Résumé du tome I du Livre des Vertus (par Pouyss)

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Résumé du tome I du Livre des Vertus (par Pouyss)

Message par lexartey le Ven 27 Avr - 7:18

Résumé du tome I du Livre des Vertus


I La Création


Au commencement, il n'y avait que Dieu. Et Dieu était composé de Néant, c'est-à-dire de l'absence d'existence. Dieu pensa et un point minuscule apparut, que Dieu appela "Univers". A partir de ce moment-là, il n'y avait plus de Néant, mais le vide et le non-vide, car même le vide existe. Et ce point, Dieu le fit exploser en une myriade d'étoiles, qui vinrent peupler le vide. Ensuite, Dieu créa les deux mouvements: les choses lourdes iraient vers le bas et les choses légères vers le haut. Il disposa les quatre éléments suivant l'ordre de leur pesanteur: la terre au centre, recouverte de l'eau, elle-même recouverte par l'air, le tout recouvert par le feu. Dieu appela le tout "Monde".

Mais le monde était imparfait, car inconscient de sa propre existence. Alors, Dieu créa l'esprit, qu'Il dota des capacités de choisir et de ressentir, et le combina à la matière. Il appela le tout "Vie". Dieu voulait que la vie l'aime et qu'Il l'aime en retour. Pour cela, elle devait tendre vers Lui. Pour cela, Il créa le troisième mouvement: l'esprit tendrait vers Dieu. Et, pour aider la vie à se développer, Il la divisa en deux principes complémentaires: le masculin et le féminin. Ainsi, la vie se perpétuerait par la procréation. Et elle se créa de multiples formes.

Un groupe de créatures décida de parcourir le monde, afin de découvrir les multiples formes que prenait la vie, tant animale que végétale. Ainsi, ils virent que chacune avait un talent qui la rendait unique: la nombreuse progéniture de la vache, la laine du mouton, la longévité sans égal du chêne, la force du cochon... Et chacun se considérait comme le préféré de Dieu, car il se croyait avantagé par Lui. Et le petit groupe douta, car il était le seul à ne pas se trouver de talent.

Alors, Dieu convoqua l'ensemble des créatures composant la vie. Et Il leur posa une unique question: quel sens avait-Il donné à la vie? Seules deux créatures eurent une réponse à apporter. La première affirma que la vie était une lutte où le fort devait dominer le faible. La seconde était un membre du petit groupe qui doutait. C'était un homme. Il s'appelait Oane. Pour lui, le sens de la vie était l'amour que Dieu portait à Ses créatures et que celles-ci Lui devaient en retour. C'était ça le talent des humains: l'amour.

La première créature fut condamnée à ne jamais porter de nom, à prendre la forme d'une ombre, et à prouver ses dires en tentant de détourner les humains de l'amour. Ces derniers devinrent les enfants de Dieu. Leur esprit devint âme: dorénavant le seul esprit à tendre vers Lui. Il soumit les animaux au travail humain, pour que ces derniers se nourrissent d'eux. Il permit aux humains de partager entre eux l'amour qu'ils avaient. Enfin, il créa le soleil et la lune, qui se succèdent depuis afin de découper le temps en jours.

II La Pré-Histoire

Dieu laissa les humains vivre sans qu'Il n'intervienne. Il laissa aussi la créature sans nom les tenter, afin qu'elle prouve la véracité de sa réponse. Oane guida son peuple à travers le monde pour y trouver un lieu propice à l'installation de leur ville. Au bout de plusieurs années, il trouva enfin ce qu'il cherchait, mais mourut alors. En rendant son dernier souffle, il leur dit qu'il ne craignait pas la mort, car ce n'était qu'un trajet pour rejoindre Dieu. Mais les habitants ne le comprirent pas. Ils donnèrent cependant à leur ville le nom d'Oane: Oanylone.

