Militaire
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Bonne lecture!
Sommaire
Informations
- Chansons de gestes : la libération du Duché de Normandie
- 13 mai 1451 : la traîtrise et le Serment de Rouen
- 14 mai au 17 mai 1451 : contre la sorcellerie et le château
- 18 mai 1451 : la Grande Révolte et l’arrivée du Roy Lévan III
- 22 mai 1451 : dernier hommage à feu le Duc Phooka, aux soldats morts
- 24 mai 1451 : la nomination d’un conseil ducal provisoire
- L'art de la guerre selon Sun Tzu
- Article I : de l'évaluation
- Article II : de l’engagement
- Article III : des propositions de la victoire et de la défaite
- Article IV : de la mesure dans la disposition des moyens
- Article V : de la contenance
- Article VI : du plein et du vide
- Article VII : de l’affrontement direct et indirect
- Article VIII : des neuf changements
- Article IX : de la distribution des moyens - Post 1 et Article IX : de la distribution des moyens - Post 2
- Article X : de la topologie
- Article XI : des neuf sortes de terrain - Post 1, Article XI : des neuf sortes de terrain - Post 2 et Article XI : des neuf sortes de terrain - Post 3
Dernière édition par Pouyss le Dim 6 Juil 2008 - 20:31, édité 19 fois
_________________
Journaliste dans le canard de Dieppe, compilateur/traducteur lors du concile Vatican I, chapitrain/théologien de l'Ordre Franciscain, évêque de Nantes, réformateur du droit ecclésial Breton, fondateur et premier recteur de l'Ordre Lescurien, archevêque de Rouen, cardinal, archiviste à la Bibliomélie... et même défenseur de l'équipe de soule de Fécamp.
Kaioh a écrit:"Jadis, fondateur de l'Ordre dans son cercueil"

Pouyss- Bienheureux
- Nombre de messages: 2032
Localisation IG: Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne: Clergé séculier (jadis)

Armes et armures
1. Armes et armures

Les armes offensives utilisées durant le Moyen-Âge jusqu'à l'invention de la poudre sont toutes plus ou moins dérivées d'armes connues depuis l'Antiquité. On peut, à la rigueur, mentionner deux exceptions : l'arbalète et l'hallebarde. Ceci peut être attribué au fait que la fabrication de telles armes étaient relativement simple et d'un coût peu élevé. A l'opposé, la création d'armes défensives de qualité était beaucoup plus coûteuse et demandait une technologie pointue du travail du fer. Les bonnes armures étaient donc réservées à une élite et leur fabrication fit de gros progrès au Moyen-Âge.
Ces quelques pages vont vous permettre, je l'espère, de mieux connaître les armes et armures employées par les chevaliers et hommes d'armes du Moyen-Âge.
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.

Les armes offensives utilisées durant le Moyen-Âge jusqu'à l'invention de la poudre sont toutes plus ou moins dérivées d'armes connues depuis l'Antiquité. On peut, à la rigueur, mentionner deux exceptions : l'arbalète et l'hallebarde. Ceci peut être attribué au fait que la fabrication de telles armes étaient relativement simple et d'un coût peu élevé. A l'opposé, la création d'armes défensives de qualité était beaucoup plus coûteuse et demandait une technologie pointue du travail du fer. Les bonnes armures étaient donc réservées à une élite et leur fabrication fit de gros progrès au Moyen-Âge.
Ces quelques pages vont vous permettre, je l'espère, de mieux connaître les armes et armures employées par les chevaliers et hommes d'armes du Moyen-Âge.
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
Dernière édition par Pouyss le Sam 12 Avr 2008 - 21:45, édité 1 fois
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Les armes de jet
Les armes de jet
L'Arc

Archer Anglais du XIVème siècle équipé d'un grand arc et d'une épée
Cette arme de jet, dont le concept est très simple était déjà connue des chasseurs du Néolithique. C'est à l'origine un simple bâton de bois, légèrement courbé, avec une corde attachée à ses deux extrémités. Une première amélioration a été l'introduction de contre-courbes qui augmentaient l'amplitude pour une même longueur d'arc. Ensuite, vinrent les arcs composites renforcés par de la corne et des nerfs. Cet arc acceptait une courbure plus importante et dégageait beaucoup de puissance, mais était plus difficile à bander. L'efficacité d'un arc dépendait grandement de la qualité des flèches utilisées. Elles devaient être aérodynamiques et assurer une trajectoire stable. De plus, étant produites en grande quantité, elles devaient être relativement peu coûteuses à fabriquer. La longueur de la flèche était calculée en fonction de l'arc. Les arcs très durs à bander tiraient des flèches courtes alors qu'un arc souple comme le grand arc anglais pouvait envoyer des flèches d'un mètre de long.
L'archer au Moyen-Âge
L'arc était certainement l'arme la plus facile à fabriquer, mais il exigeait une longue pratique. C'est pourquoi les archers faisaient partie de corps spéciaux aux seins des armées. L'archer était généralement vêtu légèrement pour se déplacer rapidement à pied. Outre son arc, il possédait un carquois pour loger ses flèches et une arme auxiliaire (épée, couteau) utilisée au corps à corps. Lors d'une bataille rangée, les archers envoyaient leurs flèches en l'air ce qui leur donnait une trajectoire parabolique avant de retomber verticalement sur les troupes ennemis. Les seigneurs français du Moyen-Âge n'étaient pas favorables à l'établissement de compagnies d'archers alors que celles-ci se développèrent en Angleterre et ailleurs. Les Anglais utilisaient le grand arc (jusqu'à deux mètres de long) qui nécessitait plusieurs années d'entraînement et de pratique. Cette tactique fut payante et, pendant la guerre de cent ans (1337-1453), les archers anglais décimèrent la cavalerie française lors de plusieurs batailles.
L'arbalète

Arbalétrier bandant son arme à l'aide de l'étrier et de la boucle attachée à sa ceinture
Arme de jet dérivée de l'arc utilisée dès le Xème siècle. Elle est composée d'un arc de corne ou de métal, d'une pièce en bois permettant de fixer l'arc (arbrier) et d'un mécanisme permettant de maintenir la corde tendue (noix), de lâcher la flèche (détente) et de bander l'arc. Les flèches courtes tirées par l'arbalète s'appellent des carreaux. Très puissante et précise, c'était une arme très meurtrière, elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 (entre Chrétiens, mais permise contre les infidèles). Sa portée pouvait aller jusqu'à 150 mètres. Ses défauts étaient son poids et sa cadence de tir (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Mais l'arbalète était plus facile à manier que l'arc et nécessitait moins de temps pour la formation des tireurs.
Les différents types d'arbalètes se caractérisent par le mécanisme utilisé pour bander l'arc : à la main, à pied de biche, à tour ou à cry. Des mécanismes plus sophistiqués permettaient une plus grande puissance, mais alourdissaient l'arme. Les premières arbalètes se bandaient à la main à l'aide d'un étrier et d'un crochet attaché à la ceinture. Les arbalètes à pied de biche étaient plutôt utilisées par des cavaliers. Elles étaient plus légères et plus facile à bander.
Cette arme fut remise en cause pendant la guerre de cent ans après les batailles de Crécy (1346) et d'Azincourt (1415) où les archers anglais surpassèrent les arbalétriers français. Il est vrai que par son poids et son temps de rechargement assez long, elle était mieux adaptée à la défense d'une place forte plutôt qu'à une bataille rangée. Elle fut toutefois utilisée jusqu'au XVIème siècle.

Différents mécanismes pour bander l'arbalète (de gauche a droite : à tour, à pied de biche, à cry)
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
L'Arc

Archer Anglais du XIVème siècle équipé d'un grand arc et d'une épée
Cette arme de jet, dont le concept est très simple était déjà connue des chasseurs du Néolithique. C'est à l'origine un simple bâton de bois, légèrement courbé, avec une corde attachée à ses deux extrémités. Une première amélioration a été l'introduction de contre-courbes qui augmentaient l'amplitude pour une même longueur d'arc. Ensuite, vinrent les arcs composites renforcés par de la corne et des nerfs. Cet arc acceptait une courbure plus importante et dégageait beaucoup de puissance, mais était plus difficile à bander. L'efficacité d'un arc dépendait grandement de la qualité des flèches utilisées. Elles devaient être aérodynamiques et assurer une trajectoire stable. De plus, étant produites en grande quantité, elles devaient être relativement peu coûteuses à fabriquer. La longueur de la flèche était calculée en fonction de l'arc. Les arcs très durs à bander tiraient des flèches courtes alors qu'un arc souple comme le grand arc anglais pouvait envoyer des flèches d'un mètre de long.
L'archer au Moyen-Âge
L'arc était certainement l'arme la plus facile à fabriquer, mais il exigeait une longue pratique. C'est pourquoi les archers faisaient partie de corps spéciaux aux seins des armées. L'archer était généralement vêtu légèrement pour se déplacer rapidement à pied. Outre son arc, il possédait un carquois pour loger ses flèches et une arme auxiliaire (épée, couteau) utilisée au corps à corps. Lors d'une bataille rangée, les archers envoyaient leurs flèches en l'air ce qui leur donnait une trajectoire parabolique avant de retomber verticalement sur les troupes ennemis. Les seigneurs français du Moyen-Âge n'étaient pas favorables à l'établissement de compagnies d'archers alors que celles-ci se développèrent en Angleterre et ailleurs. Les Anglais utilisaient le grand arc (jusqu'à deux mètres de long) qui nécessitait plusieurs années d'entraînement et de pratique. Cette tactique fut payante et, pendant la guerre de cent ans (1337-1453), les archers anglais décimèrent la cavalerie française lors de plusieurs batailles.
L'arbalète

Arbalétrier bandant son arme à l'aide de l'étrier et de la boucle attachée à sa ceinture
Arme de jet dérivée de l'arc utilisée dès le Xème siècle. Elle est composée d'un arc de corne ou de métal, d'une pièce en bois permettant de fixer l'arc (arbrier) et d'un mécanisme permettant de maintenir la corde tendue (noix), de lâcher la flèche (détente) et de bander l'arc. Les flèches courtes tirées par l'arbalète s'appellent des carreaux. Très puissante et précise, c'était une arme très meurtrière, elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 (entre Chrétiens, mais permise contre les infidèles). Sa portée pouvait aller jusqu'à 150 mètres. Ses défauts étaient son poids et sa cadence de tir (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Mais l'arbalète était plus facile à manier que l'arc et nécessitait moins de temps pour la formation des tireurs.
Les différents types d'arbalètes se caractérisent par le mécanisme utilisé pour bander l'arc : à la main, à pied de biche, à tour ou à cry. Des mécanismes plus sophistiqués permettaient une plus grande puissance, mais alourdissaient l'arme. Les premières arbalètes se bandaient à la main à l'aide d'un étrier et d'un crochet attaché à la ceinture. Les arbalètes à pied de biche étaient plutôt utilisées par des cavaliers. Elles étaient plus légères et plus facile à bander.
Cette arme fut remise en cause pendant la guerre de cent ans après les batailles de Crécy (1346) et d'Azincourt (1415) où les archers anglais surpassèrent les arbalétriers français. Il est vrai que par son poids et son temps de rechargement assez long, elle était mieux adaptée à la défense d'une place forte plutôt qu'à une bataille rangée. Elle fut toutefois utilisée jusqu'au XVIème siècle.

