules elles peuvent nous mettre en état de marcher dignement à la tête des autres.

Aux connaissances dont je viens de parler, il faut ajouter celle de la discipline. Posséder l'art de ranger les troupes; n'ignorer aucune des lois de la subordination et les faire observer à la rigueur; être instruit des devoirs particuliers de chacun de nos subalternes; savoir connaître les différents chemins par où on peut arriver à un même terme; ne pas dédaigner d'entrer dans un détail exact de toutes les choses qui peuvent servir, et se mettre au fait de chacune d'elles en particulier. Tout cela ensemble forme un corps de discipline dont la connaissance pratique ne doit point échapper à la sagacité ni aux attentions d'un général.

Vous donc que le choix du prince a placé à la tête des armées, jetez les fondements de votre science militaire sur les cinq principes que je viens d'établir. La victoire suivra partout vos pas : vous n'éprouverez au contraire que les plus honteuses défaites si, par ignorance ou par présomption, vous venez à les omettre ou à les rejeter.

Les connaissances que je viens d'indiquer vous permettront de discerner, parmi les princes qui gouvernent le monde, celui qui a le plus de doctrine et de vertus; vous connaîtrez les grands généraux qui peuvent se trouver dans les différents royaumes, de sorte que vous pourrez conjecturer assez sûrement quel est celui des deux antagonistes qui doit l'emporter; et si vous devez entrer vous-même en lice, vous pourrez raisonnablement vous flatter de devenir victorieux.

Ces mêmes connaissances vous feront prévoir les moments les plus favorables, le temps et l'espace étant conjugués, pour ordonner le mouvement des troupes et les itinéraires qu'elles devront suivre, et dont vous règlerez à propos toutes les marches. Vous ne commencerez ni ne terminerez jamais la campagne hors de saison. Vous connaîtrez le fort et le faible, tant de ceux qu'on aura confiés à vos soins que des ennemis que vous aurez à combattre. Vous saurez en quelle quantité et dans quel état se trouveront les munitions de guerre et de bouche des deux armées, vous distribuerez les récompenses avec libéralité, mais avec choix, et vous n'épargnerez pas les châtiments quand il en sera besoin.

Admirateurs de vos vertus et de vos capacités, les officiers généraux placés sous votre autorité vous serviront autant par plaisir que par devoir. Ils entreront dans toutes vos vues, et leur exemple entraînera infailliblement celui des subalternes, et les simples soldats concourront eux-mêmes de toutes leurs forces à vous assurer les plus glorieux succès.

Estimé, respecté, chéri des vôtres, les peuples voisins viendront avec joie se ranger sous les étendards du prince que vous servez, ou pour vivre sous ses lois, ou pour obtenir simplement sa protection.

Également instruit de ce que vous pourrez et de ce que vous ne pourrez pas, vous ne formerez aucune entreprise qui ne puisse être menée à bonne fin. Vous verrez, avec la même pénétration, ce qui sera loin de vous comme ce qui se passera sous vos yeux, et ce qui se passera sous vos yeux comme ce qui en est le plus éloigné.

Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour attirer les mécontents dans votre parti en ne leur ménageant ni les promesses, ni les dons, ni les récompenses.

Si vos ennemis sont plus puissants et plus forts que vous, vous ne les attaquerez point, vous éviterez avec un grand soin ce qui peut conduire à un engagement général; vous cacherez toujours avec une extrême attention l'état où vous vous trouverez.

Il y aura des occasions où vous vous abaisserez, et d'autres où vous affecterez d'avoir peur. Vous feindrez quelquefois d'être faible afin que vos ennemis, ouvrant la porte à la présomption et à l'orgueil, viennent ou vous attaquer mal à propos, ou se laissent surprendre eux-mêmes et tailler en pièces honteusement. Vous ferez en sorte que ceux qui vous sont inférieurs ne puissent jamais pénétrer vos desseins. Vous tiendrez vos troupes toujours alertes, toujours en mouvement et dans l'occupation, pour empêcher qu'elles ne se laissent amollir par un honteux repos.