Le travail les éloigna de l'acédie. Ils apprirent peu à peu à profiter des mille richesses de la nature pour améliorer leur quotidien. Ils cultivèrent le blé pour en faire du pain, cultivèrent le maïs et les légumes, récoltèrent les fruits, pêchèrent du poisson, élevèrent des vaches, des cochons et des moutons, prélevèrent du bois, de la pierre et du fer pour en faire des outils... Dieu les récompensait par de petits miracles quotidiens. Et, chaque dimanche, tous se réunissaient pour se recueillir sur la tombe d'Oane.

Leur vie se fit plus douce et facile. Ainsi, ils développèrent les alcools, les arts, les sciences et l'écriture. Mais la créature sans nom attendait patiemment l'heure de sa vengeance. Et les humains la lui donnèrent, car ils répugnèrent de plus en plus à travailler, s'abandonnèrent peu à peu à la paresse. Leur amour envers Dieu se remplaça par leur goût des choses matérielles. Ils négligèrent leur recueillement sur la tombe d'Oane. Et, comme ils n'avaient aucun clerc pour les guider, personne ne leur rappela leurs devoirs devant le Créateur.

Inconsciemment, les humains s'étaient abandonnés au péché d'acédie. Et celui-ci amena aux autres. Certains péchèrent par gourmandise en mangeant plus que de raison. Cela engendra le péché d'avarice, car il n'y avait plus assez à partager et aucun ne voulait plus le faire. Ceux qui possédait devinrent orgueilleux et méprisèrent les autres, qui s'abandonnèrent à la colère et se lancèrent dans une orgie de destruction. Enfin, la violence s'accompagna de la luxure et la débauche compléta ce bien triste tableau. Et, à chaque fois, la créature sans nom les encourageait.

La foi ne régnait plus sur Oanylone. La créature sans nom, tentation du péché, avait pris sa place. Elle alla sur la tombe d'Oane, déterra son cadavre et dansa pour fêter sa victoire. Puis, elle récupéra tout ce qui se faisait de plus précieux et s'en forgea une couronne. Mais Dieu apparut aux humains. Il leur dit que, puisqu'ils s'étaient détournés de Lui, Il leur jugerait leur âme à leur mort. Les vertueux iraient dans le Paradis solaire et les pécheurs dans l'Enfer lunaire. Il ajouta qu'il détruirai Oanylone sept jours plus tard.

Alors, la population de la ville décida de fuir. Mais deux groupes restèrent. L'un était composé de sept vertueux qui, accompagnés de leurs fidèles, prêchèrent la repentance et la vertu. Sept autres, choisis par la créature sans nom et accompagnés de leurs propres serviteurs, incarnèrent les péchés et leur vouèrent le reste de leur vie. Lorsque la ville fut détruite par Dieu, Il éleva les premiers dans le Paradis solaire et en fit des archanges. Quant aux autres, Il les envoya dans l'Enfer lunaire, où ils furent changés en princes-démons.

Les fuyards n'eurent plus le coeur assez pur pour comprendre la décision divine de les punir. Ils s'éparpillèrent partout dans le monde et y créèrent des royaumes. Ils leur donnèrent des monnaies faites d'or, les dotèrent de lois et de règlements, se choisirent des chefs pour les diriger, commercèrent mais aussi guerroyèrent les uns contre les autres. Alors, Dieu leur fit un geste pour leur apprendre à s'apprécier mutuellement. Il divisa leur langage unique en plusieurs langues diverses. Ainsi, pour se comprendre, ils fallut apprennent à se connaître.

Parmi les humains, un groupe se forma, qui chercha à comprendre la vérité divine. Mais leur ignorance de Dieu fut telle qu'ils se créèrent de multiples divinités élémentales et naturelles, se voilant ainsi la face de la vérité divine. Ces prêtres païens se créèrent des temples, où ils sacrifièrent des animaux pour honorer leurs faux dieux. Mais il n'y eut pas d'amour envers ces dieux, juste de la peur. Et le vide au fond de leur âme restait béant. alors, Dieu choisit un jeune homme de Stagire, nommé Aristote, pour lui révéler Sa parole.