Différents mécanismes pour bander l'arbalète (de gauche a droite : à tour, à pied de biche, à cry)
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
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Journaliste dans le canard de Dieppe, compilateur/traducteur lors du concile Vatican I, chapitrain/théologien de l'Ordre Franciscain, évêque de Nantes, réformateur du droit ecclésial Breton, fondateur et premier recteur de l'Ordre Lescurien, archevêque de Rouen, cardinal, archiviste à la Bibliomélie... et même défenseur de l'équipe de soule de Fécamp.
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Pouyss- Bienheureux
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L'épée
L'épée

Chevalier avec épée courte tenue à deux mains
C'est l'arme par excellence du chevalier et de l'homme d'arme. L'origine de l'épée remonte à la plus haute Antiquité et même sans doute à l'Âge du bronze. Les Grecs et les Romains utilisaient des épées plutôt courtes (60 centimètres environ) d'abord en bronze, puis en fer. Toutefois, leur qualité n'était pas excellente. L'usage de l'épée longue semble débuter à l'époque Franque et plus spécialement Carolingienne. À partir de cette période, l'épée devint l'arme la plus noble et portait même souvent un nom (la plus célèbre est Durandal, l'épée de Roland) et son pommeau renfermait parfois des reliques. Elle mesurait environ 90 centimètres.
Jusqu'au XIIème siècle, l'épée, qui possédait deux tranchants se terminait par un bout plutôt arrondi. Cela indique certainement que c'était une arme utilisée pour la taille et non pour les coups d'estoc. À la fin du XIIème siècle, la poignée devient assez longue pour permettre de se servir de l'arme à deux mains. Ensuite, la forme de l'épée ne se modifie guère jusque vers le milieu du XIIIème siècle. À cette époque, on distingue deux types d'épées : les épées à lame légère, utilisées de taille et d'autres à l'armes lourdes, plus courtes et destinées à des coups d'estoc. Les chevaliers en possédaient souvent une de chaque, la première utilisée à cheval et la seconde pour le combat à pied. Au XVème siècle, les armées donnant un rôle important à l'infanterie, comme les Suisses par exemple, équipèrent leur fantassins de grandes épées à deux mains pouvant atteindre jusqu'à 1m65. Elles étaient utilisées pour faire des ravages contre les escadrons de cavalerie.
La poignée

Différents types de poignées
Épée du XIIème siècle

Épée à 2 mains du XIVème siècle à quillon recourbé

Épée du XVème siècle

Épée du XVème siècle à quillon chevauché
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.

Chevalier avec épée courte tenue à deux mains
C'est l'arme par excellence du chevalier et de l'homme d'arme. L'origine de l'épée remonte à la plus haute Antiquité et même sans doute à l'Âge du bronze. Les Grecs et les Romains utilisaient des épées plutôt courtes (60 centimètres environ) d'abord en bronze, puis en fer. Toutefois, leur qualité n'était pas excellente. L'usage de l'épée longue semble débuter à l'époque Franque et plus spécialement Carolingienne. À partir de cette période, l'épée devint l'arme la plus noble et portait même souvent un nom (la plus célèbre est Durandal, l'épée de Roland) et son pommeau renfermait parfois des reliques. Elle mesurait environ 90 centimètres.
Jusqu'au XIIème siècle, l'épée, qui possédait deux tranchants se terminait par un bout plutôt arrondi. Cela indique certainement que c'était une arme utilisée pour la taille et non pour les coups d'estoc. À la fin du XIIème siècle, la poignée devient assez longue pour permettre de se servir de l'arme à deux mains. Ensuite, la forme de l'épée ne se modifie guère jusque vers le milieu du XIIIème siècle. À cette époque, on distingue deux types d'épées : les épées à lame légère, utilisées de taille et d'autres à l'armes lourdes, plus courtes et destinées à des coups d'estoc. Les chevaliers en possédaient souvent une de chaque, la première utilisée à cheval et la seconde pour le combat à pied. Au XVème siècle, les armées donnant un rôle important à l'infanterie, comme les Suisses par exemple, équipèrent leur fantassins de grandes épées à deux mains pouvant atteindre jusqu'à 1m65. Elles étaient utilisées pour faire des ravages contre les escadrons de cavalerie.
La poignée

Différents types de poignées
Épée du XIIème siècle

Épée à 2 mains du XIVème siècle à quillon recourbé

Épée du XVème siècle

Épée du XVème siècle à quillon chevauché
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La lance
La lance

Chevalier du XIVème siècle tenant sa lance sous l'aisselle
La lance sous sa forme la plus simple (long bâton de bois pointu et durci au feu) fut employée depuis la Préhistoire, alors même qu'on ne faisait pas la distinction entre armes de chasse et de guerre. Des pointes en pierre, en bronze et enfin en fer furent peu a peu ajoutées. Les premières lances de l'Antiquité étaient plutôt courtes (1m60 environ) et maniées d'une seule main. Des armes beaucoup plus longues furent ensuite utilisées par les Hoplites (soldats Grecs) et surtout les Macédoniens (jusqu'à 6 mètres de long).
La lance comme arme de cavalier apparut au XIème siècle. Elle ne dépassait guère 3 mètres et était utilisée comme une arme d'hast pour charger. Elle était souvent ornée d'une bannière. Vers la fin du XIIIème siècle, une garde d'acier fut ajoutée pour protéger la main du chevalier. La façon de tenir la lance à changer au XIVème siècle grâce à l'emploi d'un crochet fixé sur l'armure et destiné à maintenir la lance sous l'aisselle du cavalier. Avant cela, cette arme était tenue horizontalement au niveau de la hanche. Cette nouvelle technique permit l'utilisation de lances de plus en plus lourdes et longues (jusqu'à 5 mètres). Les lanciers formaient alors un corps d'élite, car l'apprentissage n'était pas facile et les chevaliers Français étaient certainement les meilleurs à cet exercice, ce qui n'a pas empêcher la défaite à la bataille d'Azincourt (25 octobre 1415). La lance fut abandonnée au combat au XVIème siècle remplacée par les armes a feu.
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
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Chevalier du XIVème siècle tenant sa lance sous l'aisselle
La lance sous sa forme la plus simple (long bâton de bois pointu et durci au feu) fut employée depuis la Préhistoire, alors même qu'on ne faisait pas la distinction entre armes de chasse et de guerre. Des pointes en pierre, en bronze et enfin en fer furent peu a peu ajoutées. Les premières lances de l'Antiquité étaient plutôt courtes (1m60 environ) et maniées d'une seule main. Des armes beaucoup plus longues furent ensuite utilisées par les Hoplites (soldats Grecs) et surtout les Macédoniens (jusqu'à 6 mètres de long).
La lance comme arme de cavalier apparut au XIème siècle. Elle ne dépassait guère 3 mètres et était utilisée comme une arme d'hast pour charger. Elle était souvent ornée d'une bannière. Vers la fin du XIIIème siècle, une garde d'acier fut ajoutée pour protéger la main du chevalier. La façon de tenir la lance à changer au XIVème siècle grâce à l'emploi d'un crochet fixé sur l'armure et destiné à maintenir la lance sous l'aisselle du cavalier. Avant cela, cette arme était tenue horizontalement au niveau de la hanche. Cette nouvelle technique permit l'utilisation de lances de plus en plus lourdes et longues (jusqu'à 5 mètres). Les lanciers formaient alors un corps d'élite, car l'apprentissage n'était pas facile et les chevaliers Français étaient certainement les meilleurs à cet exercice, ce qui n'a pas empêcher la défaite à la bataille d'Azincourt (25 octobre 1415). La lance fut abandonnée au combat au XVIème siècle remplacée par les armes a feu.
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La hache
La hache

Soldat du XIVème siècle possédant une hache à pointe derrière le tranchant
La hache en tant qu'outil est connue depuis la Préhistoire. Les soldats Romains en utilisaient, mais uniquement pour couper le bois. Les peuplades germaniques semblent être les premières à avoir utiliser la hache au combat.
Les Francs se servaient d'une hache courte au fer lourd, appelée francisque. Elle pouvait être lancée à 3 ou 4 mètres de distance. À l'époque carolingienne, la hache dite "danoise" est utilisée au combat. Elle est assez longue (environ 1m50) et tenue à deux mains. Elle sera utilisée jusqu'au XIIème siècle (les Anglais en possédaient à la bataille d'Hastings, en 1066). La chevalerie française adopta la hache vers la fin du XIIème siècle à la suite des premières croisades. Au XIIIème siècle, les fantassins portaient également des haches plus ou moins longues. À partir du XIVème siècle, des haches nouvelles apparurent : elles étaient forgées de façon à pouvoir frapper de taille et d'estoc. Une pointe aigue était ajoutée derrière la partie tranchante. Les haches des fantassins avaient aussi une pointe au bout du manche, genre baïonnette. Le manche s'allongea également et cette hache prends le nom de hallebarde au XVème siècle.

Francisque

Hache danoise

Carolingien tenant une hache à deux mains
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.

