Ordre Lescurien

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Ordre Lescurien

Message par Kaioh le Sam 11 Oct - 15:21

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Règle Lescurienne - Post 1

Message par Kaioh le Lun 27 Oct - 15:28

000 Principes généraux

001 La présente règle Lescurienne organise la vie de tous les membres de l'Ordre Lescurien.

002 Tout Lescurien doit la connaître.

003 Tout Lescurien est tenu de la respecter.

004 Le lecteur est tenu de l’enseigner aux novices.

005 Le recteur est tenu de la faire respecter.

006 La présente règle ne peut être modifiée que par un vote des amis à l’unanimité des votants.

010 La foi Aristotélicienne

011 L'Ordre Lescurien est un Ordre Religieux et Aristotélicien, reconnu par la Curie de la Très Sainte Église Aristotélicienne, Apostolique et Romaine.

012 Tout ami Lescurien reconnaît, respecte et est fidèle à l'Église Aristotélicienne.

013 Tout ami Lescurien doit être baptisé.

014 Tout Lescurien reconnaît, respecte et croit ce qui est contenu dans le dogme Aristotélicien.

015 Tout Lescurien reconnaît, respecte et applique ce qui est contenu dans le droit canon de l'Église Aristotélicienne.

016 Le saint patron de l’Ordre Lescurien est le martyr Saint Lescure. Sa vie consacrée à l’approfondissement de la foi Aristotélicienne, à la conversion des hétérodoxes et son sacrifice pour la plus grande gloire du Très-Haut doit être connue, respectée et racontée par tout Lescurien et doit surtout inspirer chacun de leurs actes.

020 Les valeurs Lescuriennes

021 Les valeurs Lescuriennes sont les principes fondamentaux de la vie de tout Lescurien et de l'ensemble de l'Ordre.

022 Les valeurs Lescuriennes majeures sont l'Humilité, l'Enseignement et le Progrès.

023 Les valeurs Lescuriennes mineures sont l'Égalité, l'Exemplarité, le Dialogue, la Conversion, la Vigilance et l'Initiative.

024 Tout Lescurien est tenu de connaître toutes ces valeurs et leur sens.

025 Tout Lescurien est tenu de les mettre en pratique dans le couvent et en dehors.

030 Face à l'hétérodoxie

031 Est qualifié d'hétérodoxe toute personne qui n'a pas la foi Aristotélicienne.

032 Tout hétérodoxe est un ennemi de la foi Aristotélicienne, de l'humanité, de l'univers et de Dieu, et doit donc être combattu.

033 Tout hétérodoxe est aussi victime de son erreur, et doit donc être convaincu de sauver son âme en venant ou en revenant dans la foi Aristotélicienne.

034 Les articles 032 et 033 doivent être mis en pratique dans le respect du dogme Aristotélicien, du Droit Canon et des valeurs Lescuriennes.

035 Tout hétérodoxe voulant entrer dans l'Ordre Lescurien doit préalablement abjurer son hérésie, faire sienne la foi Aristotélicienne, se faire baptiser et expier ses fautes, sous peine de voir son admission refusée.

040 Les statuts Lescuriens

041 La place de tout Lescurien au sein de l'Ordre est défini par ses deux statuts : le degré et la voie.

042 Tout Lescurien est tenu d'afficher en dehors du couvent son appartenance à l'Ordre, par le biais d'une bannière, de la médaille dite des amis ou par tout autre biais.

043 Aucune différence de statut ne permet d'inégalité de traitement entre les Lescurien : tous les Lescuriens sont égaux. Les amis occupant des charges (dits des mandataires) sont des amis comme les autres, et ne sont en aucun cas supérieurs à leurs frères et sœurs.

044 Un Lescurien porte le titre de "frère" et une Lescurienne celui de "sœur". Le tutoiement est de rigueur entre frères et sœurs.

045 L'article 044 prévaut sur tout autre titre, quel qu'il soit, à l'intérieur ou en dehors du couvent.

050 Les degrés

051 Les degrés au sein de l'Ordre Lescurien sont de seulement de deux niveaux : novice et ami(e).

052 Le novice est le Lescurien qui suit son noviciat. Il n'a accès qu'à l'accueil du couvent.

053 L'ami est le Lescurien qui a achevé son noviciat et est passé par une cérémonie d'intégration. Il a accès à l'enceinte du couvent. Les amis se réunissent au chapitre pour décider des questions importantes et élire le recteur.

060 Les mandataires

061 Les mandataires sont des amis s'étant vu confier par les amis et pour une durée décidée par eux une tâche spécifique au sein de l'Ordre.

062 Les mandataires ne peuvent cumuler leurs charges, à l'exception du recteur.

063 On distingue notamment :
    -le lecteur chargé des noviciats et des confessions s’il est prêtre;
    -l'archiviste chargé de la gestion de la Bibliothèque et du couvent d'Alençon;
    -le notaire chargé du Cabinet juridique Lescurien : la Balance ;
    -le responsable politique chargé de l’Assemblée;
    -le tribun chargé d'animer le réfectoire;
    -le vicaire chargé des sacrements, des messes et des cérémonies d'intégration;
    -l’adjoint du recteur, ou vice-recteur, chargé d’aider le recteur dans sa tâche et de le remplacer en cas d’absence momentanée du recteur et de décision urgente à prendre ou en cas d'une absence plus prolongée n’excédant pas un mois. En cas d'absence non expliquée supérieure à un mois, de mort ou d'incapacité du recteur, il le remplace le temps d'organiser une nouvelle élection.
    -le recteur qui est le responsable de l'Ordre. À la tête de celui-ci, il le représente à l’extérieur et a la charge de guider les amis sur le chemin du Très-Haut en prêchant les valeurs Aristotéliciennes et celles de l'Ordre.
064 Tout mandataire peut demander au chapitre un changement d'affectation ou démissionner de sa charge.

064 Bis "Tout mandataire peut demander à d'autres Amis de l'assister dans sa tâche, et leur déléguer une partie de ses tâches, pourvu que cela ne leur soit pas défendu par le Droit Canon de l'Eglise. Si cette demande est acceptée par l'Ami sollicité, alors cet état de fait sera communiqué au Chapitre. Une liste des mandataires et de leurs aides devra être établie et mise à jour."

065 HRP : les mandataires peuvent être modérateurs des sous-forum qu’ils gèrent.

066 HRP : le recteur et le vice-recteur sont administrateurs du forum.

070 L'élection des mandataires

071 Tous les mandataires sont élus pour un mandat renouvelable de six mois.

072 Les élections sont organisées par le recteur au sein du chapitre. Tous les amis ont droit de vote et le droit d'être candidats. Les mandataires sont élus à l'unanimité des votants selon la procédure de l'article 180.

073 Tous les postes sont à chaque fois proposés au choix des amis. À défaut de candidat ou d'unanimité, la place reste vacante. Au recteur de remplir cette tâche.

080 Révocation des mandataires

081 Un ami peut proposer la révocation d'un des mandataires. Un débat, puis un vote sont alors organisés au sein du chapitre à l’unanimité des votants, à l’exception du mandataire concerné.

082 Si un mandataire est absent pour plus d’un mois, il est considéré comme démissionnaire. Dans ce cas, de nouvelles élections sont organisées.

090 Cas particulier du recteur et du vicaire

091 Si aucun candidat ne se présente, le recteur qui achève son mandat est automatiquement reconduit. S’il refuse ou s’il n’est pas disponible, tous les amis seront considérés comme candidats.

092 Tous les amis ont le droit de voter. L’élection se fait à l’unanimité des votants. Toutefois, si au bout de quinze jours [à partir de la création du sujet], aucun candidat de consensus n’apparaît, la majorité relative s’applique.

093 Une fois élu, le recteur peut refuser son élection. Une nouvelle élection a alors lieu, sans le candidat ayant refusé.

094 Suite à la bulle pontificale Regimini regularis ecclesiae, le recteur doit être prêtre et avoir reçu la validation formelle de la Congrégation pour la Diffusion de la Foi, de même que le vicaire doit être prêtre lui-aussi.

110 Les voies

111 Les trois voies au sein de l'Ordre Lescurien sont : clergé séculier, clergé régulier et tiers-ordre.

112 Les Lescuriens ayant choisi la voie du clergé séculier s'efforcent de diffuser les valeurs Lescuriennes au sein du clergé séculier de l'Église Aristotélicienne.

113 Les Lescuriens ayant choisi la voie du clergé régulier s'efforcent de diffuser les valeurs Lescuriennes au sein du clergé régulier de l'Église Aristotélicienne.