Si vous prêtez quelque intérêt aux avantages de mes plans, faites en sorte de créer des situations qui contribuent à leur accomplissement.

J'entends par situation que le général agisse à bon escient, en harmonie avec ce qui est avantageux, et, par là-même, dispose de la maîtrise de l'équilibre.

Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant; feignez le désordre, ne manquez jamais d'offrir un appât à l'ennemi pour le leurrer, simulez l'infériorité pour encourager son arrogance, sachez attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion : sa convoitise le lancera sur vous pour s'y briser.

Hâtez vos préparatifs lorsque vos adversaires se concentrent; là où ils sont puissants, évitez-les.

Plongez l'adversaire dans d'inextricables épreuves et prolongez son épuisement en vous tenant à distance; veillez à fortifier vos alliances au-dehors, et à affermir vos positions au-dedans par une politique de soldats-paysans.

Quel regret que de tout risquer en un seul combat, en négligeant la stratégie victorieuse, et faire dépendre le sort de vos armes d'une unique bataille!

Lorsque l'ennemi est uni, divisez-le; et attaquez là où il n'est point préparé, en surgissant lorsqu'il ne vous attend point. Telles sont les clefs stratégiques de la victoire, mais prenez garde de ne point les engager par avance.

Que chacun se représente les évaluations faites dans le temple, avant les hostilités, comme des mesures : elles disent la victoire lorsqu'elles démontrent que votre force est supérieure à celle de l'ennemi; elles indiquent la défaite lorsqu'elles démontrent qu'il est inférieur en force.

Considérez qu'avec de nombreux calculs on peut remporter la victoire, redoutez leur insuffisance. Combien celui qui n'en fait point a peu de chances de gagner!

C'est grâce à cette méthode que j'examine la situation, et l'issue apparaîtra clairement.





Ce document a été fait par Miragouil et Kaioh.
Il est tiré du site L'Art de la Guerre selon Sun Tzu. Le .pdf est issu du site L'Art de la Guerre selon Sun Tzu.


Dernière édition par Pouyss le Ven 9 Mai - 23:11, édité 1 fois
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Article II : de l'engagement

Message par Pouyss le Ven 9 Mai - 21:55

Article II : de l’engagement



Je suppose que vous commencez la campagne avec une armée de cent mille hommes, que vous êtes suffisamment pourvu des munitions de guerre et de bouche, que vous avez deux mille charriots, dont mille sont pour la course, et les autres uniquement pour le transport; que jusqu'à cent lieues de vous, il y aura partout des vivres pour l'entretien de votre armée; que vous faites transporter avec soin tout ce qui peut servir au raccommodage des armes et des charriots; que les artisans et les autres qui ne sont pas du corps des soldats vous ont déjà précédé ou marchent séparément à votre suite; que toutes les choses qui servent pour des usages étrangers, comme celles qui sont purement pour la guerre, sont toujours à couvert des injures de l'air et à l'abri des accidents fâcheux qui peuvent arriver.

Je suppose encore que vous avez mille onces d'argent à distribuer aux troupes chaque jour, et que leur solde est toujours payée à temps avec la plus rigoureuse exactitude. Dans ce cas, vous pouvez aller droit à l'ennemi. L'attaquer et le vaincre seront pour vous une même chose.

Je dis plus : ne différez pas de livrer le combat, n'attendez pas que vos armes contractent la rouille, ni que le tranchant de vos épées s'émousse. La victoire est le principal objectif de la guerre.

S'il s'agit de prendre une ville, hâtez-vous d'en faire le siège; ne pensez qu'à cela, dirigez là toutes vos forces; il faut ici tout brusquer; si vous y manquez, vos troupes courent le risque de tenir longtemps la campagne, ce qui sera une source de funestes malheurs.

Les coffres du prince que vous servez s'épuiseront, vos armes perdues par la rouille ne pourront plus vous servir, l'ardeur de vos soldats se ralentira, leur courage et leurs forces s'évanouiront, les provisions se consumeront, et peut-être même vous trouverez-vous réduit aux plus fâcheuses extrémités.