Soldat du XIVème siècle possédant une hache à pointe derrière le tranchant
La hache en tant qu'outil est connue depuis la Préhistoire. Les soldats Romains en utilisaient, mais uniquement pour couper le bois. Les peuplades germaniques semblent être les premières à avoir utiliser la hache au combat.
Les Francs se servaient d'une hache courte au fer lourd, appelée francisque. Elle pouvait être lancée à 3 ou 4 mètres de distance. À l'époque carolingienne, la hache dite "danoise" est utilisée au combat. Elle est assez longue (environ 1m50) et tenue à deux mains. Elle sera utilisée jusqu'au XIIème siècle (les Anglais en possédaient à la bataille d'Hastings, en 1066). La chevalerie française adopta la hache vers la fin du XIIème siècle à la suite des premières croisades. Au XIIIème siècle, les fantassins portaient également des haches plus ou moins longues. À partir du XIVème siècle, des haches nouvelles apparurent : elles étaient forgées de façon à pouvoir frapper de taille et d'estoc. Une pointe aigue était ajoutée derrière la partie tranchante. Les haches des fantassins avaient aussi une pointe au bout du manche, genre baïonnette. Le manche s'allongea également et cette hache prends le nom de hallebarde au XVème siècle.

Francisque

Hache danoise

Carolingien tenant une hache à deux mains
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Le fléau
Le fléau

Homme d'arme muni d'un fléau (début du XVème siècle)
Arme composée d'un manche de bois muni d'une chaîne métallique à laquelle est accrochée une masse de fer. Le fléau était surtout employé en Allemagne et en Suisse à partir du XIIème siècle, mais beaucoup moins en France.
Cette arme était terriblement destructive pour les hauberts, mais pouvait également blesser celui qui la maniait. Les fléaux des fantassins avaient un manche plus long afin de pouvoir atteindre les cavaliers.
La masse suspendue à la chaîne était généralement sphérique et munie de pointes plus ou moins longues, mais elle pouvait aussi n'être qu'un lingot de fer rectangulaire.

Goupillon (début du XVème siècle)
Le Goupillon était une sorte de fléau équipé de plusieurs chaînes terminées par des boules garnies de pointes acérées. Il fut très populaire en Angleterre et dans les Flandres, mais demandait une grande dextérité pour être manié.
Le fléau fut utilisé jusqu'au XVIème siècle.
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Homme d'arme muni d'un fléau (début du XVème siècle)
Arme composée d'un manche de bois muni d'une chaîne métallique à laquelle est accrochée une masse de fer. Le fléau était surtout employé en Allemagne et en Suisse à partir du XIIème siècle, mais beaucoup moins en France.
Cette arme était terriblement destructive pour les hauberts, mais pouvait également blesser celui qui la maniait. Les fléaux des fantassins avaient un manche plus long afin de pouvoir atteindre les cavaliers.
La masse suspendue à la chaîne était généralement sphérique et munie de pointes plus ou moins longues, mais elle pouvait aussi n'être qu'un lingot de fer rectangulaire.

Goupillon (début du XVème siècle)
Le Goupillon était une sorte de fléau équipé de plusieurs chaînes terminées par des boules garnies de pointes acérées. Il fut très populaire en Angleterre et dans les Flandres, mais demandait une grande dextérité pour être manié.
Le fléau fut utilisé jusqu'au XVIème siècle.
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La masse
La masse

Morning star
C'est une arme offensive composée d'un manche et d'une partie contondante à une extrémité. La simple massue est certainement l'arme la plus anciennement connue. À l'origine, ce n'était qu'un bâton de bois sur lequel était resté la souche.
Au Moyen-Âge, la masse est admise dans les combats vers la fin du XIIème siècle. La partie contondante est faite de métal (bronze, plomb ou fer) et de forme cylindrique ou sphérique. Les Anglais utilisaient beaucoup la "morning star", terminée par une boule munie de pointes.

Masse a manche de bois du XIIème siècle

Masse a manche de fer du XVème siècle
Les coups portés par une masse pouvaient très bien briser le crâne ou casser un membre à travers une cotte de maille. Au XVème siècle, les progrès du travail du fer permirent de fabriquer des masses, dont l'extrémité était formée d'une série de lames et le manche devint également en fer pour éviter qu'il se brise.
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Morning star
C'est une arme offensive composée d'un manche et d'une partie contondante à une extrémité. La simple massue est certainement l'arme la plus anciennement connue. À l'origine, ce n'était qu'un bâton de bois sur lequel était resté la souche.
Au Moyen-Âge, la masse est admise dans les combats vers la fin du XIIème siècle. La partie contondante est faite de métal (bronze, plomb ou fer) et de forme cylindrique ou sphérique. Les Anglais utilisaient beaucoup la "morning star", terminée par une boule munie de pointes.

Masse a manche de bois du XIIème siècle

Masse a manche de fer du XVème siècle
Les coups portés par une masse pouvaient très bien briser le crâne ou casser un membre à travers une cotte de maille. Au XVème siècle, les progrès du travail du fer permirent de fabriquer des masses, dont l'extrémité était formée d'une série de lames et le manche devint également en fer pour éviter qu'il se brise.
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Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
_________________
Journaliste dans le canard de Dieppe, compilateur/traducteur lors du concile Vatican I, chapitrain/théologien de l'Ordre Franciscain, évêque de Nantes, réformateur du droit ecclésial Breton, fondateur et premier recteur de l'Ordre Lescurien, archevêque de Rouen, cardinal, archiviste à la Bibliomélie... et même défenseur de l'équipe de soule de Fécamp.
Kaioh a écrit:"Jadis, fondateur de l'Ordre dans son cercueil"

Pouyss- Bienheureux
- Nombre de messages: 2032
Localisation IG: Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne: Clergé séculier (jadis)

L'armure
L'armure

L'homme d'arme comprit très vite que se défendre lors du combat était au moins aussi important que de porter un coup à l'ennemi. Aussi, parallèlement au développement d'armes offensives, se développèrent des armes défensives, dont le bouclier est sans doute la première. Ensuite, il apparut logique de protéger la partie la plus vulnérable (la tête), puis d'étendre cette protection aux autres parties du corps.
Le terme armure apparaît en réalité au XVème siècle pour désigner l'ensemble des protections de fer ou d'acier portées à la guerre ou pour les joutes. Avant cela, on parlait de harnois ou d'adoubement. L'armure est ici employée pour désigner l'habillement militaire en général.
Antiquité
Des vêtements rembourrés et sans doute des armures de cuir furent les premières protections du corps du soldat. L'étape suivante fut d'ajouter des petites pièces de métal cousues sur le vêtement... Des armures faites d'écailles de bronze furent ainsi utilisées en Mésopotamie et dans l'Égypte ancienne, mais étaient probablement réservées à une élite.
Les Grecs et les Romains portaient des cuirasses de bronze ainsi que des protections pour le bas des jambes et parfois les avant-bras. Bien que le fer soit connu, le bronze était couramment utilisé, car il permettait de fabriquer facilement des cuirasses d'une seule pièce. C'est pour cela que les premières protections en fer se composaient de plusieurs lames articulées (cuirasses romaines). Le développement de l'armure s'arrête pratiquement avec la chute de l'Empire romain. Les tribus barbares ne portaient généralement qu'un bouclier et un casque comme protection.

Haut Moyen-Âge (VIIIème, XIème siècle)
L'armure fait sa réapparition à l'époque carolingienne reprenant à quelques modifications près, l'équipement de la fin de l'Empire romain. Ainsi, la plupart de armures sont faites de pièces de métal (fer ou bronze) cousues sur une étoffe épaisse, parfois renforcée de cuir. Ces pièces peuvent avoir différentes formes : écailles, rectangulaires ou anneaux. Ces derniers composent ce que l'on appelle la broigne. Elle fut utilisée par les Carolingiens (dès le VIIIème siècle) et les Normands (XIème siècle) et continua à être portée parallèlement à la cotte de maille. La broigne descendait au-dessous du genou et se revêtait par dessus une tunique légère.

Soldat carolingien avec un corselet recouvert de métal, un casque et sous celui-ci une coiffe
XIIème et XIIIème siècle
Ce n'est sans doute que vers le milieu du XIIème siècle que la cotte de maille fut largement adoptée. Composée de mailles de fer entrelacées, véritable tissu de métal, elle est aussi appelée haubert. Le haubert se portait sur un vêtement rembourré, le gambison. Un capuchon de mailles et des gants de peaux complétaient parfois l'équipement. Certains hauberts descendaient presque jusqu'à la cheville.
Durant le XIIIème siècle, des gantelets et des chausses de mailles complétèrent la cotte de mailles et une tunique d'étoffe (surcot) se portait par dessus. Le haubert résistait assez bien aux flèches, coups de lance et d'épée, mais était beaucoup plus vulnérable aux armes de choc (masse, marteau, fléau). Des pièces de fer furent peu à peu ajoutées dès la fin du XIIIème siècle.

XIIème siècle - Haubert de mailles long et casque conique à nasal

XIIIème siècle - Cotte de mailles complétée de chausses et de gantelets, surcot et heaume cylindrique
XIVème et XVème siècle
Des protections de fer supplémentaires furent donc fabriquées, afin de mieux protéger les différentes parties du corps : bras, torse, coudes, genoux, jambes et pieds. Les hommes d'armes ne les portaient pas forcement toutes et le début du XIVème siècle marque une période de transition entre la cotte de mailles et l'armure de plates complètes. Au début du XVème siècle, l'armure de fer est définitivement adoptée par les chevaliers. Cette équipement est souvent nommé "harnois blanc" à cause du fer poli et brillant, dont il est fait. Les fabriques d'armures les plus renommées étaient italiennes (Milan) ou allemandes (Nuremberg). Des armures magnifiques continuèrent à être utilisées au XVIème siècle, mais plus par tradition que par réelle nécessité, l'introduction des armes à feu dans les combat les rendant dépassées.

XIVème siècle - Gambison, haubert, surcot, cubitières, genouillères et grèves

XVème siècle - Armure de plates complète, gorgerette de mailles et bassinet
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Les deux images en couleur proviennent respectivement des sites Saint Gervasy et Antiquité tardive et Moyen-Âge. Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.