114 Les Lescuriens ayant choisi la voie du tiers-ordre s'efforcent de diffuser les valeurs Lescuriennes au sein de la société laïque.

115 Les voies sont des statuts internes aux Ordres. Aucune correspondance avec la vie à l'extérieur du couvent n'est exigée, même si c'est recommandé.

116 Chaque Lescurien est libre de choisir sa voie, et d'en changer à tout moment.

117 Aucun Lescurien ne peut faire partie de deux voies à la fois. Si un Lescurien faisait partie de deux voies à la fois, il devrait choisir dans les plus brefs délais celle qu'il garde et celle qu'il abandonne.

118 Tout Lescurien est libre et encouragé à participer à tous les débats qui ont cours au sein du couvent, y compris à ceux d'une autre voie que la sienne.

120 Le noviciat

121 Le noviciat est la période de préparation à l'entrée dans l'Ordre Lescurien.

122 Il consiste en trois sessions successives.

123 La première session est celle de l'introduction au sens du noviciat et à l'apprentissage théologique.

124 La seconde session est celle de l'apprentissage des fondements de l'Ordre Lescurien.

125 La troisième session est celle de la réflexion personnelle sur un thème choisi par le novice.

126 La seconde session se conclut nécessairement par la confession du novice et la troisième session par sa cérémonie d'intégration au sein de l'Ordre Lescurien.

130 Première session

131 Le lecteur Lescurien guide le novice, lui indique ce qu’il doit lire et répond à toutes les questions que pose le novice.

132 Le lecteur peut à tout moment du noviciat interroger le novice sur ses lectures, afin de vérifier s’il en a compris le sens.

140 Seconde et troisième sessions

141 Les articles 111 et 112 sont appliqués également lors des seconde et troisième sessions du noviciat.

142 Une fois les lectures de la seconde session terminées, le novice choisit sa voie au sein de l'Ordre Lescurien.

143 Lors de la cérémonie d’intronisation, le vicaire fait prêter serment au novice d'être fidèle à l'Ordre Lescurien, à ses valeurs et à ces présentes Règles.

144 Le novice est ensuite intégré au groupe des amis Lescuriens.

150 Décision du lecteur

151 Le lecteur Lescurien doit déterminer si le novice est apte à entrer au sein des amis Lescuriens.

152 À tout moment du noviciat, le lecteur, après consultation et accord du recteur, peut annoncer au novice qu'il refuse son admission au sein du groupe des amis Lescuriens.

153 Le novice est alors autorisé à porter réclamation, un vote est alors lancé au chapitre pour déterminer si le refus d'intégrer le novice est confirmé ou infirmé.

160 L’organisation du couvent

161 L’Ordre lescurien est divisé en trois parties : couvent de Rouen, séminaires et activités. Toutes les parties sont ouvertes d’office aux amis lescuriens, à l’exception des séminaires actifs.

162 Le Couvent de Rouen est subdivisé en six parties :
163 Les débats peuvent se dérouler aussi bien au réfectoire que dans la salle du chapitre, mais les questions d’importance sont plutôt décidées dans la salle du chapitre. Il revient au recteur de décider finalement du lieu où se déroulent les différents débats et votes.

164 Les séminaires actifs sont au nombre de deux : théologique et médical.

165 Les séminaires sont ouverts à tous, Lescuriens ou non-Lescuriens.

166 Les activités se passent au Couvent d’Alençon, au Cabinet juridique Lescurien (la Balance), au Parti politique Lescurien (l'Assemblée), et dans la Cellule de discussions théologiques.

167 Les activités sont réservées aux amis Lescuriens.

170 Les séminaires

171 Les séminaires sont régis par des statuts spéciaux (cf. statuts du séminaire théologique Lescurien, statuts du séminaire médical lescurien).

172 Les doyens des séminaires sont nécessairement amis lescuriens.

180 Le système décisionnel

181 Tous les amis Lescuriens, quelle que soit leur voie, sont libres de proposer et de participer aux débats et aux votes dans l'enceinte de l'Ordre lescurien.

182 Tout vote au sein du couvent Lescurien se fait à l’unanimité des votants (tous les amis présents) sur une période minimale de dix jours, après un débat. L’unanimité, fruit du compromis, est la règle générale : elle découle d’une stricte égalité entre Lescuriens responsables et soucieux de l’intérêt de l’Ordre.

183 Le vote se déroule à main levée, il est motivé. Les amis ont évidemment le droit de changer leur vote jusqu’à ce que l’unanimité soit acquise.

184 Une décision est adoptée dès lors que trois conditions cumulatives sont remplies :
    -un quorum de cinq amis est atteint;
    -un délai de dix jours est passé [à partir de la création du sujet];
    -il y a unanimité.


Ou, si le quorum de cinq amis n'est pas atteint :

    - Un quorum de trois amis est atteint;
    - Un délai de 15 jours est passé [à partir de la création du sujet];
    - Il y a unanimité.
185 Tant que l'unanimité n'est pas de mise, le vote continue ou est abandonné.

186 Tout vote obtenant l’unanimité au sein du couvent Lescurien de Rouen oblige tous les Lescuriens, y compris le recteur. Ainsi ce vote a une valeur exécutive et irrévocable, sauf par un vote contraire et postérieur.

187 L'article 180 est amendé pour les cas du recteur et du vicaire conformément à l'article 090.

188 En cas d'urgence (dont l'appréciation est laissée au Recteur, qui doit en rendre compte aux Amis, au pire a posteriori), le Recteur est habilité par sa charge à prendre unilatéralement les décisions qu'il jugera nécessaires à la pérennité de l'Ordre. Ces décisions devront cependant être a posteriori approuvées par un vote des Amis sitôt l'Ordre sorti de l'urgence, suivant la procédure des articles 181 à 186. En cas de vote négatif, ces décisions sont rendues caduques .

190 La discipline Lescurienne

191 Le recteur a la mission de veiller au respect de la discipline au sein de l'Ordre Lescurien, à l'intérieur ou en dehors du couvent de Rouen.

192 Tous les Lescuriens étant tenus de connaître la Règle Lescurienne, l'ignorance de la Règle ne peut être acceptée comme prétexte à une quelconque faute.

193 Tous les Lescuriens sont tenus de respecter la Règle Lescurienne où qu'ils aillent, à l'intérieur ou en dehors du couvent Lescurien de Rouen.

194 Les novices Lescuriens ne sont pas tenus par les articles 192 et 193.

195 Seul le jugement d'admission pour l'entrée du novice au sein des amis Lescuriens constitue une mesure disciplinaire à l'encontre d'un novice.





Ce document a été conçu par plusieurs Amis lescuriens et approuvé par l'unanimité des Lescuriens présents, le 12 juillet 1459.


Dernière édition par Kaioh le Lun 12 Juil - 16:44, édité 3 fois

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Règle Lescurienne - Post 2

Message par Kaioh le Lun 27 Oct - 15:31

200 La procédure

201 Tout ami peut demander l’application de mesures disciplinaires à l'encontre d'un ami.

202 L’ami à l'initiative de la procédure disciplinaire doit veiller à ce que sa demande soit fondée sur une violation de la règle. Il s’ensuit un débat au sein du chapitre.

203 L’ami contre lequel la procédure est engagée peut évidemment participer au débat le concernant.

204 Le débat se clôt par un vote qui reconnaît ou ne reconnait pas la faute de l’ami en question. La décision est prise à l’unanimité des amis, à l’exception de celui qui est accusé.

205 Un autre vote est alors organisé selon les mêmes dispositions pour décider de la peine du Lescurien coupable. Si l’unanimité n’est pas acquise, le recteur décide seul de la peine à infliger. Si le recteur est accusé, le vicaire décide de la peine si l'unanimité n'est pas acquise.

206 La peine maximale envisageable est l’exclusion définitive de l’Ordre avec information possible de l’officialité épiscopale et/ou de la justice temporelle des fautes commises par l’ami coupable.

210 Les fautes

211 À l'intérieur ou à l’extérieur du couvent, tout irrespect au recteur, à un autre Lescurien ou plus généralement à un Aristotélicien est prohibé.

212 À l'intérieur ou à l’extérieur du couvent Lescurien, tout irrespect des valeurs, de la règle et des institutions Lescuriennes, du Droit Canon, du dogme, de la foi ou des institutions Aristotéliciennes est prohibé.