III L'Eclipse

Saint Sypous se baladait tranquillement avec son chien au milieux de champs lorsqu'il vit la lune se détacher clairement dans le ciel. Puis, l'astre de nuit vint se placer devant celui de jour et l'obscurité se fit en pleine journée. Alors, la lune se teinta de couleurs mouvantes. Une arche de lumière en partit pour venir s'abattre à ses pieds, formant un pont entre les Enfers et la terre. Ce chemin était constitué de six rayons de couleur accolés, fusionnant à chaque extrémité en une fontaine de lumière blanche. Le chien gronda, mais saint Sypous décida d'y monter.

Une fois arrivé à destination, après un chemin long et difficile, saint Sypous se retrouva au coeur d'une dense brume blanchâtre et étouffante. Il fut vite entouré de créatures immondes, aux formes androgynes. La plus grande d'entre elles lui déclara être Asmodée, prince de la Luxure. Puis, le saint homme poursuivit son chemin pour arriver dans une grotte titanesque. La pierre rouge était uniquement éclairée par la lumière se dégageant d'un lac turquoise. Les damnés qui s'y trouvaient peinant à se mouvoir et un monstre gigantesque lui apprit qu'il était Belial, le prince de l'Orgueil.

Sypous continua sa route et arriva dans un lieu où il pouvait voir mille richesses tentantes. Mais, à chaque fois qu'un damné tentait de s'en approprier une part, il éprouvait une douleur intense. Une créature ailée au teint d'améthyste lui expliqua qu'elle était Satan, le prince de l'Envie. La suite mena le saint dans une vaste plaine couleur de sang où des gens s'entre-tuaient. De la mêlée sortit un immense taureaux, qui lui expliqua qu'il se nommait Léviathan et qu'il était prince de la Colère.

Une ouverture dans le sol mena dans un réseau de grottes remplis de créatures visqueuses que des damnés bouffis dévoraient. Un long lombric sortit d'une des parois et se présenta sous le nom d'Azazel, prince de la Gourmandise. Un tunnel arriva au sommet d'une colonne de terre entourée d'un gouffre d'où sortaient des pylônes de bois, où étaient juchés des damnés luttant pour ne pas tomber, malgré les pièces d'or qui tombaient de leurs bras.. Une gigantesque araignée d'or du nom de Belzébuth affirma être le prince de l'Avarice.

Puis, saint Sypous arriva au pied d'un immense pic de pierre, qui menait jusqu'au soleil. Il escalada, accompagné de nombreux damnés. Ces derniers abandonnèrent tous plus ou moins haut, pour aller s'écraser en contrebas. Mais le saint atteignit une corniche où il rencontra un vieil homme squelettique à la barbe hirsute: il s'agissait de Lucifer, le prince de l'Acédie. Puis il arriva jusqu'au sommet grâce à une bien étrange machine, qui se déplaçait verticalement en appuyant sur des formes étranges où étaient écrits le nom de chaque étage.

Celui qui conduisait cette machine était un ange qui se faisait appeler "le passeur". son rôle était d'accompagner ceux qui n'avaient pas encore fait "le choix". Interloqué, Sypous sortit de la machine pour se retrouver sur une autre corniche, où vinrent le rejoindre les sept archanges: Michel, saint patron de la Justice, Georges, de l'Amitié, Gabriel, de la Tempérance, Miguaël, du Don de soi, Galadrielle, de la Conservation, Sylphaël, du Plaisir, et Raphaëlle, de la Conviction. Et ils le menèrent jusqu'au Paradis solaire.