L'homme d'arme comprit très vite que se défendre lors du combat était au moins aussi important que de porter un coup à l'ennemi. Aussi, parallèlement au développement d'armes offensives, se développèrent des armes défensives, dont le bouclier est sans doute la première. Ensuite, il apparut logique de protéger la partie la plus vulnérable (la tête), puis d'étendre cette protection aux autres parties du corps.
Le terme armure apparaît en réalité au XVème siècle pour désigner l'ensemble des protections de fer ou d'acier portées à la guerre ou pour les joutes. Avant cela, on parlait de harnois ou d'adoubement. L'armure est ici employée pour désigner l'habillement militaire en général.
Antiquité
Des vêtements rembourrés et sans doute des armures de cuir furent les premières protections du corps du soldat. L'étape suivante fut d'ajouter des petites pièces de métal cousues sur le vêtement... Des armures faites d'écailles de bronze furent ainsi utilisées en Mésopotamie et dans l'Égypte ancienne, mais étaient probablement réservées à une élite.
Les Grecs et les Romains portaient des cuirasses de bronze ainsi que des protections pour le bas des jambes et parfois les avant-bras. Bien que le fer soit connu, le bronze était couramment utilisé, car il permettait de fabriquer facilement des cuirasses d'une seule pièce. C'est pour cela que les premières protections en fer se composaient de plusieurs lames articulées (cuirasses romaines). Le développement de l'armure s'arrête pratiquement avec la chute de l'Empire romain. Les tribus barbares ne portaient généralement qu'un bouclier et un casque comme protection.

Haut Moyen-Âge (VIIIème, XIème siècle)
L'armure fait sa réapparition à l'époque carolingienne reprenant à quelques modifications près, l'équipement de la fin de l'Empire romain. Ainsi, la plupart de armures sont faites de pièces de métal (fer ou bronze) cousues sur une étoffe épaisse, parfois renforcée de cuir. Ces pièces peuvent avoir différentes formes : écailles, rectangulaires ou anneaux. Ces derniers composent ce que l'on appelle la broigne. Elle fut utilisée par les Carolingiens (dès le VIIIème siècle) et les Normands (XIème siècle) et continua à être portée parallèlement à la cotte de maille. La broigne descendait au-dessous du genou et se revêtait par dessus une tunique légère.

Soldat carolingien avec un corselet recouvert de métal, un casque et sous celui-ci une coiffe
XIIème et XIIIème siècle
Ce n'est sans doute que vers le milieu du XIIème siècle que la cotte de maille fut largement adoptée. Composée de mailles de fer entrelacées, véritable tissu de métal, elle est aussi appelée haubert. Le haubert se portait sur un vêtement rembourré, le gambison. Un capuchon de mailles et des gants de peaux complétaient parfois l'équipement. Certains hauberts descendaient presque jusqu'à la cheville.
Durant le XIIIème siècle, des gantelets et des chausses de mailles complétèrent la cotte de mailles et une tunique d'étoffe (surcot) se portait par dessus. Le haubert résistait assez bien aux flèches, coups de lance et d'épée, mais était beaucoup plus vulnérable aux armes de choc (masse, marteau, fléau). Des pièces de fer furent peu à peu ajoutées dès la fin du XIIIème siècle.

XIIème siècle - Haubert de mailles long et casque conique à nasal

XIIIème siècle - Cotte de mailles complétée de chausses et de gantelets, surcot et heaume cylindrique
XIVème et XVème siècle
Des protections de fer supplémentaires furent donc fabriquées, afin de mieux protéger les différentes parties du corps : bras, torse, coudes, genoux, jambes et pieds. Les hommes d'armes ne les portaient pas forcement toutes et le début du XIVème siècle marque une période de transition entre la cotte de mailles et l'armure de plates complètes. Au début du XVème siècle, l'armure de fer est définitivement adoptée par les chevaliers. Cette équipement est souvent nommé "harnois blanc" à cause du fer poli et brillant, dont il est fait. Les fabriques d'armures les plus renommées étaient italiennes (Milan) ou allemandes (Nuremberg). Des armures magnifiques continuèrent à être utilisées au XVIème siècle, mais plus par tradition que par réelle nécessité, l'introduction des armes à feu dans les combat les rendant dépassées.

XIVème siècle - Gambison, haubert, surcot, cubitières, genouillères et grèves

XVème siècle - Armure de plates complète, gorgerette de mailles et bassinet
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Les deux images en couleur proviennent respectivement des sites Saint Gervasy et Antiquité tardive et Moyen-Âge. Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
_________________
Journaliste dans le canard de Dieppe, compilateur/traducteur lors du concile Vatican I, chapitrain/théologien de l'Ordre Franciscain, évêque de Nantes, réformateur du droit ecclésial Breton, fondateur et premier recteur de l'Ordre Lescurien, archevêque de Rouen, cardinal, archiviste à la Bibliomélie... et même défenseur de l'équipe de soule de Fécamp.
Kaioh a écrit:"Jadis, fondateur de l'Ordre dans son cercueil"

Pouyss- Bienheureux
- Nombre de messages: 2032
Localisation IG: Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne: Clergé séculier (jadis)

Le heaume
Le heaume

Le terme heaume n'apparaît qu'au XIIème siècle pour désigner une armure de tête. Toutefois, le casque était utilisé depuis l'Antiquité. Les Grecs portaient déjà un casque rappelant par sa forme le heaume du Moyen-Âge. Le casque romain enveloppait exactement le crâne et possédait deux jugulaires, mais laissait le visage découvert. Il était parfois surmonté d'un cimier. Les améliorations successives du casque consistèrent à couvrir de plus en plus le visage rendant difficile l'identification de son propriétaire. On pense que c'est cela qui a donné naissance à l'Héraldique, science des blasons. On peut voir, sur la tapisserie de Bayeux, Guillaume de Normandie obligé de relever son casque pour montrer à ses hommes qu'il est toujours en vie. Vers le Xème siècle, on utilisait le casque conique à protection nasale, dont l'origine est certainement normande. Il fut encore utilisé en certains endroits jusqu'au début du XIIIème siècle.

XIème siècle - Casque conique avec protection nasale

XIIème siècle - Heaume cylindrique à dessus plat

XIIème siècle - Heaume à bassinet
À partir du XIIème siècle, le besoin de mieux protéger le visage amena la création du heaume cylindrique enveloppant la tête entière avec des fentes pour les yeux. Ils avaient le dessus aplati, ce qui était une régression, car ils étaient plus vulnérables aux coups portés sur le dessus de la tête. Ces heaumes étaient lourds et rendaient la respiration difficile, ce qui explique qu'ils étaient uniquement portés pendant le combat. L'amélioration des techniques de travail du fer permit de revenir à une forme conique sur le dessus du heaume tout en gardant la protection totale du visage (milieu du XIIème). Le bassinet, qui apparut vers le début du XIVème siècle améliora considérablement le confort du chevalier. Il était moins lourd que le heaume du XIIème et équipé d'une visière pouvant être relevée ce qui facilitait la respiration. Sa forme était étudiée pour dévier les coups de lance, mais également pour mieux résister aux coups de tailles portés par les épées et masses d'armes.
Vers la fin du XIVème siècle, en plus du bassinet, un nouveau heaume apparaît : le heaume à "tête de crapaud". Ses surfaces fuyantes permettaient de dévier les coups et il fut très utilisé dans les tournois et joutes. Le heaume disparaît complètement à la fin du XVème siècle remplacé par l'armet et la salade. L'armet, plus léger que le heaume et le bassinet, pouvait être porté sans fatigue pendant longtemps. La salade était une sorte de chapeau de fer allongé à l'arrière du cou, possédant ou non une visière, mais sans protection au niveau du menton. Sa forme fait parfois penser aux casques allemands de la première guerre mondiale, sans qu'on sache si ces derniers s'en sont inspirés.

XIVème siècle - Heaume à "tête de crapaud"

XVème siècle - Salade
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.

Le terme heaume n'apparaît qu'au XIIème siècle pour désigner une armure de tête. Toutefois, le casque était utilisé depuis l'Antiquité. Les Grecs portaient déjà un casque rappelant par sa forme le heaume du Moyen-Âge. Le casque romain enveloppait exactement le crâne et possédait deux jugulaires, mais laissait le visage découvert. Il était parfois surmonté d'un cimier. Les améliorations successives du casque consistèrent à couvrir de plus en plus le visage rendant difficile l'identification de son propriétaire. On pense que c'est cela qui a donné naissance à l'Héraldique, science des blasons. On peut voir, sur la tapisserie de Bayeux, Guillaume de Normandie obligé de relever son casque pour montrer à ses hommes qu'il est toujours en vie. Vers le Xème siècle, on utilisait le casque conique à protection nasale, dont l'origine est certainement normande. Il fut encore utilisé en certains endroits jusqu'au début du XIIIème siècle.

XIème siècle - Casque conique avec protection nasale

XIIème siècle - Heaume cylindrique à dessus plat

XIIème siècle - Heaume à bassinet
À partir du XIIème siècle, le besoin de mieux protéger le visage amena la création du heaume cylindrique enveloppant la tête entière avec des fentes pour les yeux. Ils avaient le dessus aplati, ce qui était une régression, car ils étaient plus vulnérables aux coups portés sur le dessus de la tête. Ces heaumes étaient lourds et rendaient la respiration difficile, ce qui explique qu'ils étaient uniquement portés pendant le combat. L'amélioration des techniques de travail du fer permit de revenir à une forme conique sur le dessus du heaume tout en gardant la protection totale du visage (milieu du XIIème). Le bassinet, qui apparut vers le début du XIVème siècle améliora considérablement le confort du chevalier. Il était moins lourd que le heaume du XIIème et équipé d'une visière pouvant être relevée ce qui facilitait la respiration. Sa forme était étudiée pour dévier les coups de lance, mais également pour mieux résister aux coups de tailles portés par les épées et masses d'armes.
Vers la fin du XIVème siècle, en plus du bassinet, un nouveau heaume apparaît : le heaume à "tête de crapaud". Ses surfaces fuyantes permettaient de dévier les coups et il fut très utilisé dans les tournois et joutes. Le heaume disparaît complètement à la fin du XVème siècle remplacé par l'armet et la salade. L'armet, plus léger que le heaume et le bassinet, pouvait être porté sans fatigue pendant longtemps. La salade était une sorte de chapeau de fer allongé à l'arrière du cou, possédant ou non une visière, mais sans protection au niveau du menton. Sa forme fait parfois penser aux casques allemands de la première guerre mondiale, sans qu'on sache si ces derniers s'en sont inspirés.