Instruits du pitoyable état où vous serez alors, vos ennemis sortiront tout frais, fondront sur vous, et vous tailleront en pièces. Quoique jusqu'à ce jour vous ayez joui d'une grande réputation, désormais vous aurez perdu la face. En vain dans d'autres occasions aurez-vous donné des marques éclatantes de votre valeur, toute la gloire que vous aurez acquise sera effacée par ce dernier trait.

Je le répète : On ne saurait tenir les troupes longtemps en campagne, sans porter un très grand préjudice à l'État et sans donner une atteinte mortelle à sa propre réputation.

Ceux qui possèdent les vrais principes de l'art militaire ne s'y prennent pas à deux fois. Dès la première campagne, tout est fini; ils ne consomment pas pendant trois années de suite des vivres inutilement. Ils trouvent le moyen de faire subsister leurs armées au dépens de l'ennemi, et épargnent à État les frais immenses qu'il est obligé de faire, lorsqu'il faut transporter bien loin toutes les provisions.

Ils n'ignorent point, et vous devez le savoir aussi, que rien n'épuise tant un royaume que les dépenses de cette nature; car que l'armée soit aux frontières, ou qu'elle soit dans les pays éloignés, le peuple en souffre toujours; toutes les choses nécessaires à la vie augmentent de prix, elles deviennent rares, et ceux même qui, dans les temps ordinaires, sont le plus à leur aise n'ont bientôt plus de quoi les acheter.

Le prince perçoit en hâte le tribut des denrées que chaque famille lui doit; et la misère se répandant du sein des villes jusque dans les campagnes, des dix parties du nécessaire on est obligé d'en retrancher sept. Il n'est pas jusqu'au souverain qui ne ressente sa part des malheurs communs. Ses cuirasses, ses casques, ses flèches, ses arcs, ses boucliers, ses chars, ses lances, ses javelots, tout cela se détruira. Les chevaux, les bœufs même qui labourent les terres du domaine dépériront, et, des dix parties de sa dépense ordinaire, se verra contraint d'en retrancher six.

C'est pour prévenir tous ces désastres qu'un habile général n'oublie rien pour abréger les campagnes, et pour pouvoir vivre aux dépens de l'ennemi, ou tout au moins pour consommer les denrées étrangères, à prix d'argent, s'il le faut.

Si l'armée ennemie a une mesure de grain dans son camp, ayez-en vingt dans le vôtre; si votre ennemi a cent vingt livres de fourrage pour ses chevaux, ayez-en deux mille quatre cents pour les vôtres. Ne laissez échapper aucune occasion de l'incommoder, faites-le périr en détail, trouvez les moyens de l'irriter pour le faire tomber dans quelque piège; diminuez ses forces le plus que vous pourrez, en lui faisant faire des diversions, en lui tuant de temps en temps quelque parti, en lui enlevant de ses convois, de ses équipages, et d'autres choses qui pourront vous être de quelque utilité.

Lorsque vos gens auront pris sur l'ennemi au-delà de dix chars, commencez par récompenser libéralement tant ceux qui auront conduit l'entreprise que ceux qui l'auront exécutée. Employez ces chars aux mêmes usages que vous employez les vôtres, mais auparavant ôtez-en les marques distinctives qui pourront s'y trouver.

Traitez bien les prisonniers, nourrissez-les comme vos propres soldats; faites en sorte, s'il se peut, qu'ils se trouvent mieux chez vous qu'ils ne le seraient dans leur propre camp, ou dans le sein même de leur patrie. Ne les laissez jamais oisifs, tirez parti de leurs services avec les défiances convenables, et, pour le dire en deux mots, conduisez-vous à leur égard comme s'ils étaient des troupes qui se fussent enrôlées librement sous vos étendards. Voilà ce que j'appelle gagner une bataille et devenir plus fort.

Si vous faites exactement ce que je viens de vous indiquer, les succès accompagneront tous vos pas, partout vous serez vainqueur, vous ménagerez la vie de vos soldats, vous affermirez votre pays dans ses anciennes possessions, vous lui en procurerez de nouvelles, vous augmenterez la splendeur et la gloire de l'État, et le prince ainsi que les sujets vous seront redevables de la douce tranquillité dans laquelle ils couleront désormais leurs jours.