Juché sur le dos de saint Michel et entouré des six autres archanges, Sypous traversa le ciel jusqu'au soleil. Il se jura de toujours vivre dans la Vertu pour ne pas aller en Enfer et accéder au Paradis. De gigantesques flammes bondissaient tout autour d'eux, mais elles finirent par s'ouvrir pour les laisser accéder au Paradis. Les lieux étaient idylliques. Tout n'était que calme et rayonnait de joie. Les enfants jouaient innocemment, en riant. Autour d'une fontaine, il vit Christos et Aristote en train de discuter. Ceux-ci lui donnèrent le bonjour, mais furent interrompus par une voix.

C'était celle de Dieu Lui-même, qui demandait ce qu'il avait retenu de ses périples. Il répondit que chaque humain était jugé à sa mort, suivant les vertus et les péchés qu'il avait pratiqué au long de sa vie. Puis, Dieu lui posa la question: Sypous préférait-il être jugé tout de suite, et ainsi finir en Enfer ou au Paradis, ou avoir droit à la résurrection pour avoir une nouvelle chance de prouver sa foi? Il choisit la résurrection et se réveilla dans son lit, entouré de ses amis. Mais lui seul garderait la mémoire de ce périple.

IV La Fin des Temps

Saint Ysupso d'Alexandrie rêva qu'il arriva au Paradis et qu'il contempla de nombreux anges: tous les humains qui avaient atteint cet état par leur sainte vie. Il vit notamment les plus grands d'entre eux: les sept archanges. Alors, Dieu lui parla, et lui montra dans une flaque d'eau un beau pays. Les gens vivaient une vie paisible où les adultes travaillaient pour vivre, où les enfants jouaient, où les animaux paissaient. Le village était entouré de murailles, dans lesquelles les marchandises s'échangeaient, les tavernes s'animaient et les paroissiens allaient à la messe.

Mais le ciel se couvrit et la pluie tomba si drue pendant trois jours et trois nuits qu'elle en détruisit les récoltes. Elle se changea en neige puis en grêle, accompagnée de terribles bourrasques, sous un ciel d'encre. Alors, les gens se rendirent au château, où le duc s'efforça de les apaiser. Mais la terre trembla et la tour du château écrasa le seigneur temporel. Les maisons et les murailles s'écroulèrent à leur tour et tous les survivants se ruèrent vers l'église pour sauver leurs vies. Là, le curé les exhorta à se repentir de leurs péchés.

Mais il était trop tard pour cela. Une terrible tornade investit le saint bâtiment en brisant ses lourdes portes. Un enfant vit une gigantesque poutre lui tomber dessus. Le curé tenta de le sauver mais mourut écrasé à sa place. Alors, la terrible tempête vint à bout de l'église et la fit s'effondrer, les quelques survivants s'enfuyant en hurlant. Et c'est alors qu'arriva la dernière calamité. Le ciel s'embrasa en une gigantesque bourrasque de flammes et les dévora jusqu'au dernier en un choeur de souffrances.

Saint Ysupso était horrifié de voir le monde ainsi détruit par les quatre éléments qu'étaient l'eau, la terre, le vent et le feu. Alors, il vit une véritable marée d'humains s'envoler dans le ciel, alors que la terre conclut son existence en une gigantesque explosion. Les humains se placèrent ensuite en file le long des étoiles, attendant l'heure de leur jugement, pendant que les anges et les démons les attendaient. Alors, Dieu expliqua que, bien que nous soyons jugés à l'heure de notre mort, tout ce qui resterait de l'humanité pourrait subir ces événements si le péché l'emportait sur la vertu.

Et le Créateur expliqua au saint que la Fin des Temps pouvait être évitée. Il fallait pour cela que nous maintenions et développions la vertu, que nous ne nous abandonnions pas au péché. La Fin des Temps ne serait que l'accomplissement de la victoire de la créature sans nom et la défaite de l'humanité. Ainsi, nous sommes jugés à la fois collectivement et individuellement. L'Enfer est la condamnation individuelle et la Fin des Temps la condamnation collective. A nous de vivre dans la vertu et de combattre le péché pour remporter ces deux victoires.
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