XIVème siècle - Heaume à "tête de crapaud"

XVème siècle - Salade
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
_________________
Journaliste dans le canard de Dieppe, compilateur/traducteur lors du concile Vatican I, chapitrain/théologien de l'Ordre Franciscain, évêque de Nantes, réformateur du droit ecclésial Breton, fondateur et premier recteur de l'Ordre Lescurien, archevêque de Rouen, cardinal, archiviste à la Bibliomélie... et même défenseur de l'équipe de soule de Fécamp.
Kaioh a écrit:"Jadis, fondateur de l'Ordre dans son cercueil"

Pouyss- Bienheureux
- Nombre de messages: 2032
Localisation IG: Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne: Clergé séculier (jadis)

Le bouclier
Le bouclier

Bouclier rond carolingien avec l'umbo en son centre
C'est la plus basique et ancienne arme de défense utilisée par les guerriers. Instinctivement, les hommes utilisèrent des planches de bois pour se protéger des premières armes offensives (haches...). Ensuite, les attaches furent ajoutées, ce qui permettaient de mieux tenir le bouclier et d'avoir une main libre pour tenir la hache. Une sangle était parfois utilisée pour porter le bouclier sur le dos lors des déplacements et probablement pour libérer la seconde main lors du maniement d'armes lourdes. Les premiers boucliers étaient ronds et ne protégeaient qu'une partie du corps. Ceci était efficace pour les combats au corps à corps, mais l'était moins contre les armes de jets qui pouvaient atteindre les parties non protégées. Les Romains le comprirent et leurs boucliers à bords droits leur permettaient de former des "tortues" pour avancer tout en étant à l'abri des tirs de projectiles. Les boucliers gaulois étaient en osier et peaux renforcés de métal, dont l'attache saillante s'appelait l'umbo. Cette attache était parfois si saillante, qu'elle fut quelquefois confondue avec un casque.
Durant le Haut Moyen-Âge, les Francs et les Vikings utilisèrent plutôt des boucliers ronds. Ils étaient souvent recouverts de cuir pour améliorer la rigidité. Le bouclier du Moyen-Âge est connu sous le nom d'écu qui vient du romain Scutum et désignait un bouclier long. Ce sont les Normands qui répandirent l'utilisation du bouclier long à partir du XIème siècle. Il était toujours arrondi sur le dessus, mais allongé, afin de protéger la jambe. Il possédait toujours l'umbo, avait une bordure métallique et mesurait environ 1m30 de haut.

Bouclier normand du XIème siècle
L'amélioration des armures et l'utilisation du cheval dans les combats amenèrent à utiliser des boucliers plus petits. L'umbo ne fut plus utilisé et le dessus arrondi disparu également (peut-être pour améliorer le champ de vision) et cette forme en V du bouclier est le plus souvent utilisée pour représenter les blasons. En effet, à partir du XIIIème siècle, l'écu porte régulièrement les armoiries de son propriétaire ce qui permet de l'identifier. Au XIVème siècle, une nouvelle forme de bouclier apparut : le bouclier de tournoi. Il était plutôt petit et possédait une encoche sur le dessus pour supporter la lance. Ce siècle vit également l'apparition du Pavois, grand bouclier ovale ou quadrangulaire utilisé par les fantassins et les arbalétriers. Il se plantait dans le sol et permettait de protéger les arbalétriers spécialement exposés pendant le rechargement de leurs armes.

Arbalétrier se protégeant derrière son pavois
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.

Bouclier rond carolingien avec l'umbo en son centre
C'est la plus basique et ancienne arme de défense utilisée par les guerriers. Instinctivement, les hommes utilisèrent des planches de bois pour se protéger des premières armes offensives (haches...). Ensuite, les attaches furent ajoutées, ce qui permettaient de mieux tenir le bouclier et d'avoir une main libre pour tenir la hache. Une sangle était parfois utilisée pour porter le bouclier sur le dos lors des déplacements et probablement pour libérer la seconde main lors du maniement d'armes lourdes. Les premiers boucliers étaient ronds et ne protégeaient qu'une partie du corps. Ceci était efficace pour les combats au corps à corps, mais l'était moins contre les armes de jets qui pouvaient atteindre les parties non protégées. Les Romains le comprirent et leurs boucliers à bords droits leur permettaient de former des "tortues" pour avancer tout en étant à l'abri des tirs de projectiles. Les boucliers gaulois étaient en osier et peaux renforcés de métal, dont l'attache saillante s'appelait l'umbo. Cette attache était parfois si saillante, qu'elle fut quelquefois confondue avec un casque.
Durant le Haut Moyen-Âge, les Francs et les Vikings utilisèrent plutôt des boucliers ronds. Ils étaient souvent recouverts de cuir pour améliorer la rigidité. Le bouclier du Moyen-Âge est connu sous le nom d'écu qui vient du romain Scutum et désignait un bouclier long. Ce sont les Normands qui répandirent l'utilisation du bouclier long à partir du XIème siècle. Il était toujours arrondi sur le dessus, mais allongé, afin de protéger la jambe. Il possédait toujours l'umbo, avait une bordure métallique et mesurait environ 1m30 de haut.

Bouclier normand du XIème siècle
L'amélioration des armures et l'utilisation du cheval dans les combats amenèrent à utiliser des boucliers plus petits. L'umbo ne fut plus utilisé et le dessus arrondi disparu également (peut-être pour améliorer le champ de vision) et cette forme en V du bouclier est le plus souvent utilisée pour représenter les blasons. En effet, à partir du XIIIème siècle, l'écu porte régulièrement les armoiries de son propriétaire ce qui permet de l'identifier. Au XIVème siècle, une nouvelle forme de bouclier apparut : le bouclier de tournoi. Il était plutôt petit et possédait une encoche sur le dessus pour supporter la lance. Ce siècle vit également l'apparition du Pavois, grand bouclier ovale ou quadrangulaire utilisé par les fantassins et les arbalétriers. Il se plantait dans le sol et permettait de protéger les arbalétriers spécialement exposés pendant le rechargement de leurs armes.

Arbalétrier se protégeant derrière son pavois
Ce document a été réalisé par Miragouil et Kaioh.
Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.
_________________
Journaliste dans le canard de Dieppe, compilateur/traducteur lors du concile Vatican I, chapitrain/théologien de l'Ordre Franciscain, évêque de Nantes, réformateur du droit ecclésial Breton, fondateur et premier recteur de l'Ordre Lescurien, archevêque de Rouen, cardinal, archiviste à la Bibliomélie... et même défenseur de l'équipe de soule de Fécamp.
Kaioh a écrit:"Jadis, fondateur de l'Ordre dans son cercueil"

Pouyss- Bienheureux
- Nombre de messages: 2032
Localisation IG: Fécamp (dans son cercueil)
Voie Lescurienne: Clergé séculier (jadis)

Châteaux et fortifications
2. Châteaux et fortifications

Voici ce qu'est le château fort dans l'imaginaire collectif
Mais comment en est-on arrivé là? Et qu'elles ont été les évolutions au cours du temps?
Voici un petit historique de la fortification du Xème au XVème siècle en 3 périodes :
Xème siècle : la motte
Avec la constitution du système féodal, la motte devient un symbole de puissance et le siège du pouvoir. La main d'œuvre est gratuite car le seigneur se sert de son droit de ban pour imposer la corvée.
La motte, souvent artificielle, mesure de 10 à 30m de haut et est entourée d'un fossé qui peut être en eau, il s'agit alors de douves. La motte est couronnée d'une palissade qui enferme quelques bâtiments dont une tour en bois ou en pierre. Un escalier ou une rampe permet de descendre dans la basse-cour. Cette dernière, également ceinturée d'une palissade, renferme les habitations. Le tout est cerclé d'un fossé.
La défense ici consiste en une suite d'obstacles : Fossés, haute butte et palissades. Ceci peut paraitre rudimentaire mais à cette époque les armées sont très petites.

Pour les assaillants le feu est la plus grande arme, mais le blocus est quasiment impossible. La sape, technique qui consiste à pratiquer un trou au bas d'un mur pour en provoquer l'éboulement, est tout de même possible; c'est pourquoi les hourds font leur apparition. Il s'agit de cages en bois qui permettent le flanquement vertical et donc la protection du bas des murs qui en sont pourvus.

Hourds protégeant la sape au château de Tournoël

Hourds protégeant la porte du château de Murol
Mi-XIème : la tour maitresse
Elle est d'abord un symbole monétaire car cette fois le seigneur doit payer des charpentiers et des maçons spécialisés. Construite en bois ou en pierre, on l'appelle le Donjon. La grande majorité des tours maîtresses ont une vocation mi-défensive, mi-résidentielle. En ce qui concerne leur forme, il n'y a pas de règle. Plus les seigneurs sont fortunés, plus les formes sont évoluées : carrée, rectangulaire, circulaire, en trèfle, parfois flanquée de tourelles.

Tour ronde à Ribeaupierre

Tour carrée à Opme
LA DÉFENSE ACTIVE
Henri Plantagenêt, roi d'Angleterre depuis 1154, remplace le service militaire obligatoire de 40 jours par un impôt en 1157. Avec cet argent il recrute des mercenaires pour créer une armée permanente. Trois ans plus tard, Philippe Auguste monte sur le trône du royaume de France et impose le même système. Avec l'avènement de ces nouvelles armées le siège et la prise des châteaux deviennent possibles. La défense doit donc évoluer et devenir active.
Philippe Auguste fait construire le Louvre à la fin du XIIème siècle et c'est ce modèle qui va se répandre. Le donjon est circulaire et a une vocation purement militaire. Des murs - ou courtines - en pierre, d'une épaisseur de 2m minimum et souvent crènelés, entourent complètement le château. La forme de cette enceinte, carrée au Louvre, dépend souvent du terrain. Ces courtines sont régulièrement flanquées de tours, principalement circulaires et semi-circulaires en France. Le nombre de ces tours de flanquement est un symbole de puissance.
Pour éviter les angles morts une échauguette peut être placée en encorbellement sur un mur ou une tour. Il s'agit d'une petite guérite qui ne laisse généralement la place qu'à un seul homme.

Voici un exemple à Château-Queyras
Pour que la défense devienne active il faut pouvoir tirer sur l'assaillant, d'où l'apparition de mâchicoulis et d'archères et la généralisation des hourds.
Les mâchicoulis sont des avancées de pierre, aménagées en haut des tours ou des murs, avec une ouverture vers la bas qui permet de jeter sur l'ennemi toute sorte de projectiles.
Les archères sont des percées verticales faites dans les tours, parfois à plusieurs étages, destinées au tir d'armes à cordes : arcs et arbalètes. Les archères peuvent être munies d'un étrier pour permettre le tir vers le bas, ou d'une croix à mi-hauteur pour faciliter la visée. Parfois les archères atteignent des hauteurs supérieures à 4m, elles sont alors seulement dissuasives. Leur nombre aussi avait un certain pouvoir de dissuasion, car elles pouvaient laisser croire à une grande capacité militaire même si elles n'étaient pas toutes pourvues de tireurs.

Sur cette photo prise à Vendôme, on voit bien la complémentarité entre les mâchicoulis et les archères
On retrouve mâchicoulis et hourds au dessus des portes des châteaux, car il est évident qu'il s'agit d'un point fragile. La défense est augmentée par la présence d'assommoirs et/ou de herses et parfois même d'un sas entre deux portes.
En Angleterre les portes sont souvent des tour-portes, en France la mode est plus au châtelet. La porte est alors située entre deux tours jumelles, comme sur l'exemple ci-contre à Sedan.

AVÈNEMENT DE L'ARTILLERIE
Dans la première moitié du XIVème siècle l'artillerie commence à voir le jour. Au début, les bombardes ne tirent que des boulets en pierre assez peu efficaces contre les châteaux. Mais à partir du XVème siècle les progrès sont importants, avec notamment l'apparition de boulets en bronze, puis la généralisation des boulets métalliques. Les châteaux doivent une fois de plus évoluer pour répondre au canon. En ce qui concerne la défense, des tours canon sont construites, parfois en enchappant d'anciennes tours de flanquement. Elles ont une épaisseur dépassant les 5m et sont rondes pour résister au tir. L'épaisseur des murs doit également être revue, il s'agit du remparement. Cette technique consiste à construire un deuxième mur en avant du premier et de combler l'intervalle avec de la terre et de la pierre.

Archères-canonnières de Miolans
Pour ce qui est de l'offensive, les archères se voient transformées en archères-canonnières par l'élargissement de l'étrier. Ceci permet, pendant le temps de refroidissement de l'arme à feu, de tirer avec des armes à cordes.
Des canonnières sont également construites, elles sont destinées uniquement au canon et ont une forme plutôt horizontale.
Vers la fin du XVème siècle, apparaissent les premiers évents, qui permettent l'évacuation des fumées. Parfois sont également aménagés des renforcements de protection pour l'artilleur. En effet à cette époque le matériel n'est pas toujours très fiable et menace d'exploser.

C'est le cas sur cet exemple, toujours à Miolans
Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à cet endroit. Il est tiré en presque totalité de la Bibliothèque du Château de Rouen.

Voici ce qu'est le château fort dans l'imaginaire collectif
Mais comment en est-on arrivé là? Et qu'elles ont été les évolutions au cours du temps?
Voici un petit historique de la fortification du Xème au XVème siècle en 3 périodes :
- -la défense passive;
-la défense active;
-l'avènement de l'artillerie.
Xème siècle : la motte
Avec la constitution du système féodal, la motte devient un symbole de puissance et le siège du pouvoir. La main d'œuvre est gratuite car le seigneur se sert de son droit de ban pour imposer la corvée.
La motte, souvent artificielle, mesure de 10 à 30m de haut et est entourée d'un fossé qui peut être en eau, il s'agit alors de douves. La motte est couronnée d'une palissade qui enferme quelques bâtiments dont une tour en bois ou en pierre. Un escalier ou une rampe permet de descendre dans la basse-cour. Cette dernière, également ceinturée d'une palissade, renferme les habitations. Le tout est cerclé d'un fossé.
La défense ici consiste en une suite d'obstacles : Fossés, haute butte et palissades. Ceci peut paraitre rudimentaire mais à cette époque les armées sont très petites.
Pour les assaillants le feu est la plus grande arme, mais le blocus est quasiment impossible. La sape, technique qui consiste à pratiquer un trou au bas d'un mur pour en provoquer l'éboulement, est tout de même possible; c'est pourquoi les hourds font leur apparition. Il s'agit de cages en bois qui permettent le flanquement vertical et donc la protection du bas des murs qui en sont pourvus.
Hourds protégeant la sape au château de Tournoël

Hourds protégeant la porte du château de Murol
Mi-XIème : la tour maitresse
Elle est d'abord un symbole monétaire car cette fois le seigneur doit payer des charpentiers et des maçons spécialisés. Construite en bois ou en pierre, on l'appelle le Donjon. La grande majorité des tours maîtresses ont une vocation mi-défensive, mi-résidentielle. En ce qui concerne leur forme, il n'y a pas de règle. Plus les seigneurs sont fortunés, plus les formes sont évoluées : carrée, rectangulaire, circulaire, en trèfle, parfois flanquée de tourelles.

Tour ronde à Ribeaupierre

Tour carrée à Opme
LA DÉFENSE ACTIVE
Henri Plantagenêt, roi d'Angleterre depuis 1154, remplace le service militaire obligatoire de 40 jours par un impôt en 1157. Avec cet argent il recrute des mercenaires pour créer une armée permanente. Trois ans plus tard, Philippe Auguste monte sur le trône du royaume de France et impose le même système. Avec l'avènement de ces nouvelles armées le siège et la prise des châteaux deviennent possibles. La défense doit donc évoluer et devenir active.
Philippe Auguste fait construire le Louvre à la fin du XIIème siècle et c'est ce modèle qui va se répandre. Le donjon est circulaire et a une vocation purement militaire. Des murs - ou courtines - en pierre, d'une épaisseur de 2m minimum et souvent crènelés, entourent complètement le château. La forme de cette enceinte, carrée au Louvre, dépend souvent du terrain. Ces courtines sont régulièrement flanquées de tours, principalement circulaires et semi-circulaires en France. Le nombre de ces tours de flanquement est un symbole de puissance.
Pour éviter les angles morts une échauguette peut être placée en encorbellement sur un mur ou une tour. Il s'agit d'une petite guérite qui ne laisse généralement la place qu'à un seul homme.

Voici un exemple à Château-Queyras
Pour que la défense devienne active il faut pouvoir tirer sur l'assaillant, d'où l'apparition de mâchicoulis et d'archères et la généralisation des hourds.
Les mâchicoulis sont des avancées de pierre, aménagées en haut des tours ou des murs, avec une ouverture vers la bas qui permet de jeter sur l'ennemi toute sorte de projectiles.
Les archères sont des percées verticales faites dans les tours, parfois à plusieurs étages, destinées au tir d'armes à cordes : arcs et arbalètes. Les archères peuvent être munies d'un étrier pour permettre le tir vers le bas, ou d'une croix à mi-hauteur pour faciliter la visée. Parfois les archères atteignent des hauteurs supérieures à 4m, elles sont alors seulement dissuasives. Leur nombre aussi avait un certain pouvoir de dissuasion, car elles pouvaient laisser croire à une grande capacité militaire même si elles n'étaient pas toutes pourvues de tireurs.

Sur cette photo prise à Vendôme, on voit bien la complémentarité entre les mâchicoulis et les archères
On retrouve mâchicoulis et hourds au dessus des portes des châteaux, car il est évident qu'il s'agit d'un point fragile. La défense est augmentée par la présence d'assommoirs et/ou de herses et parfois même d'un sas entre deux portes.
En Angleterre les portes sont souvent des tour-portes, en France la mode est plus au châtelet. La porte est alors située entre deux tours jumelles, comme sur l'exemple ci-contre à Sedan.
AVÈNEMENT DE L'ARTILLERIE
Dans la première moitié du XIVème siècle l'artillerie commence à voir le jour. Au début, les bombardes ne tirent que des boulets en pierre assez peu efficaces contre les châteaux. Mais à partir du XVème siècle les progrès sont importants, avec notamment l'apparition de boulets en bronze, puis la généralisation des boulets métalliques. Les châteaux doivent une fois de plus évoluer pour répondre au canon. En ce qui concerne la défense, des tours canon sont construites, parfois en enchappant d'anciennes tours de flanquement. Elles ont une épaisseur dépassant les 5m et sont rondes pour résister au tir. L'épaisseur des murs doit également être revue, il s'agit du remparement. Cette technique consiste à construire un deuxième mur en avant du premier et de combler l'intervalle avec de la terre et de la pierre.

Archères-canonnières de Miolans
Pour ce qui est de l'offensive, les archères se voient transformées en archères-canonnières par l'élargissement de l'étrier. Ceci permet, pendant le temps de refroidissement de l'arme à feu, de tirer avec des armes à cordes.
Des canonnières sont également construites, elles sont destinées uniquement au canon et ont une forme plutôt horizontale.
Vers la fin du XVème siècle, apparaissent les premiers évents, qui permettent l'évacuation des fumées. Parfois sont également aménagés des renforcements de protection pour l'artilleur. En effet à cette époque le matériel n'est pas toujours très fiable et menace d'exploser.