L'essentiel est dans la victoire et non dans les opérations prolongées.

Le général qui s'entend dans l'art de la guerre est le ministre du destin du peuple et l'arbitre de la destinée de la victoire.

Quels objets peuvent être plus dignes de votre attention et de tous vos efforts!





Ce document a été fait par Miragouil et Kaioh.
Il est tiré du site L'Art de la Guerre selon Sun Tzu.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Article III : des propositions de la victoire et de la défaite

Message par Pouyss le Ven 9 Mai - 21:56

Article III : des propositions de la victoire et de la défaite



Voici quelques maximes dont vous devez être pénétré avant que de vouloir forcer des villes ou gagner des batailles.

Conserver les possessions et tous les droits du prince que vous servez, voilà quel doit être le premier de vos soins; les agrandir en empiétant sur les ennemis, c'est ce que vous ne devez faire que lorsque vous y serez forcé.

Veiller au repos des villes de votre propre pays, voilà ce qui doit principalement vous occuper; troubler celui des villes ennemies, ce ne doit être que votre pis-aller.

Mettre à couvert de toute insulte les villages amis, voilà ce à quoi vous devez penser; faire des irruptions dans les villages ennemis, c'est ce à quoi la nécessité seule doit vous engager.

Empêcher que les hameaux et les chaumières des paysans ne souffrent le plus petit dommage, c'est ce qui mérite également votre attention; porter le ravage et dévaster les installations agricoles de vos ennemis, c'est ce qu'une disette de tout doit seule vous faire entreprendre.

Conserver les possessions des ennemis est ce que vous devez faire en premier lieu, comme ce qu'il y a de plus parfait; les détruire doit être l'effet de la nécessité. Si un général agit ainsi, sa conduite ne diffèrera pas de celle des plus vertueux personnages; elle s'accordera avec le Ciel et la Terre, dont les opérations tendent à la production et à la conservation des choses plutôt qu'à leur destruction.

Ces maximes une fois bien gravées dans votre cœur, je suis garant du succès.

Je dis plus : la meilleure politique guerrière est de prendre un État intact; une politique inférieure à celle-ci consisterait à le ruiner.

Il vaut mieux que l'armée de l'ennemi soit faite prisonnière plutôt que détruite; il importe davantage de prendre un bataillon intact que de l'anéantir.

Eussiez-vous cent combats à livrer, cent victoires en seraient le fruit.

Cependant ne cherchez pas à dompter vos ennemis au prix des combats et des victoires; car, s'il y a des cas où ce qui est au-dessus du bon n'est pas bon lui-même, c'en est ici un où plus on s'élève au-dessus du bon, plus on s'approche du pernicieux et du mauvais.

Il faut plutôt subjuguer l'ennemi sans donner bataille : ce sera là le cas où plus vous vous élèverez au-dessus du bon, plus vous approcherez de l'incomparable et de l'excellent.

Les grands généraux en viennent à bout en découvrant tous les artifices de l'ennemi, en faisant avorter tous ses projets, en semant la discorde parmi ses partisans, en les tenant toujours en haleine, en empêchant les secours étrangers qu'il pourrait recevoir, et en lui ôtant toutes les facilités qu'il pourrait avoir de se déterminer à quelque chose d'avantageux pour lui.

Il est d'une importance suprême dans la guerre d'attaquer la stratégie de l'ennemi.

Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent.

Celui qui arrache le trophée avant que les craintes de son ennemi ne prennent forme excelle dans la conquête.

Attaquez le plan de l'adversaire au moment où il naît.

Puis rompez ses alliances.

Puis attaquez son armée.

La pire des politiques consiste à attaquer les cités.

N'y consentez que si aucune autre solution ne peut être mise à exécution.

Il faut au moins trois mois pour préparer les charriots parés pour le combat, les armes nécessaires et l'équipement, et encore trois mois pour construire des talus le long des murs.