213 Tout manquement d'un Lescurien à ses responsabilités au sein de l'Ordre Lescurien peut être sanctionné.

220 Présence, exclusion et départ

221 Il est demandé, si possible, de prévenir l’Ordre pour toute absence supérieure à une semaine.

222 Si aucune raison valable n’est donnée, au-delà de trois mois sans présence à l’Ordre, l’ami absent peut être exclu de l’Ordre par le recteur.

223 Un ami peut demander à quitter l’Ordre, s’il prévient ses autres frères et sœurs. Il peut tout à fait revenir par la suite, mais il doit alors repasser son noviciat, sauf accord exceptionnel du recteur.





Ce document a été réalisé par Hardouin et Kaioh.
Il est approuvé par l'unanimité des Lescuriens présents.


Dernière édition par Kaioh le Lun 12 Juil - 16:45, édité 1 fois

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Mémoires de frère Adremir

Message par Kaioh le Mar 24 Nov - 15:26

Mémoires de frère Adremir



Préface

Au couvent Lescurien de Rouen
Août 1455

Par la rédaction de ces mémoires, mon intention n’est pas de déroger à la valeur lescurienne d’humilité, car l’Histoire n’a pas à retenir le nom de celui qui les écrit, mais bien plus les enseignements de la vie de cet auteur, qu’il tâchera d’évoquer pour permettre aux générations présentes et futures un quelconque progrès dans leur condition d’Enfant de Dieu. J’espère que ces mots et ces phrases, dont l’encre luit encore à l’éclat de la chandelle, pourront intéresser certains lecteurs et éclairer leur spiritualité. Ces mémoires se veulent, non pas un traité autobiographique teinté d’orgueil, en vue d’ériger un modèle, mais le témoignage d’un homme qui s’efforça de se comporter en Enfant de Dieu, en Lescurien et en homme de Dieu. Enfin, je ne veux pas me donner l’importance que je n’ai pas, et ne crois pas mériter – car y-a-t-il un Homme qui ait plus d’importance qu’un autre devant leur Créateur commun? –, cependant je tâcherai de narrer clairement ce qui fut mon existence terrestre, afin de l’ériger en apprentissage pour mon lecteur, et non en modèle.
Mes frères, héritiers de Saint Lescure, j’aimerais que cet ouvrage demeure dans un étage de la bibliothèque de ce couvent, accessible à tout Lescurien, tout Rouennais, tout Aristotélicien, tout hétérodoxe (si tant est que cela puisse attiser au moins leur curiosité) ou tout autre enfant de Dieu qui souhaiterait ouvrir ces pages. Je vous laisse seuls juges de son utilité, mais j’espère au moins que notre archiviste ne laissera pas quelque rongeur s’attaquer à cela! De ce livre, je vous demande aussi de faire parvenir aux Rouennais les épîtres qui leur sont dédiées.
Dans un premier tome, j’ai relaté l’ensemble de ce qui constitue l’expérience de ma vie. En second lieu, sont recueillies les épîtres que j’adresse tantôt à vous, mes frères et sœurs, tantôt à mes amis Rouennais.

Tome I : De vitae meae

Chapitre premier : Ab initio aetatis

Je suis Adremir, orphelin depuis que j'ai 4 ans. Je suis né aux alentours de 1430. J'ignore d'où je suis originaire, j'ignore le nom de mes parents, j'ignore si j'ai des frères, des sœurs de sang. Ceux qui m'ont élevé m'ont raconté qu'ils m'avaient trouvé emmitouflé dans des linges sales, sur le bord d'une route, entre Fécamp et Rouen, en Normandie. Ils pensaient que l'on m'avait abandonné. C'est possible. Toujours est-il qu'ils m'emmenèrent chez eux. Ils étaient membres d'un Ordre religieux monastique et vivaient dans un couvent, à l'écart du monde. C'est là que je passai toute la première partie de ma vie. Les frères m'y éduquèrent, m'enseignèrent des notions élémentaires, m'apprirent à m'offrir aux autres plutôt que de penser à moi sans cesse. Mais ils ne m'imposèrent pas de croire en Dieu, ou même en l'existence d'un Être Supérieur.
Est-ce là que se révéla à moi la vocation qui devait être la mienne? Je ne le sais pas. Peut-être, mais peut-être pas… Car je n’avais en effet rien à l’époque du jeune homme pieux et miséricordieux que les moines espéraient en moi. Le péché peut prendre diverses formes, y compris plus discrètes, mais je pense pouvoir affirmer que j’étais alors plus pécheur qu’aujourd’hui où j’écris ces lignes. La religion était pour moi une souffrance, non une libération, le culte une torture et ceux qui officiaient des tortionnaires. Pourquoi donc, alors que j’avais toujours vécu parmi la religion? Sans doute la meilleure éducation du monde n’est-elle réellement comprise que lorsque Dieu en révèle à nos yeux le réel intérêt.
Mon adolescence n’était faite que de rêves improbables de bataille, de gloire, de sang, il est vrai, je l’avoue enfin. Comme si les faits d’armes ne fascinaient les enfants que par leur violence. Je passais par tous les péchés, hormis un, la luxure, plus par impossibilité que par vraie résistance de mon âme perverse. Il me faut aujourd’hui confesser tout ceci et demander pardon à Dieu pour mes fautes. Sans doute je juge aussi trop durement mon enfance. J’étais certes multiple pécheur, mais je l’étais plus par défaut, comme si ma volonté ne pouvait résister à aucune tentation de la Créature Sans Nom.
La morale, les vertus… que des idées sans intérêt pour l’Adremir de 24 ans… De sorte que celui-ci, las des sermons et de la sempiternelle morale des frères, se sentait mal à l'aise au sein de leur communauté. Il me manquait tout un pan de ma vie, me semblait-il, notamment une affection féminine, car je n'avais jamais connu de mère, ou même d'autre femme. Alors, un jour, je décidais d'informer les moines de mon départ. C'est ainsi que je quittai mes tuteurs et me dirigeais vers Rouen, capitale de la Normandie.

Chapitre deuxième : Vitam ediscere

J'espérais y trouver un équilibre, une vraie vie dans la communauté, des amis, peut-être même une épouse. Simple vagabond, je dus travailler durement pour subsister au début, en m'abstenant de manger un jour sur deux. Mais rapidement et comme pour prouver que l’enseignement des frères n’avait pas été entièrement vain, je tâchais de me mettre au service des Rouennais, et fus nommé par le maire Davlegrand représentant des vagabonds, afin de porter la voix de ceux-ci au conseil municipal.
Tâche difficile que celle-ci, d’autant que je ne me donnais pas les moyens de la remplir comme je l’aurais dû. Et cette expérience se transforma bien vite en échec, je crois à présent que le don de soi n’était de mes qualités que théoriquement. Dans la réalité, j’aurais eu plus de mal à suivre le sillon de Saint Miguaël.
Bientôt, j'accédais au statut de paysan, et pus me lancer dans la culture du maïs. Mon niveau de vie s'élevait. Dans le même temps, j'avais le désir de voir se créer une équipe de soule à Rouen. Elle ne se fit que des semaines plus tard et, si j’y figurais en tant que joueur, je n’en fus pas le capitaine. Tant mieux, l’orgueil n’est pas une chose qui convenait à mon âme, même si je n’en étais pas dénué.
Et jusque-là, ma vie était celle d'un pécheur. Par curiosité, j'allais à l'église de Rouen. Elle était vide. Aucun curé n'y officiait. Je n’étais pas habitué à cela. Pour moi, toutes les églises avaient toujours été fréquentées par des clercs, plus ou moins inintéressants… À priori, voir ce lieu désert aurait pu rasséréner l’impie que j’étais.
Mais il n’en était rien. Le vent qui soufflait à travers les multiples failles de l’édifice avait quelque chose d’inquiétant. Une désolation telle ne pouvait rendre heureux un homme. Tout au moins pouvait-elle l’émouvoir. Et elle m’émut, moi qui avait fui les contraintes de la vie monastique.
Un jour, Son Éminence Pouyss, Cardinal-Archevêque de Rouen, par un heureux hasard me vit dans l'église. Il me convainquit d'entrer dans l'Église Aristotélicienne, malgré ma réticence, suite à mon départ de chez les moines. Mais Pouyss me montra un autre visage de Dieu, et rapidement, je me rendis à l'évidence que la vie sans Dieu était une aberration. Le 14 novembre 1454, je fus baptisé en la Cathédrale de Rouen, par Pouyss lui-même, ce qui pour moi n’avait alors pas encore l’importance et l’honneur que je conçois maintenant. Cet événement changea ma vie.