C'est le cas sur cet exemple, toujours à Miolans
Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à cet endroit. Il est tiré en presque totalité de la Bibliothèque du Château de Rouen.
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Journaliste dans le canard de Dieppe, compilateur/traducteur lors du concile Vatican I, chapitrain/théologien de l'Ordre Franciscain, évêque de Nantes, réformateur du droit ecclésial Breton, fondateur et premier recteur de l'Ordre Lescurien, archevêque de Rouen, cardinal, archiviste à la Bibliomélie... et même défenseur de l'équipe de soule de Fécamp.
Kaioh a écrit:"Jadis, fondateur de l'Ordre dans son cercueil"

Pouyss- Bienheureux
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Déroulement des futures batailles dans les Royaumes Renaissants, selon Compiègne
3. Déroulement des futures batailles dans les Royaumes Renaissants, selon Compiègne (erroné)
Voici une chronique très intéressante, car celle-ci traitant de la première grande bataille des Royaumes Renaissants (celle de Compiègne), en alpha test, pour avoir une idée de ce que sera une guerre.
1°Les règles
I. Déplacement, actions et armements des armées
Les personnes qui choisiront de s'enrôler seront averties qu'elles pourront être amenées à être tuées, blessées, et à se déplacer (important).
Le connétable ou capitaine décidera du salaire pour chacun des soldats.
Il serait bien, mais facultatif, que l'on indique un nom de commandant pour chacune des armées constitués. Vous pouvez avoir deux armées sur le même nœud, sans problème. Le fait d'avoir ou non un chef ne fera aucune différence pour le combat.
Chaque jour, avant minuit, chaque personnes choisies indiquera quel mouvement effectue chacune de vos armées. Les mouvements possibles sont :
Pour armer un soldat d'une épée, il faut :
Le 26/09/05 LES ARMES N'EXISTENT PAS ENCORE
II. Combats
Les combats auront entre groupes armés sur le même nœud, ou rejoignant le même nœud, ou passant par le même nœud, exactement comme pour le brigandage.
SEULS LES JOUEURS DE NIVEAU 1 OU PLUS peuvent combattre.
J'effectuerai des contrôles sur les multicomptes. En cas de tricherie, un paquet de gens sera éradiqué.
>>Les armées immobiles auront un bonus de +50% au combat.
>>Les armées immobiles à l'intérieur d'une ville auront un bonus de +100% au combat (voir ce qui suit).
Ce qui compte pour le combats : les coefficients de force (comme pour le brigandage).
Je ne peux pas encore vous donner la table des combats, elle n'est pas faite. Globalement, vous pouvez voir ça comme ça :
Au cas où plusieurs armées attaquent le même nœud, il faudra préciser qu'elles le font en même temps, afin que Levan résolve les combats ensemble.
Après chaque combat, il y aura des pertes :
Sur les villages, la situation est un peu différente. Une armée sur le nœud du village peut choisir de se déplacer (ou d'effectuer une retraite) vers le village lui-même, si son Comté/Duché en a le contrôle. Elle bénéficiera alors d'un bonus de x2.
Pour changer le contrôle d'un village, il faut pénétrer dans la ville.
Les éventuels rebelles de Compiègne ne sont pas armés. Ils sont traités comme des rebelles normaux.
Pour assiéger une ville, il faut posséder le nœud où elle se trouve, sans être entré dedans. La ville est alors coupée de l'extérieur, personne ne peut en sortir sans combattre; il est impossible d'utiliser la police pour y mater une rébellion (seule une éventuelle armée présente dans la ville peut le faire); le maire n'a plus accès au marché du Comté; le Comte ne peut plus ni lui fournir d'armes, ni lui ôter les armes dont elle dispose pour son armée.
Construire des remparts rudimentaires coûte 500 quintaux de pierre et dure une semaine; leur entretien coûte 50 quintaux de pierre par jour. Ces remparts ne changent pas le bonus de x2, mais entraînent que tout assaut d'un assaillant ne peut se faire qu'avec un maximum de 30 soldats. La défense ne s'effectuera alors qu'avec un nombre de soldats équivalent, et il n'y aura pas de perte de la ville, sauf si :
1°/ Les soldats impliqués sont défaits.
2°/ Les soldats impliqués représentaient la totalité de la garnison.
J'ai cru entendre que l'Artois avait déjà commencé à construire des remparts autour de Compiègne, mais je n'en suis pas sûr...
Quoiqu'il en soit, une ville assiégée peut toujours utiliser tout ou une partie de sa garnison pour attaquer les assiégeants. Mais alors ces attaquants ne bénéficient d'aucun bonus.
Notons tout de même qu'un groupe assiégeant attaqué ne bénéficie pas du bonus de +50% pour les armées immobiles, en raison de la grande longueur de leurs lignes (même si on n'est pas au XVIIème siècle, ça compte).
Les différents Duchés peuvent construire des catapultes avec du bois, du fer et des pierres (comme munitions). Ces catapultes coûtent :
Ces catapultes permettent, en cas de siège, de frapper les remparts, les armées, les civils ou certaines infrastructures.
Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à l'Université du Royaume. Il est tiré en presque totalité de la Blibliothèque du Château de Rouen.
Voici une chronique très intéressante, car celle-ci traitant de la première grande bataille des Royaumes Renaissants (celle de Compiègne), en alpha test, pour avoir une idée de ce que sera une guerre.
1°Les règles
I. Déplacement, actions et armements des armées
Les personnes qui choisiront de s'enrôler seront averties qu'elles pourront être amenées à être tuées, blessées, et à se déplacer (important).
Le connétable ou capitaine décidera du salaire pour chacun des soldats.
Il serait bien, mais facultatif, que l'on indique un nom de commandant pour chacune des armées constitués. Vous pouvez avoir deux armées sur le même nœud, sans problème. Le fait d'avoir ou non un chef ne fera aucune différence pour le combat.
Chaque jour, avant minuit, chaque personnes choisies indiquera quel mouvement effectue chacune de vos armées. Les mouvements possibles sont :
- -rester sur place;
-avancer vers tel nœud (le déplacement est de deux nœuds max);
-rentrer dans la ville (si la ville est sous contrôle);
-sort de la ville;
-assiéger la ville.
Pour armer un soldat d'une épée, il faut :
- -10 kilos de fer brut;
-ou bien 5 kilos de minerai de fer;
-ou bien 6 haches ou lame (que l'on fera fondre);
-ou bien 9 couteaux.
Le 26/09/05 LES ARMES N'EXISTENT PAS ENCORE
II. Combats
Les combats auront entre groupes armés sur le même nœud, ou rejoignant le même nœud, ou passant par le même nœud, exactement comme pour le brigandage.
SEULS LES JOUEURS DE NIVEAU 1 OU PLUS peuvent combattre.
J'effectuerai des contrôles sur les multicomptes. En cas de tricherie, un paquet de gens sera éradiqué.
>>Les armées immobiles auront un bonus de +50% au combat.
>>Les armées immobiles à l'intérieur d'une ville auront un bonus de +100% au combat (voir ce qui suit).
Ce qui compte pour le combats : les coefficients de force (comme pour le brigandage).
Je ne peux pas encore vous donner la table des combats, elle n'est pas faite. Globalement, vous pouvez voir ça comme ça :
- -ratio 1:1 : blessures des deux côtés, et peut-être des morts (dépend des forces engagées);
-ratio 2:1 : blessures des deux côtés ; du côté "1", il y aura également une retraite (ou bien des pertes à la place, si cette armée a choisi de défendre pied à pied son terrain);
-ratio 3:1 : déroute du perdant.
Au cas où plusieurs armées attaquent le même nœud, il faudra préciser qu'elles le font en même temps, afin que Levan résolve les combats ensemble.
Après chaque combat, il y aura des pertes :
- -blessures; simulées par une baisse d'état, et des points en moins en force, charisme et intelligence;
-la mort; baisse de points en force, charisme et intelligence; impossibilité de se battre avant un mois;
-brises d'armes simulés par des pertes de fer;
-les combats en ville pourront entrainer des détériorations.
Sur les villages, la situation est un peu différente. Une armée sur le nœud du village peut choisir de se déplacer (ou d'effectuer une retraite) vers le village lui-même, si son Comté/Duché en a le contrôle. Elle bénéficiera alors d'un bonus de x2.
Pour changer le contrôle d'un village, il faut pénétrer dans la ville.
Les éventuels rebelles de Compiègne ne sont pas armés. Ils sont traités comme des rebelles normaux.
Pour assiéger une ville, il faut posséder le nœud où elle se trouve, sans être entré dedans. La ville est alors coupée de l'extérieur, personne ne peut en sortir sans combattre; il est impossible d'utiliser la police pour y mater une rébellion (seule une éventuelle armée présente dans la ville peut le faire); le maire n'a plus accès au marché du Comté; le Comte ne peut plus ni lui fournir d'armes, ni lui ôter les armes dont elle dispose pour son armée.
Construire des remparts rudimentaires coûte 500 quintaux de pierre et dure une semaine; leur entretien coûte 50 quintaux de pierre par jour. Ces remparts ne changent pas le bonus de x2, mais entraînent que tout assaut d'un assaillant ne peut se faire qu'avec un maximum de 30 soldats. La défense ne s'effectuera alors qu'avec un nombre de soldats équivalent, et il n'y aura pas de perte de la ville, sauf si :
1°/ Les soldats impliqués sont défaits.
2°/ Les soldats impliqués représentaient la totalité de la garnison.
J'ai cru entendre que l'Artois avait déjà commencé à construire des remparts autour de Compiègne, mais je n'en suis pas sûr...
Quoiqu'il en soit, une ville assiégée peut toujours utiliser tout ou une partie de sa garnison pour attaquer les assiégeants. Mais alors ces attaquants ne bénéficient d'aucun bonus.
Notons tout de même qu'un groupe assiégeant attaqué ne bénéficie pas du bonus de +50% pour les armées immobiles, en raison de la grande longueur de leurs lignes (même si on n'est pas au XVIIème siècle, ça compte).
Les différents Duchés peuvent construire des catapultes avec du bois, du fer et des pierres (comme munitions). Ces catapultes coûtent :
- -100 stères de bois;
-30 kilos de fer brut.
Ces catapultes permettent, en cas de siège, de frapper les remparts, les armées, les civils ou certaines infrastructures.
Levan a écrit:Bonsoir
Bon, j'ai assez envie d'aller me coucher, donc je ne serai pas long pour ce premier post.
Ce qu'il s'est passé à Compiègne correspondait à un choix des joueurs; même si j'avoue ne pas avoir suivis le début, il m'a semblé que
1°/ l'Artois ne souhaitait pas d'un traité de paix avec la Champagne (arrêtez moi si je me trompe)
2°/ la Champagne voulait aussi la guerre, et voulait prendre Compiègne.
De mon côté, je voulais bien avancer sur ce sujet épineux, et j'ai donc proposé un premier jeu de règles qui a un peu évolué au fil des jours.
La guerre était gérée "à la main", c'est donc moi qui jetait les dés, tripatouillait la base, etc... Je vous raconte pas le b*rdel. Certains pourraient vous le raconter mieux que moi d'ailleurs, tels les habitants des communes environnantes qui ont été déplacés à Compiègne pendant 10 minutes, suite à une mauvaise manip'.
La guerre était gérée à la main, mais l'enrôlement des soldats, l'affichage de leurs évènements et divers autres petits trucs étaient faits par un ordinateur.
La mobilisation a commencée le dimanche 18 septembre, il y a une semaine. Les soldats pouvaient s'engager dans les villes d'Artois et de Champagne que Luzifer et Caedes (respectivement) avaient choisis.
Il a fallu armer ce petit monde (les règles suivront), en simulant les armes, car il était trop tard pour fabriquer des épées. La ressource "fer" a servi à cela.
Un soldat blessé devait rester de 1 à 10 jours sans combattre, et perdait des points de caractéristique. Un individu mort ne pouvait plus participer à une guerre pendant 1 mois, et perdait 10 points à chaque caractéristique.
Idées directrices du combat (de mon point de vue) :
- Les combats doivent être assez lents, pas de guerre-éclair (on rappelle que RR est un jeu qui se joue à un tour par jour)
- Avantage à la défense
- Importance de l'économie (les épées coûtent cher, de même que les fortifications et autres)
- Importance de la logistique, ravitaillement
Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à l'Université du Royaume. Il est tiré en presque totalité de la Blibliothèque du Château de Rouen.
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L'armée au Moyen-Âge
4. L'armée au Moyen-Âge
Petites explications
En théorie, on évite de se battre l'hiver et pendant les périodes de paix imposées par l'Église (paix de Dieu, trêve de Dieu). La guerre médiévale est plutôt une succession de sièges que de grandes batailles rangées; elle apporte des dévastations dans les campagnes et les villes.
Chapitre I : comment devenir un soldat?
Le vassal doit envers son seigneur, faire son service militaire (Ost). En temps de guerre, le service est limité à 40 jours. Le vassal doit l'aide militaire à son seigneur : lorsque celui-ci est attaqué, le vassal doit venir avec ses armes pour le défendre et reste évidemment aux côtés de son seigneur, si le conflit dépasse 40 jours. Il sera dédommagé en argent au-delà de ces 40 jours de combat. Les dépenses du vassal sont donc considérables : il doit acheter et entretenir un cheval et des armes.

Chapitre II : les classes de soldats et les différentes armes
-> Les fantassins équipés d'armes de poing sont la troisième composante essentielle des armées médiévales, avec la cavalerie et les troupes équipées d'armes de jet. L'infanterie, qui combat au corps à corps, a un rôle important à jouer, tant lors des batailles rangées que pendant les sièges. L'infanterie se compose de paysans, de soldats du rang et de chevaliers ayant perdu leur monture
-> Les Francs du Moyen-Âge ont comme arme une hache appelée la francisque qui a donné son nom à ce peuple. Leurs voisins saxons se servent pour leur part d'un grand couteau appelé scramasaxe dont, là encore, ils tirent leur nom.

-> la cavalerie lourde a donné naissance au glaive, utilisé aussi dans le combat au corps à corps à pied. Il existe divers types d'épées, notamment des épées à deux mains dont l'utilisation exige beaucoup de place. Les hommes d'armes ont recours à une grande variété d'armes lorsqu'ils combattent à terre, dont des haches (à une ou à deux mains), des massues, des fléaux d'armes et des marteaux. Il existe aussi une massue d'un type particulier composé d'une boule hérissée de pointes et reliée à un manche par une chaîne. En réponse au perfectionnement constant des armures pour parer les coups portés par les épées, les armes pratiquant l'écrasement ou le perçage se développèrent.
Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
Il est tiré en presque totalité de la Bibliothèque du Château de Rouen.
Petites explications
En théorie, on évite de se battre l'hiver et pendant les périodes de paix imposées par l'Église (paix de Dieu, trêve de Dieu). La guerre médiévale est plutôt une succession de sièges que de grandes batailles rangées; elle apporte des dévastations dans les campagnes et les villes.
Chapitre I : comment devenir un soldat?
Le vassal doit envers son seigneur, faire son service militaire (Ost). En temps de guerre, le service est limité à 40 jours. Le vassal doit l'aide militaire à son seigneur : lorsque celui-ci est attaqué, le vassal doit venir avec ses armes pour le défendre et reste évidemment aux côtés de son seigneur, si le conflit dépasse 40 jours. Il sera dédommagé en argent au-delà de ces 40 jours de combat. Les dépenses du vassal sont donc considérables : il doit acheter et entretenir un cheval et des armes.

Chapitre II : les classes de soldats et les différentes armes
-> Les fantassins équipés d'armes de poing sont la troisième composante essentielle des armées médiévales, avec la cavalerie et les troupes équipées d'armes de jet. L'infanterie, qui combat au corps à corps, a un rôle important à jouer, tant lors des batailles rangées que pendant les sièges. L'infanterie se compose de paysans, de soldats du rang et de chevaliers ayant perdu leur monture
-> Les Francs du Moyen-Âge ont comme arme une hache appelée la francisque qui a donné son nom à ce peuple. Leurs voisins saxons se servent pour leur part d'un grand couteau appelé scramasaxe dont, là encore, ils tirent leur nom.

-> la cavalerie lourde a donné naissance au glaive, utilisé aussi dans le combat au corps à corps à pied. Il existe divers types d'épées, notamment des épées à deux mains dont l'utilisation exige beaucoup de place. Les hommes d'armes ont recours à une grande variété d'armes lorsqu'ils combattent à terre, dont des haches (à une ou à deux mains), des massues, des fléaux d'armes et des marteaux. Il existe aussi une massue d'un type particulier composé d'une boule hérissée de pointes et reliée à un manche par une chaîne. En réponse au perfectionnement constant des armures pour parer les coups portés par les épées, les armes pratiquant l'écrasement ou le perçage se développèrent.
Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
Il est tiré en presque totalité de la Bibliothèque du Château de Rouen.
Dernière édition par Pouyss le Ven 9 Mai 2008 - 22:30, édité 2 fois
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La construction des châteaux forts
5. La construction des châteaux forts
Matériaux utilisés
Dans la continuité des forts Romains, les premiers châteaux forts du Xème au XIème siècles étaient généralement en bois ou une combinaison de bois et de pierres. Le matériel utilisé dépendait aussi de la disponibilité aux alentours du lieu de construction. Ainsi, les châteaux Anglais du XIème et XIIème siècles étaient le plus souvent en bois alors qu'en Anjou, les tours étaient en pierre à partir du Xème siècle. La pierre, plus résistante, remplaça le bois un peu partout. Si elle n'était pas disponible sur place, elle pouvait être importée. Par exemple, la Tour de Londres fut construite avec des pierres provenant de Caen.

Château de bois avec motte et douves
La forme
Les premiers châteaux étaient construits sur une motte naturelle ou artificielle. Ils dominaient parfois une partie en contrebas contenant des habitations (la basse-cour). Les tours étaient de forme quadrangulaires et l'enceinte circulaire.
Les premiers donjons en pierre gardèrent la forme rectangulaire des donjons de bois. Leur entrée était située en hauteur et il fallait une échelle pour y accéder. Les premières tours rondes datent du XIIème siècle. Elles rendaient plus difficile l'utilisation du bélier et résistaient mieux au tir des assaillants. À partir du XIIIème siècle, les châteaux ont commencé à avoir deux lignes de défense sur deux enceintes concentriques et les mâchicoulis de pierre commencent à remplacer les hourds en bois.

Donjon carré avec échelle pour accéder à l'entrée
Durée de construction
La durée de construction d'un château pouvait être très variable selon la taille de l'édifice et les moyens mis en œuvre. Château-Gaillard, construit par Richard Cœur de Lion aurait été édifié en deux ou trois ans. Les Normands auraient même emmené sur le sol Anglais des châteaux préfabriqués en bois pouvant être assemblés dans la journée!

Château avec tours circulaires
Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à cet endroit. Il est tiré en presque totalité de la Blibliothèque du Château de Rouen.
Matériaux utilisés
Dans la continuité des forts Romains, les premiers châteaux forts du Xème au XIème siècles étaient généralement en bois ou une combinaison de bois et de pierres. Le matériel utilisé dépendait aussi de la disponibilité aux alentours du lieu de construction. Ainsi, les châteaux Anglais du XIème et XIIème siècles étaient le plus souvent en bois alors qu'en Anjou, les tours étaient en pierre à partir du Xème siècle. La pierre, plus résistante, remplaça le bois un peu partout. Si elle n'était pas disponible sur place, elle pouvait être importée. Par exemple, la Tour de Londres fut construite avec des pierres provenant de Caen.

Château de bois avec motte et douves
La forme
Les premiers châteaux étaient construits sur une motte naturelle ou artificielle. Ils dominaient parfois une partie en contrebas contenant des habitations (la basse-cour). Les tours étaient de forme quadrangulaires et l'enceinte circulaire.
Les premiers donjons en pierre gardèrent la forme rectangulaire des donjons de bois. Leur entrée était située en hauteur et il fallait une échelle pour y accéder. Les premières tours rondes datent du XIIème siècle. Elles rendaient plus difficile l'utilisation du bélier et résistaient mieux au tir des assaillants. À partir du XIIIème siècle, les châteaux ont commencé à avoir deux lignes de défense sur deux enceintes concentriques et les mâchicoulis de pierre commencent à remplacer les hourds en bois.

Donjon carré avec échelle pour accéder à l'entrée
Durée de construction
La durée de construction d'un château pouvait être très variable selon la taille de l'édifice et les moyens mis en œuvre. Château-Gaillard, construit par Richard Cœur de Lion aurait été édifié en deux ou trois ans. Les Normands auraient même emmené sur le sol Anglais des châteaux préfabriqués en bois pouvant être assemblés dans la journée!

Château avec tours circulaires
Ce document a été réalisé par Seriella et Kaioh.
La source initiale de ce document se trouve à cet endroit. Il est tiré en presque totalité de la Blibliothèque du Château de Rouen.
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Kaioh a écrit:"Jadis, fondateur de l'Ordre dans son cercueil"

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