Si vous êtes contraint de faire le siège d'une place et de la réduire, disposez de telle sorte vos chars, vos boucliers et toutes les machines nécessaires pour monter à l'assaut, que tout soit en bon état lorsqu'il sera temps de l'employer.

Faites en sorte surtout que la reddition de la place ne soit pas prolongée au-delà de trois mois. Si, ce terme expiré, vous n'êtes pas encore venu à bout de vos fins, sûrement il y aura eu quelques fautes de votre part; n'oubliez rien pour les réparer. À la tête de vos troupes, redoublez vos efforts; en allant à l'assaut, imitez la vigilance, l'activité, l'ardeur et l'opiniâtreté des fourmis.

Je suppose que vous aurez fait auparavant les retranchements et les autres ouvrages nécessaires, que vous aurez élevé des redoutes pour découvrir ce qui se passe chez les assiégés, et que vous aurez paré à tous les inconvénients que votre prudence vous aura fait prévoir. Si, avec toutes ces précautions, il arrive que de trois parties de vos soldats vous ayez le malheur d'en perdre une, sans pouvoir être victorieux, soyez convaincu que vous n'avez pas bien attaqué.

Un habile général ne se trouve jamais réduit à de telles extrémités; sans donner des batailles, il sait l'art d'humilier ses ennemis; sans répandre une goutte de sang, sans tirer même l'épée, il vient à bout de prendre les villes; sans mettre les pieds dans les royaumes étrangers, il trouve le moyen de les conquérir sans opérations prolongées; et sans perdre un temps considérable à la tête de ses troupes, il procure une gloire immortelle au prince qu'il sert, il assure le bonheur de ses compatriotes, et fait que l'Univers lui est redevable du repos et de la paix : tel est le but auquel tous ceux qui commandent les armées doivent tendre sans cesse et sans jamais se décourager.

Votre but demeure de vous saisir de l'empire alors qu'il est intact; ainsi vos troupes ne seront pas épuisées et vos gains seront complets. Tel est l'art de la stratégie victorieuse.

Il y a une infinité de situations différentes dans lesquelles vous pouvez vous trouver par rapport à l'ennemi. On ne saurait les prévoir toutes; c'est pourquoi je n'entre pas dans un plus grand détail. Vos lumières et votre expérience vous suggèreront ce que vous aurez à faire, à mesure que les circonstances se présenteront. Néanmoins, je vais vous donner quelques conseils généraux dont vous pourrez faire usage à l'occasion.

Si vous êtes dix fois plus fort en nombre que ne l'est l'ennemi, environnez-le de toutes parts; ne lui laissez aucun passage libre; faites en sorte qu'il ne puisse ni s'évader pour aller camper ailleurs, ni recevoir le moindre secours.

Si vous avez cinq fois plus de monde que lui, disposez tellement votre armée qu'elle puisse l'attaquer par quatre côtés à la fois, lorsqu'il en sera temps.

Si l'ennemi est une fois moins fort que vous, contentez-vous de partager votre armée en deux.

Mais si de part et d'autre il y a une même quantité de monde, tout ce que vous pouvez faire c'est de hasarder le combat.

Si, au contraire, vous êtes moins fort que lui, soyez continuellement sur vos gardes, la plus petite faute serait de la dernière conséquence pour vous. Tâchez de vous mettre à l'abri, et évitez autant que vous le pourrez d'en venir aux mains avec lui; la prudence et la fermeté d'un petit nombre de gens peuvent venir à bout de lasser et de dompter même une nombreuse armée. Ainsi vous êtes à la fois capable de vous protéger et de remporter une victoire complète.

Celui qui est à la tête des armées peut se regarder comme le soutien de État, et il l'est en effet. S'il est tel qu'il doit être, le royaume sera dans la prospérité; si au contraire il n'a pas les qualités nécessaires pour remplir dignement le poste qu'il occupe, le royaume en souffrira infailliblement et se trouvera peut-être réduit à deux doigts de sa perte.

Un général ne peut bien servir État que d'une façon, mais il peut lui porter un très grand préjudice de bien des manières différentes.