Chapitre troisième : Famulus Ecclesiae

Étrange revirement que celui qui bouleversa ma vie. Je n’aurais jamais cru me mettre au service de Dieu comme son serviteur, et à celui de mes paroissiens comme berger. Pouyss m’avait donné une raison d’avoir foi en le Très-Haut et son attitude de père envers tous ses clercs me pousserait à lui vouer une admiration non-feinte et à rédiger son hagiographie tout récemment.
L’exercice de la diffusion de la foi est un bien difficile exercice, plus difficile sans doute que tout ce que j’avais pu faire, car c’est un travail d’endurance, de présence, de conviction et, surtout d’amour… Je n’avais jamais fait preuve d’une grande dose d’amour auparavant, surtout pas pour les moines, et guère pour mes nouveaux concitoyens, bien que certains amis, comme Tekilabanda, avaient déjà une place particulière dans mon cœur.
L’amour devait-il donc s’apprendre? Non, l’amour est inné à l’espèce humaine. Mais il peut devoir être révélé.
À l’invitation de Pouyss, je rejoignis l’Ordre Lescurien, dont il était le fondateur, et qui joua ce rôle de révélateur. Pour la première fois de ma vie, j’avais une famille. Quelle étrange sensation que se sentir entouré d’attentions affectueuses et de pouvoir à son tour aimer. Je ne pleure pas souvent, c’est un fait, non pas pour une raison de courage particulier, peut-être par froideur, mais je ne me souviens que de deux occurrences à mes larmes : mon entrée chez les Lescuriens, accueilli en particulier par frère Aluthor, un laïc; et la mort de celui-ci. Ces deux larmes devaient sans doute marquer le début et la fin d’un cycle : dans mon enfance Lescurienne, Aluthor avait ainsi été un père pour moi, Pouyss un grand frère et Saint Lescure un modèle.
FrèreNico était lui un Franciscain. Je ne le connaissais pas, et pourtant sa mort à la fin de l’année 1454 m’affecta profondément, car je savais tout ce qu’il avait fait pour l’Église de Dieu. J’ai même voulu participer à la rédaction de son hagiographie, mais je renonçais à cette idée, en laissant le soin aux Franciscains. J’espère qu’il sera canonisé.
Mon église était anonyme. J’aurais aimé lui donner le nom de Saint FrèreNico. Cela ne se sera pas fait lors de mon diaconat.
Dans ma paroisse justement, je tâchais d’intéresser mes ouailles à la foi, avec plus ou moins de succès dans un premier temps. Je me souviens avoir lancé des travaux de rénovation de l’église, en ruines, ainsi qu’un atelier de pastorale… Ces deux initiatives ne connurent guère de succès. Mais qu’importe, mon travail porterait ses fruits, un jour!
Et cette activité ecclésiastique n’allait pas à l’encontre de mon investissement dans la vie laïque. Le scandale qui marqua la troisième élection de Davlegrand m’affecta beaucoup, quoique je garde encore de l’estime pour le deuxième maire de Rouen, qui sortit de la vie publique à cette occasion.

Chapitre quatrième : Perturbationes ecclesiasticae

Janvier 1455 fut pour ma vie d’ecclésiastique le lieu de grands bouleversements : la contradiction entre la Curie et le Pape à Rome poussa Pouyss à démissionner de sa charge de Cardinal. Mais ce ne fut pas sa seule démission : il quitta aussi son poste d’Archevêque de Rouen ainsi que le Rectorat de l’Ordre Lescurien.
Pour moi, ce fut un grand désarroi de voir mon mentor cesser de diriger les clercs normands et l’Ordre qu’il avait fondé.
À Rouen, ce fut Monseigneur Poltau qui succéda à Pouyss. Il me fallait m’adapter à une nouvelle organisation qui, si elle était différente de celle de Pouyss, me plut rapidement.
Chez les Lescuriens, frère Morgan de Sauvigny accéda à la charge de Recteur, laissant celle du missionnaire vacante. Et, le 3 Février 1455, le Chapître lescurien me nomma missionnaire. C’était le début d’un nouvelle manière de servir l’Ordre. Tout d’abord, je fus assez dynamique, entreprenant de réorganiser la voie du clergé séculier en créant diverses salles, en particulier pour débattre de théologie ou harmoniser un Prêche Lescurien. J’ai le regret de ne pas avoir assez fait pour que ces idées se concrétisent réellement. J’archivais aussi un certain nombre de documents du clergé séculier. Mais, finalement, je ne crois pas avoir été un bon missionnaire pour l’Ordre. J’ai tenté, mais la tentative doit être poursuivie dans la durée pour être reconnue et appréciée. Ce que je ne fis, hélas, pas, ou à de rares occasions.
Pourtant, à une époque où l’Ordre était moribond, son activité somnolente, ses membres tout aussi somnolents, je tâchais de le redynamiser, mais le mérite de la renaissance des Lescuriens en revient plus au recteur DeSauvigny, ainsi qu’au controversé Frère Arilan, que j’estimais et estime toujours.
Dans ma paroisse, je pus officier mes premiers baptêmes en Mai 1455 et cueillir les tardifs fruits d’un prêche pas forcément toujours endiablé, quoique j’ai tâché de le rendre le plus intéressant possible.
Enfin, je m’investissais toujours dans la vie de la ville de Rouen. Après avoir vu la naissance de l’équipe de soule des Dragons de Rouen, une élection municipale requit ma participation active : après cinq mandats, mon grand ami Tekilabanda laissait la place de maire. On me demanda d’organiser le débat électoral entre les multiples candidats. Je m’appliquais donc à le faire le plus complet possible. Pourtant, les oppositions étaient tendues. J’étais alors une «autorité» de la ville, et ma parole y était respectée. C’est pourquoi je tâchais de m’interposer, rappelant à chaque partie le respect mutuel que le débat imposait, dans le but de conserver une bonne entente à Rouen. Mes tâches politiques ont parfois été ingrates, mais je les crois utiles et symboliques de mon vrai rôle parmi les fidèles, peut-être plus que mes prêches.

Chapitre cinquième : De postremorum officiorum hominis

J’étais diacre depuis un certain temps, plusieurs mois, sans doute était-ce encore peu, mais le temps terrestre n’a guère de signification. Je sentais peu à peu que la mission que Dieu m’avait confié allait vers sa fin, non que je fusses, tel un vieillard, déclinant physiquement, loin de là j’étais en pleine forme, tenant mon poste de numéro un des Dragons de Rouen, et ma motivation dans ma tâche était intacte, mais mon âme savait qu’il était temps de laisser la place…
Et pourtant je n’avais pas encore accompli mes derniers devoirs. Il m’en restait deux : former ma succession et rédiger l’hagiographie de mon mentor frère Pouyss.
La première tâche fut délicate.
Je tâchais d’abord de former le jeune Lebergerblanc, qui était un modèle de piété et de dévotion. Voyant cela, Monseigneur Poltau en fit le diacre de Mortagne assez promptement. Il est vrai que cette paroisse était vacante.
Puis dans le courant de l’été, je repérais messire Dabranth, peu avant mon premier départ temporaire en retraite spirituelle. Au terme de celle-ci, je découvrais, déçu, qu’il avait quitté sa charge sans avertir sa hiérarchie.
Dieu semblait encore me donner des épreuves, que je tâchais de surmonter. Je dis ma dernière messe, alors que j’avais déjà trouvé mon successeur : Raphaël de Montauban, dont la piété me rappelait Lebergerblanc.
Je tâchai de ne pas connaître le même échec qu’avec Dabranth. Si je pus le former plus convenablement, c’est en revanche l’avenir qui dira si Raphaël saura être présent auprès des Rouennais. Mais j’ai confiance en lui.
Quant à mon deuxième devoir, sans doute le plus important, je m’y attelais promptement, œuvrant longuement à produire un texte à la hauteur du personnage qui devait être canonisé.
À ce jour, mon travail est achevé, mais hélas, le Saint Office ayant tardé à l’examiner, je ne puis plus assumer mon devoir d’apporter les dernières modifications. J’espère que les Lescuriens, dont Pouyss est le père, sauront parachever cette œuvre. J’en fais le souhait profond.
À l’heure où je termine ces lignes, je m’apprête à démissionner dans quelque temps de ma charge de diacre. Je ne suis déjà plus missionnaire.
Ma vie publique touche à sa fin, mon âme n’est pas encore morte. Encore chaque action, parole ou pensée qu’elle émettra sera sujette au jugement de Dieu. S’il est un enseignement que le lecteur puisse retenir de ce texte, c’est que Dieu juge les âmes, non pour ce qu’elles montrent, mais pour ceux qu’elles sont. Aussi ne craignez pas de montrer ce que vous êtes, car chacun peut se révéler être une âme particulièrement belle…

Le devoir aura dirigé ma vie cléricale. Place maintenant à la prière.

Tome II : Epistulae

Aux Lescuriens

Mes sœurs, mes frères,
Nul ne fut plus heureux que moi de trouver en vous une famille, une famille d’amitié Aristotélicienne.
Peut-être beaucoup d’entre vous ne me connaissent guère, en particulier pour les plus récents. Moi-même, je ne connais plus que peu d’entre vous. Les générations Lescuriennes se sont succédées, mais l’Ordre est resté. Je prie Dieu qu’il demeure encore longtemps, car sa tâche n’est pas terminée.
Le décès tragique de frère Aluthor nous a rappelé quelle était cette tâche : enseigner au monde les valeurs Aristotéliciennes. Les valeurs d’humilité, d’enseignement et de progrès, qui fondent le modèle Lescurien, ne sont pas des mots vains. Pour chacun de nous, ils ont une signification, de sorte qu’ils dictent notre conduite, non pas comme des maîtres, mais comme des inspirations.
Mes frères, je vous prie de pérenniser l’activité de l’Ordre, de toujours vous souvenir de ses fondateurs, en particulier frère Pouyss, dont vous terminerez, je vous en prie, l’hagiographie.
Nulle discorde ne doit vous détourner des fins premières de l’Ordre. Souvenez-vous de tous ceux qui ont donné toute ou partie de leur vie pour l’Ordre Lescurien et pour la foi Aristotélicienne en général.
Faîtes de l’Ordre un Soleil, qui rayonne dans le monde, pour lui apporter l’enseignement de Dieu.
Et enfin, ne tombez surtout pas dans l’acédie, le pire ennemi du Lescurien! (Le calva est un bon remède, même si je n’ai jamais beaucoup pratiqué.)
Au moment où vous aurez lu ces mots, je serai déjà jugé par Dieu, soit au Soleil, soit dans la Lune, mais de là-haut, mes pensées vous accompagnent déjà.
Votre dévoué frère
Adremir

Aux Rouennais

Mes bien chers frères et sœurs, ceci n’a rien à voir avec une messe, juste des recommandations à Dieu, car vous restez dans mon âme comme mes meilleurs amis, tous autant que vous êtes, et vous sermonner m’aura manqué en retraite au couvent.
Je voudrai prier Dieu de vous protéger, Rouennais présents ou passés, en particulier les deux premiers maires de notre ville, Psycho7 et Davlegrand, qui m’apportèrent une généreuse aide lorsque j’arrivais dans cette ville, ensuite aux Ducs de Normandie, Aegidius et Ruhtra, que je n’ai hélas pas bien connus, mais dont l’aura et l’influence sont bénéfiques à notre ville, puis à mes multiples amis, Rodanski et Ondinedulac, Dieu bénisse votre union future que je n’aurais pas pu célébrer finalement, ainsi que Moz, Nkhan, Tom, Neiv, Prupiphoe, Kamala, Malcolm, bien qu’hérétique, ainsi que tous ceux que je ne nomme pas mais que je côtoie depuis longtemps.
Et bien sûr je n’oublierai pas mon grand ami Tekilabanda que j’ai toujours connu. Mon ami, je te souhaite la réussite que tu mérites dans la politique. Que Dieu te garde! Et ne L’oublie jamais…
Pour finir, je salue le père Isamu, ex-curé de Rouen, mon ex-larbin Lebergerblanc, devenu curé de Mortagne, puis évêque de Lisieux, et dont l’ascension ne fait que commencer. Je vois en lui un homme très pieux et je regrette de n’avoir que peu communiqué avec lui après son départ pour Mortagne. Et puis frère Raphaël, si vous lisez ces lignes, sachez que je vois en vous le présent et l’avenir du clergé rouennais. N’oubliez pas mes enseignements, mais surtout, soyez naturel dans votre approche de la religion et des paroissiens (vous savez, ces gens qui peuplent de manière inexpliquée les bancs de l’église le dimanche). Dieu vous bénisse mon frère, ne serait-ce que pour m’avoir permis de prendre une retraite sereine.
Entre la fin de cette rédaction et le début de votre lecture, j’aurai longuement prié pour vous, jusqu’à ma mort. Restez donc de dignes enfants de Dieu.
Votre ami
Adremir





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Ces mémoires furent rédigés par Adremir.

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Valeurs de l'Ordre Lescurien

Message par Kaioh le Mar 24 Nov - 15:56

Valeurs de l'Ordre Lescurien


Principes généraux

L'Ordre Lescurien est l'union de sœurs et de frères aux valeurs communes. Ces valeurs doivent être gravées dans l'esprit de tous les membres de l'Ordre. Chacune de leurs actions, de la plus humble à la plus glorieuse, doivent être guidées par ces valeurs.
Le but principal de l'Ordre est la diffusion à l'ensemble de l'humanité de ces valeurs. Tout comportement contraire à elles peuvent amener le coupable à être exclu temporairement ou définitivement de l'Ordre. Gardez-les bien à l'esprit : ce sont elles qui nous guident et qui font de nous des Lescuriens.

Les Valeurs Lescuriennes sont :
  • L'Humilité, qui se subdivise entre l'Égalité la Miséorde
  • L'Enseignement, qui se subdivise entre le Dialogue et la Conversion
  • Le Progrès, qui se subdivise entre la Vigilance et l'Initiative
Première valeur : l'Humilité

Pourquoi l'Humilité?

La gloire terrestre est vaine car temporaire. Au Paradis solaire ou dans les Enfers lunaires, nos gloires terrestres ne seront plus que de vagues souvenirs. À nous de savoir les voir avec le recul nécessaire à la foi Aristotélicienne.

De plus, les gloires terrestres, si elles sont considérées comme une fin en soit, sont cause de péchés :
    -avarice : car celui ou celle qui s'y abandonne tient plus que tout à les garder;
    -gourmandise : car les gloires terrestres sont la mère de l'abandon orgiaque aux plaisirs terrestres;
    -orgueil : car celui ou celle qui s'y abandonne se complaît dans une supériorité artificielle;
    -colère : car les gloires terrestres sont un bien si grand pour certains qu'ils les défendent farouchement;
    -envie : car les gloires terrestres attisent la convoitise de ceux qui s'y abandonnent;
    -luxure : car les gloires terrestres sont causes de grandes tentations, que le pécheur ne refuse pas.
Comment se définit la Vertu d'Humilité?

C'est la Valeur qui pousse le Lescurien à prendre conscience de la véritable gloire : l'amour divin. Cet amour ne peut exister qu'en considérant tous les Enfants de Dieu, non pas en inférieurs, mais en frères et sœurs. L'Humilité ne prend tout son sens que dans l'amitié Aristotélicienne, où chaque individu est considéré comme un semblable, et non un subalterne. Seul celui ou celle qui vit dans la vertu est digne de louanges, pas celui ou celle qui ne vit que par le pouvoir, dans le péché.

Quelles vertus mineures en découlent?

Ce sont les valeurs d'Égalité et de Miséricorde.

L'Égalité est un élément de la valeur d'Humilité, car elle pousse celui ou celle qui la pratique à considérer tous les Enfants de Dieu comme ses égaux. Aucun Enfant de Dieu n'a été fait inférieur à un autre. Certes, certains sont plus forts, plus rapides ou plus riches que les autres, mais ceux qui sont dévalorisés dans un domaine sont capables de grands talents dans d'autres, comme l'a prouvé Oane dans sa réponse à Dieu (voir Livre des Vertus - Tome I : Le mythe Aristotélicien - La Création - Chapitre VII : L'amour).

La Miséricorde est la valeur qui donne à celui ou celle qui la pratique la capacité de respecter tout le monde, même ceux qu'il ou elle a combattu, voire vaincu. "Aime ton ennemi comme ton ami, et Dieu t'aimeras comme tu as aimé."

Comment la pratiquer?

Aumône : par le don de richesses matérielles, par le partage de ses propres ressources, l'inégalité des sociétés humaines se retrouve amoindrie. Le pauvre devient l'égal du riche et peut à son tour faire profiter de ses richesses à d'autres pauvres. Par le partage de biens matériels, c'est toute l'amitié Aristotélicienne qui se répand.

Pratique du pouvoir : le pouvoir est un moyen et non un but. Accepter de nobles fonctions est un grand honneur. N'en vouloir que pour le pouvoir n'est que péché. Le pouvoir ne conduit à la vertu que si il est utilisé à bon escient pour pratiquer la vertu et répandre autour de soi l'amour de Dieu. L'Humilité Lescurienne trouve son application la plus belle lorsque le Lescurien abandonne ses fonctions lorsqu'il ne voit plus comment celles-ci peuvent encore l'aider dans cette sainte mission.

Relations humaines : nous rencontrons quotidiennement d'autres Enfants de Dieu. Ce sont donc, de fait, nos frères et sœurs. À nous de rester conscients de cela en privilégiant la compréhension et le calme à la colère et le mépris. C'est dans l'amitié Aristotélicienne que se trouve la glorification de Dieu.

Parité : que l'on soit fille ou fils de Dieu, nous sommes tous Ses Enfants. Certes, Il nous a fait différents, mais Il ne nous a pas faits inégaux. Nous sommes complémentaires, pour que l'amour humain permette de perpétuer l'amour envers Dieu de génération en génération.

Pardon : parfois, nous avons à combattre soit d'autres enfants de Dieu soit leurs idées pécheresses. À nous de savoir pardonner leurs erreurs pour que la colère et la haine ne prennent pas le pas sur l'amitié et l'amour.

Deuxième valeur : l'Enseignement

Pourquoi l'Enseignement?

Nous sommes tous Aristotéliciens. Notre Dogme nous explique qu'il nous faut vivre dans la vertu pour accéder au Paradis. Mais comment vivre dans la vertu? C'est pour répondre à cette question fondamentale que le Très-Haut a révélé Sa divine parole à Aristote, le prophète, et à Christos, le messie. Cette parole fut transmise de génération en génération par la parole et par divers textes. En mars 1454, le concile Vatican I donna l'occasion à certains compilateurs-traducteurs de notre Église de créer une compilation de ces textes sacrés : le Livre des Vertus. Celui-ci permet à tous ceux qui en prennent connaissance de savoir comment vivre dans la Vvertu. Mais combien d'Enfants de Dieu l'ont lu? La réponse est : trop peu.

Comment se définit la valeur d'Enseignement?

C'est la valeur qui pousse chaque sœur et chaque frère Lescurien à enseigner la parole divine à ceux qui sont ignorants des choses de la vertu. Il s'agit pour chacun de nous de diffuser notre foi à travers les peuples et les générations, pour que la parole de Dieu soit connue de tous. C'est par ce biais, et par lui seul, que ceux qui suivront notre enseignement connaîtront, comprendront et pratiqueront la vertu, et ainsi accéderont au Paradis. Par l'Enseignement, les frères et les sœurs Aristotéliciens accompliront la volonté de Dieu, pour Sa plus grande gloire et pour le bonheur humain dans le Paradis solaire.

Quelles valeurs mineures en découlent?

Ce sont les valeurs de Dialogue et de Conversion.

Le Dialogue se définit comme la valeur qui pousse chaque Lescurien à écouter celui qui est dans l'erreur pour qu'il écoute notre vertueux message en retour. C'est par l'échange et le respect mutuels que nous diffuserons la parole divine. C'est par la compréhension de l'autre que nous comprendrons pourquoi il s'est abandonné dans l'erreur et que nous comprendrons comment abaisser le bouclier de son âme, comment briser ses réticences, comment le convaincre de notre juste foi.

Le but de la vertu de Dialogue est donc la vertu de Conversion. Car écouter celui qui est dans l'erreur n'est pas une fin en soi. Pire : l'écouter pour partager son erreur est un grave péché d'acédie. Le Dialogue ne peut se faire que pour convaincre son prochain de nous suivre dans la voie de la vertu. Comme l'ambition est vertueuse lorsqu'elle sert la foi Aristotélicienne, le Dialogue n'est vertueux que dans l'objectif de la Conversion.

Comment la pratiquer?

Apprendre : c'est en étudiant nous-mêmes que nous raffermirons notre compréhension du message divin. Une foi savante est comme une forteresse imprenable. Une foi privée du savoir est comme un château de paille qui s'effondre au moindre coup de vent. C'est pour cela que notre couvent dispose de nombreux ouvrages, qui ne demandent qu'à être multipliés.

La théologie : l'apprentissage ne se suffit pas à lui-même. Il n'est que la première étape du parcours. Notre savoir brut doit être mis face à la raison. À nous de renforcer notre foi en essayant de la comprendre. À nous de la remettre en cause pour la renforcer. "Pourquoi cela est-il écrit comme ça dans le Livre des Vertus?" devrait être la question que nous nous posions le plus souvent.

La disputatio : certaines personnes sont tellement dans l'erreur qu'elles ont construit tout un raisonnement, presque cohérent, qu'il s'agit d'écouter, afin d'en faire ressortir les incohérences et de prouver au pécheur son erreur. Même si lui n'est pas converti, cela évitera à ceux qui écoutent cet échange théologique de refaire les mêmes erreurs. La différence entre la théologie et de tels raisonnements impies, c'est que nous comprenons, grâce à la révélation divine, la cause et le devenir de toutes choses.

La diffusion : vous avez compris, j'espère, que la valeur Lescurienne d'Enseignement consiste à faire connaître partout où faire se peut les textes sacrés de notre sainte foi Aristotélicienne. À nous de distribuer des exemplaires du Livre des Vertus et des textes qui l'expliquent dans toutes les gargotes, halles, universités... pour que chacun ait accès à la révélation divine.

Le prêche : donner accès aux textes sacrés est important, mais que faire pour ceux qui ne savent pas lire, qui ne veulent pas lire, qui ne comprennent pas, qui veulent en savoir plus, ou qui n'ont tout simplement pas remarqué la présence de ce divin savoir à leur portée? À nous de venir à eux et de leur enseigner de vive voix, calmement, avec clarté et humour, avec compréhension et simplicité tout ce dont ils ont besoin pour le salut de leur âme.

Troisième valeur : le Progrès


Pourquoi le Progrès?

Dieu a créé le monde en perpétuel mouvement : les marées se succèdent, comme les jours succèdent aux nuits et inversement, comme le calme succède à la tempête, et inversement, et surtout comme la mort succède à la vie. Rien n'est immobile. Nous pouvons faire l'effort de ne pas bouger, le sang continue de circuler dans nos veines et le temps continue son œuvre sur notre corps. Il en est de même pour les sociétés humaines, qui ne cessent de changer, de se modifier. Les périodes de crise succèdent à celles d'aisance et, heureusement, inversement.

Comment se définit la valeur de Progrès?

Cette valeur pousse les sœurs et frères Lescuriens à toujours tenter de faire avancer les sociétés humaines et les individus qui les composent. Même en période d'aisance, les sociétés humaines ne peuvent rester renfermées sur elles-mêmes. Les Lescuriens ont pour mission de toujours remettre en cause la situation présente pour que l'avenir n'en soit que meilleur. Il est même nécessaire de se remettre soi-même en cause pour s'améliorer, d'où la valeur d'Humilité.

Quelles valeurs mineures en découlent?

Ce sont les valeurs de Vigilance et d'Initiative.

La Vigilance est la valeur qui pousse les sœurs et les frères Lescuriens à rester toujours conscients des défauts, des défauts de la société dans laquelle ils vivent et des défauts des organisations qui font vivre ces sociétés. À nous de toujours nous montrer perspicaces et critiques sur nous-mêmes et le monde qui nous entoure. Le moindre relâchement dans notre vigilance et c'est la porte ouverte aux crises non-résolues.

Mais que faire lorsque nous prenons conscience d'un problème, qu'il soit individuel ou collectif? C'est là que la valeur d'Initiative prend toute son importance. À nous d'innover, de créer, d'inventer, de trouver des solutions. La solution à un problème n'est pas la même que pour un autre problème. À chaque problème sa solution. À nous de la trouver, par un effort d'imagination.

Comment la pratiquer?

Implication : pour repérer au plus tôt les problèmes auxquels nous serons nécessairement confrontés, il nous faut nous montrer actifs. À nous de faire de nombreux passages dans les halles et gargotes, à Rome, au couvent de Rouen et partout où cela nous semble nécessaire. Plus nous sommes actifs, plus nous serons à même de nous rendre compte des difficultés à venir.

Autocritique : à nous de savoir nous remettre en cause. Sommes-nous assez pieux? Vivons-nous dans la vertu? Respectons-nous les valeurs Lescuriennes? Que devons-nous faire pour nous améliorer? C'est en les prévenant que nous pouvons éviter les crises de notre propre vie. C'est en ne s'abandonnant pas à l'orgueil que nous ne sombrerons pas dans l'acédie.

Analyse : pour avancer dans le Progrès tant individuel que collectif, il nous faut regarder le monde qui nous entoure tout autant dans le détail que dans sa globalité. À nous de comprendre chaque faille, aussi minime soit-elle, de notre vie, pour trouver la solution au problème qu'elle pose.

Proposition : même si on est conscient d'un problème, cela ne sert à rien tant que l'on expose pas une tentative de solution. À nous de révéler à tous quelle crise s'annonce ou a lieu, mais à nous aussi de tenter d'y remédier. Innovons, imaginons, expérimentons. C'est bien plus grave de ne rien faire que de se tromper.





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Présentation des trois voies

Message par Kaioh le Sam 28 Nov - 19:39

Présentation des trois voies



Tous les exemples donnés ici ne le sont que pour vous faire prendre conscience des multiples applications des valeurs de l'Ordre par nos compagnons Aristotéliciens. À vous de bien lire ces valeurs et de vous demander comment les pratiquer au quotidien.

Première voie : tiers-ordre

Description

Nul besoin d'être curé, évêque ou cardinal pour être Lescurien. Le fait que nous soyons un Ordre religieux ne veut pas dire que nous sommes un Ordre de religieux. Nombre de nos compagnons Lescuriens sont des laïcs.

Ils peuvent être des politiciens, des juristes, des artistes, des militaires, des marins, des commerçants, des artisans, des vagabonds, des paysans, des diplomates... et j'en oublie certainement.

Tous ceux-là sont réunis au sein du tiers-ordre.

Exemples de travail du tiers-ordre

Politique : les compagnons politiciens s'efforcent d'atteindre des fonctions politiques variées et importantes, afin de mettre en pratique les valeurs Lescuriennes dans la gestion d'une mairie ou d'un Comté/Duché. Pour ce faire, ils réunissent les Lescuriens, et plus généralement les Aristotéliciens, de leur ville ou de leur Comté/Duché afin de s'assurer du plus grand nombre de votes possible. Ils définissent, avec les autres compagnons de l'Ordre, un programme visant à la prospérité de la ville ou du Comté/Duché et respectant les valeurs Lescuriennes. Quel que soient les circonstances et les résultats des élections, ils se doivent de toujours se comporter selon les valeurs Lescuriennes. Les compagnons Lescuriens doivent toujours être des modèles moraux pour leurs contemporains.

Législatif : les compagnons légistes s'efforcent de pratiquer l'art du Droit dans le respect des valeurs Lescuriennes. L'Égalité de traitement entre tous les accusés, la défense des innocents, en particulier s'ils sont Aristotéliciens, l'Humilité dans la pratique de leur charge, l'Enseignement du Droit afin que personne ne soit lésé par un article obscur... sont des comportements attendus de la part des compagnons légistes. Si possible, ils doivent s'efforcer d'influer sur les votes de leur Comté/Duché afin que les lois votées respectent les valeurs Lescuriennes.

Artistes : l'Enseignement doit être une de leurs premières préoccupations. Chacune de leurs oeuvres sont autant de moyens de diffuser la foi Aristotélicienne et les valeurs de l'Ordre. Donner à tous le goût d'apprendre et d'enseigner à son tour, faire preuve d'Humilité pour prêcher par l'exemple, se montrer critique vis-à-vis de dirigeants immoraux, voire hérétiques... sont autant de moyens de sublimer son art en lui donnant un sens et un but. Quelle plus belle mission que de faire aimer Dieu par les arts?

Militaires : contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est un des domaines où les valeurs Lescuriennes prennent le plus d'importance. La valeur d'Égalité est fondamentale dans les relations hiérarchiques strictes d'une armée. En traitant ses soldats non comme des subalternes, mais comme des compagnons de lutte, on gagne leur estime. Par le Dialogue, on leur explique le pourquoi des décisions. Une décision comprise est mieux appliquée qu'une décision imposée. Autre exemple (mais il pourrait y en avoir plein d'autres) : la valeur de Miséricorde pousse le compagnon militaire à laisser en vie les gens qu'il combat. Moins on est soi-même violent, moins nos adversaires le sont. C'est en prêchant par l'exemple que nous touchons les âmes que nous côtoyons.

Commerce : qui n'a jamais eu l'envie de gagner un maximum d'argent, au détriment des autres? Qui n'a jamais eu envie de sous-payer un employé pour économiser quelques écus? Qui n'a jamais eu envie de vendre plus cher ses marchandises pour gagner encore plus? Mais regardons quelles sont les conséquences de tels actes : plus certains y gagnent, plus la majorité y perd. C'est en pratiquant de justes prix et en offrant de justes salaires que les autres y gagnent. Ainsi, il peuvent acheter encore plus de marchandises. C'est comme cela que tous le monde y gagne : en favorisant les défavorisés et en défavorisant les favorisés.

À vous de trouver de nombreux autres moyens de diffuser les valeurs Lescuriennes dans la société laïque, et de développer celles-ci. Ce sont nos efforts qui feront la société de demain.

Deuxième voie : le clergé régulier

Description

Le clergé régulier regroupe l'ensemble des moines de notre Ordre. Ils vivent dans des monastères, formant des communautés d'une vingtaine de personnes. Relativement coupés du reste du monde, les moines et nonnes ont pour seule autorité l'abbé, qu'ils élisent, qui décide seul qui est autorisé à entrer dans la communauté monastique.

Leurs monastères constituent de véritables petits villages, à l'extérieur des villes, où ils disposent d'une chapelle (équivalent de l'église dans un village), d'un réfectoire (équivalent des tavernes), du bureau de l'abbé (équivalent de la mairie).

La différence est que leur travail et leur consommation sont collectifs. Leurs champs et la transformation de ces ressources sont communs à tous les moines/nonnes.

Deux applications possibles

In Gratibus

In Gratibus, il existe quelques rares monastères dispersés à travers le monde des Royaumes Renaissants. Il est possible de les intégrer et d'évoluer différemment que les autres personnages qui vivent dans les villages et capitales. Cependant la vie y est souvent rude, les conditions difficiles et le travail épuisant. Mais ne trouve-t-on pas bonheur dans le labeur?

Res Parendo

L'Ordre Lescurien est à la tête de deux monastères : le couvent d'Alençon et l'abbaye du Mont Saint Michel.

Le couvent d'Alençon est actuellement dirigé par l'archiviste Kaioh, ce qui indique bien la vocation de ce couvent : produire des ouvrages à entreposer dans la bibliothèque du couvent Lescurien de Rouen. Ainsi, ce couvent a pour vocation de créer et compléter la plus grande bibliothèque des Royaumes Renaissants, tâche rude mais ô combien satisfaisante.
Rigueur, patience et volonté sont trois qualités recommandées et autant dire indispensables pour aller au bout de cette tâche sans fin et inatteignable, mais qui implique de tendre vers. Ainsi, des copistes de toutes sortes sont recherchés pour remplir les différents rayons de la bibliothèque Lescurienne, ou bien des graphistes pour faire enluminures et iconographies afin d'embellir les ouvrages et faciliter l'Enseignement par l'attractivité de ceux-ci ou du contenu en général.

L'abbaye du Mont Saint Michel se situe près d'Avranches, se situant sur une île près de la côté et atteignable à pied lors des marées basses, tandis qu'elle est totalement entourée par la mer aux marées hautes. Cette abbaye assied encore davantage la prédominance Lescurienne en Normandie.
Elle abrite les reliques de l'archange Saint Michel et accueille les pélerins désirant se recueillir et se ressourcer. Sa position en fait un lieu de paix idéal pour accueillir pourparlers et débats en toute sérénité.

Troisième voie : clergé séculier

Description

C'est généralement à cette voie que l'on pense lorsque l'on parle d'Ordres religieux. Cela concerne tous ceux qui ont une charge dans l'Église Aristotélicienne, mis à part le clergé régulier et les Ordres militaires (Templiers, Teutoniques, Hospitaliers...).

On y trouve donc des diacres, diaconesses, vicaires, archidiacres, archidiaconesses, curés, abbesses, chanoines, évêques, archevêques, Cardinaux et Pape. Quelle que soit l'importance de leur charge, tous ont pour but de veiller sur la foi de leurs fidèles et de les guider dans la voie de la vertu.

Les diacres, diaconesses, curés et abbesses officient dans une paroisse (une ville). Ils assurent la messe deux fois par semaine et administrent les sacrements (baptême, mariage, confession et enterrement). Les diacres et diaconesses sont des laïcs : ils peuvent se marier, passer à l'acte de chair, ne peuvent porter d'armes et doivent seconder le curé ou l'abbesse s'il y a. Les vicaires, curés et abbesses sont des prêtres : ils sont ordonnés et ont fait voeux de chasteté. Les curés et abbesses sont des érudits voie de l'Église et font des messes In Gratibus

Les évêques et archevêques administrent un diocèse ou un archidiocèse. La seule différence entre un évêque (qui administre un diocèse) et un archevêque (qui administre un archidiocèse), c'est que la capitale de l'archidiocèse a une plus grande valeur historique que celle du diocèse. C'est donc une différence uniquement honorifique.

Les évêques et archevêques nomment les curés et les diacres des paroisses de leur diocèse ou archidiocèse. Pour ce faire, ils ont le monopole du sacrement de l'ordination, qui fait d'un laïc un(e) prêtre(sse). Ils nomment également les chanoines qui constituent le conseil diocésain. Chaque chanoine a un rôle précis, comme les rapports avec les curés ou la gestion des finances du diocèse. L'archidiacre ou l'archidiaconesse seconde l'évêque ou l'archevêque pour l'aspect cérémoniel de sa charge.

Certains archevêques sont métropolitains, alors que les autres archevêques et les évêques sont suffragants. Un métropolitain, en plus de l'administration de son diocèse, dirige une province, qui regroupe plusieurs diocèses, dont le sien.

Objectifs

Prêche : l'objectif fondamental de notre Ordre est de développer la foi Aristotélicienne partout où nous le pouvons. Les charges ecclésiastiques séculières (bref, les fonctions du clergé séculier) sont un excellent moyen de développer notre foi. Cela peut se faire par les messes, les sacrements (surtout le baptême et le mariage), les discussions en taverne, dans les halles et gargotes, dans les forums annexes... À nous de nous montrer actifs, mais surtout vertueux, pour que notre exemple fasse des adeptes.

Formation : l'Église manque cruellement de clercs. À nous de convaincre les fidèles les plus actifs de se lancer dans la vie cléricale. C'est pour cette raison qu'a été instauré le séminaire Lescurien, afin de former ceux qui le souhaitent à leurs futures fonctions ecclésiastiques. Plus nous formerons de clercs Lescuriens, plus ceux-ci convertiront de gens.

Provinces Lescuriennes : Pour pouvoir nous montrer efficaces dans tous les objectifs que nous nous sommes fixés, il nous faut un Ordre fort, de nombreux frères et soeurs. Pour ce faire, nous devons nous efforcer de placer un maximum de clercs dans les provinces que nous voulons contrôler. Cela pour une raison très simple : les gens viennent le plus souvent dans l'Ordre de celui ou celle qui l'a converti. Ainsi, plus nous aurons de clercs Lescuriens, plus ceux-ci recruteront et plus il y aura de monde pour prêcher nos valeurs et la foi Aristotélicienne. Dans cette optique, avoir une majorité de Lescuriens dans une province ou, en tout cas, un diocèse, nous permet d'en faire de véritable zones de recrutement.





Ce document a été réalisé par Pouyss et Kaioh.

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Re: Ordre Lescurien

Message par Peccatore le Jeu 13 Déc - 11:25

Mémoires de Frère Aluthor, 3e Recteur Lescurien


Le commencement.

Je suis né à Montmirail, un village tranquille mais charme, sans activité. A cette époque je souhaitais découvrir d'autres horizons plutôt que de demeurer dans une ville qui ne me convenait. Ainsi après avoir consulté une carte, je pris la direction de la Bretagne, destination Vannes. Là-bas, je fis la connaissance de nombreuses personnes: Marquise66, Proserpine, Sabotin, Orathor, Kante, Pouyss. J'en oublie certainement, pardonnez-moi mes amis. Une fois installé, mon humeur était plus joyeuse, j'avais repris goût à la vie. Les soirées en taverne étaient nombreuses, sans doute un peu trop. Un jour de marché, un évêque m'approcha et me parla de son projet de créer un ordre religieux basé sur les valeurs de l'humilité, l'enseignement et le progrès. Voilà un beau et ambitieux projet. Je lui demandais en quoi cela pouvait bien me concerner du fait de mon statut de laïc. Celui-ci me rétorqua que les laïcs doivent avoir la même place que les clercs dans un ordre religieux, que leur rôle est tout aussi important. J'acceptais de lui prêter main forte: vous aurez compris que je parlais de Feu Pouyss. A cette même période, je découvrais les joies de l'amour avec Marquise66, qui d'ailleurs me rejoignit à l'Ordre lescurien. Mais alors que le cardinal Pouyss s'apprêtait à célébrer la cérémonie le jour-J, celle-ci ne vint jamais. Première déception intime. Proserpine avait réussi à conquérir mon coeur quelques temps après ce triste épisode et nous décidions de quitter la Bretagne pour le Maine. Une fois de plus à quelques jours du mariage, cette dernière quitta le village où nous étions installés. Cette fois-ci, je me résignais à penser que le mariage n'était pas pour moi.

L'Ordre lescurien.

L'ordre fondé, il ne restait plus qu'à le développer, la partie la plus difficile. SE Pouyss recteur, j'étais chargé de développer le tiers-ordre c'est-à-dire la vie laïque au sein de la communauté lescurienne. La tâche fut énorme, les résultats contrastés. Quoiqu'il en soit, la volonté de bien faire était présente. La création du cabinet juridique ne portera pas ses fruits, à l'inverse, nous serons l'ordre religieux qui comptera le plus de laïcs. L'ordre lescurien est également le lieu où j'ai fait d'admirables rencontres: Morgan de Sauvigny, Gillos, Cédric de Flandres, Kaioh, Jandeboheme, Lexartey, Lodovicus, Adrémir. Toutes ces personnes sont formidables, elles composent ma famille. Leur ai-je dit?: peut être pas. Chacun a sa personnalité, ses qualités, ses défauts. Mais ensemble nous formons la grande famille lescurienne. Après la démission de Morgan au rectorat de l'ordre, j'ai été élu recteur à mon tour. Un honneur pour moi, mais également pour les lescuriens qui venaient de mettre en place le tout premier recteur laïc d'un ordre religieux. Une polémique est apparue. La Curie débat actuellement pour que dorénavant les recteurs des ordres religieux soient prêtres et non plus de "pieux aristotéliciens". Même plusieurs années après ma mort, mon nom devrait toujours subsister. Quant à mon rectorat, j'essaie aujourd'hui de faire en sorte que les lescuriens prennent les décisions, débattent de leur propre initiative. En réalité je fais du recteur un rôle d'arbitre, rien de plus. Quant à mes prédécesseurs, Pouyss se contentait d'un simple contrôle, Morgan était le décisionnaire. Je pense être un mélange de ces deux recteurs, un simple arbitre. Je ne sais pas quand mon mandat prendra fin, j'espère simplement qu'il se terminera par une bonne note.

L'OCF

Voilà un épisode intéressant et peu commun. Un ordre qui espère devenir un OMR demande une collaboration entre les lescuriens et eux-mêmes. Sans doute pensent-ils prouver ainsi leur loyauté envers l'Eglise et obtenir leur reconnaissance. Après quelques entretiens avec le Grand Maistre Lérina, nous avons accepté et conclu à la création du bouclier lescurien qui devait assurer la défense des lescuriens par l'OCF. Pour solidifier notre alliance, je suis parti dans leur ordre tout en restant lescurien. L'OCF était jeune, immature, mais volontaire. Cependant la mort de Lérina au sein des In Tenebris mettra fin à cette collaboration, le nouveau Grand Maistre Thorin_ll préférant gagner la reconnaissance de façon différente. Mon élection à la fonction de recteur m'obligea à quitter l'OCF. Je suis triste de la disparition de Lérina, c'était une femme pieuse et remplie d'amour. Quant à Thorin_ll seul l'avenir nous dira où il dirigera l'OCF. Pour finir, je souhaiterai me confesser par écrit et je pris celui qui découvrira cette lettre de me pardonner. Lérina et moi avons eu une aventure; cette dernière ayant mis au monde deux enfants a été contrainte de les cacher pour les protéger. Nous les avons envoyés en Ecosse où nous espérons qu'ils grandiront heureux: JackDaniel's et Ossian.


Ce document a été réalisé par Peccatore en juillet 1459.
Texte écrit par Frère Aluthor en 1455.
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