Il faut beaucoup d'efforts et une conduite que la bravoure et la prudence accompagnent constamment pour pouvoir réussir : il ne faut qu'une faute pour tout perdre; et, parmi les fautes qu'il peut faire, de combien de sortes n'y en a-t-il pas? S'il lève des troupes hors de saison, s'il les fait sortir lorsqu'il ne faut pas qu'elles sortent, s'il n'a pas une connaissance exacte des lieux où il doit les conduire, s'il leur fait faire des campements désavantageux, s'il les fatigue hors de propos, s'il les fait revenir sans nécessité, s'il ignore les besoins de ceux qui composent son armée, s'il ne sait pas le genre d'occupation auquel chacun d'eux s'exerçait auparavant, afin d'en tirer parti suivant leurs talents; s'il ne connaît pas le fort et le faible de ses gens, s'il n'a pas lieu de compter sur leur fidélité, s'il ne fait pas observer la discipline dans toute la rigueur, s'il manque du talent de bien gouverner, s'il est irrésolu et s'il chancelle dans les occasions où il faut prendre tout à coup son parti, s'il ne fait pas dédommager à propos ses soldats lorsqu'ils auront eu à souffrir, s'il permet qu'ils soient vexés sans raison par leurs officiers, s'il ne sait pas empêcher les dissensions qui pourraient naître parmi les chefs; un général qui tomberait dans ces fautes rendrait l'armée boiteuse et épuiserait d'hommes et de vivres le royaume, et deviendrait lui-même la honteuse victime de son incapacité.

Dans le gouvernement des armées il y a sept maux :
    I. Imposer des ordres pris en Cour selon le bon plaisir du prince.
    II. Rendre les officiers perplexes en dépêchant des émissaires ignorant les affaires militaires.
    III. Mêler les règlements propres à l'ordre civil et à l'ordre militaire.
    IV. Confondre la rigueur nécessaire au gouvernement de l'État, et la flexibilité que requiert le commandement des troupes.
    V. Partager la responsabilité aux armées.
    VI. Faire naître la suspicion, qui engendre le trouble : une armée confuse conduit à la victoire de l'autre.
    VII. Attendre les ordres en toute circonstance, c'est comme informer un supérieur que vous voulez éteindre le feu : avant que l'ordre ne vous parvienne, les cendres sont déjà froides ; pourtant il est dit dans le code que l'on doit en référer à l'inspecteur en ces matières! Comme si, en bâtissant une maison sur le bord de la route, on prenait conseil de ceux qui passent ; le travail ne serait pas encore achevé!
Tel est mon enseignement :

Nommer appartient au domaine réservé au souverain, décider de la bataille à celui du général.

Un prince de caractère doit choisir l'homme qui convient, le revêtir de responsabilités et attendre les résultats.

Pour être victorieux de ses ennemis, cinq circonstances sont nécessaires :
    I. Savoir quand il est à propos de combattre, et quand il convient de se retirer.
    II. Savoir employer le peu et le beaucoup suivant les circonstances.
    III. Assortir habilement ses rangs.
    Mensius a écrit:La saison appropriée n'est pas aussi importante que les avantages du sol; et tout cela n'est pas aussi important que l'harmonie des relations humaines.
    IV. Celui qui, prudent, se prépare à affronter l'ennemi qui n'est pas encore; celui-là même sera victorieux. Tirer prétexte de sa rusticité et ne pas prévoir est le plus grand des crimes; être prêt en-dehors de toute contingence est la plus grande des vertus.
    V. Être à l'abri des ingérences du souverain dans tout ce qu'on peut tenter pour son service et la gloire de ses armes.
C'est dans ces cinq matières que se trouve la voie de la victoire.

Connais ton ennemi et connais-toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux. Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.

Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites.





Ce document a été fait par Miragouil et Kaioh.
Il est tiré du site L'Art de la Guerre selon Sun Tzu.
avatar
Pouyss
Bienheureux

Nombre de messages : 2032
Localisation IG : Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne : Clergé séculier (jadis)

Voir le profil de l'utilisateur http://pouyss.boardonly.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Militaire

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum